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Le 30 juillet 2057 : Nanorévolution

Ce qui à rendu possible ce qu’on nomme couramment la seconde révolution informatique, que d’autres appellent la quatrième révolution industrielle, ce sont les nanoT. Sous ce mot se cachent l’ensemble des développements issus de la miniaturisation à l’échelle atomique de tout ce que l’homme sait faire. Les nanoT ont été un nouvel Eldorado pour les industriels, notamment dans le domaine de l’informatique.

Les nanoT ont permit à la loi de Moore de rester vraie (loi qui dit que les capacités des ordinateurs doublent tous les 18 mois), alors la miniaturisation pré-nanoT arrivait ses limites. Si on continuait à réduire la finesse des circuits électroniques des micro-processeurs, on voyait apparaître un grand nombre d’erreurs dans le traitement des informations. En effet, à des tailles inférieures de 70 à 80 nanomètres, les électrons sautaient d’eux-mêmes d’un circuit à un autre… D’où ces erreurs. Autre problème à laquelle l'humanité se heurtait à cette époque : il avait fallu une dizaine d’années, entre 1985 et 1996, pour générer un volume d’informations équivalent à l’ensemble de l’histoire de l’Humanité. Et les choses ne cessaient de s’accélérer. Pour ne rien perdre de notre histoire, devions-nous envisager des villes de disques durs ?

Chacune de ses limitations, et bien d'autres dans d'autres domaines, trouvèrent une solution dans les NanoT. L’ordinateur nanoT se mit à travailler à la vitesse de la lumière, les informations électron par électron. Il se réduisit au seul écran… Ainsi, tenons-nous aujourd’hui, au creux de la main, l’Encyclopedia Universalis, La Britannica, la bibliothèque du Congrès et celle du Vatican et le musée du Louvre dans des mémoires nanoT de la taille d’un dé à coudre… Prochaine étape, l’homme amélioré avec son ordinateur sera dans la tête ?
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Le 23 juillet 2057 : Leçon de l’Histoire

Il y a 150 ans, l’affaire Dreyfus. Que reste-t-il de cette dégradation dont ne nous sont parvenus que de vagues documents photographiques ? Que reste-t-il de ces douze années de bagne indues ? Que reste-t-il d'une certaine lettre ouverte qui commençait par "J'accuse..." ?

On célèbre le retour en grâce de cet officier, de l'honneur retrouvé de la France. Quel bilan tirer de l'antisémitisme au milieu du XXIe siècle ? Certains le voyaient spirituel ou pas... d'autres ne l'envisageaient qu'entre les mains des femmes. En effet, les femmes président au destin d’un nombre toujours grandissant d’institutions et d’entreprises. Mais le XXIe siècle n'est pas spirituel pas plus qu'il n'a su tuer ses vieux fantôme racistes.

Les tentatives d'apaisement ne manque pas. L'Eglise Catholique a replacé les Juifs et le judaïsme à leur juste place : pères des croyants dans l'ordre de la Révélation. La République s'est donné les moyens législatifs de réprimer les comportements. L'Histoire rappelle que le fantasme du Juif riche est la conséquence de l’interdiction faite aux chrétiens de la pratique de l'usure, et fondement du système bancaire contemporain. En contre partie, le juif a servi de fusible et d’exutoire à nos peurs conjoncturelles.

L’affaire Dreyfus en est un vibrant exemple : On condamne l’individu au nom d’un groupe. Sur ce groupe se focalise les peurs de la société qui refuse de faire face à certaines vérités. Dreyfus paye le traumatisme de la guerre de 1870 et les incertitudes qui mèneront à la Grande Guerre.

Aujourd’hui, que ne voulons nous pas voir quand la fièvre antisémite remonte dans nos villes ? Pourquoi cette alternance de fièvres racistes : un coup d’antisémitisme… un coup d’islamophobie ? De quoi avons nous peur, aujourd’hui ?
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