Les projets autour de FuturHebdo bougent...
06/07/2059 : L’Albion assiégée - -
05/01/2059 : Opinion étrangère... -
15/09/2058 : 36600 communes et moi, et moi, et moi…
Le 18 février 2058 : Protection individuelle

L’Europe célèbre le 25e anniversaire de l'EEDPC (European Electronic Data Protection Council). Cette institution indépendante, souvent décriée, est née de la fusion de la CNIL française avec ses consœurs européennes.
La seule victoire de l’EEDPC (prononcez l’eed-PC) qui fasse l’unanimité est la promotion, tout d’abord au niveau européen vite suivie d’une adoption au niveau mondial, des législations en faveur des adresses électroniques dites PEMA (Private Electronique Mail Address). Ces textes étendent les protections liées à la propriété privée d’un individu à toute adresse électronique déclarée comme privée, d'où la PEMA. Cette propriété privée impliquant le respect de la vie privée, l’ensemble des activités électroniques d’un individu tomba sous la protection de textes fermement protecteurs des libertés individuelles. Cette évolution est en opposition totale avec la tendance du début du XXIe siècle, moment où l’on vit, aux USA puis en Europe, la mise en place de textes très restrictifs des libertés individuelles au nom de la protection de la communauté et de l’Etat.
Les évolutions de société de ces dernières décennies rendirent indispensable la protection des activités électroniques de tout individu. La première de ces évolutions fut le vote électronique. Il ne fut accepté par les électeurs qu’au prix de la création et de la protection de l’individu électronique. Une autre évolution fut l’abandon de l’adresse postale physique au profit d’une existence uniquement électronique. Cette évolution faisant suite à la dématérialisation de l’administration.
C’est ainsi que l’EEDPC milita pour la création des PEMA, seule réponse objective aux évolutions des sociétés et des Etats. Les opposants furent nombreux. Parmi eux, les marchands électroniques qui se voyaient infligés de lourdes amendes en cas de violations de la vie privée électronique. D’autres opposants furent les partis politiques conservateurs, pour qui de telles protections signaient la mise à mort d’une image idéale de l’Etat.
Le 14 janvier 2058 : L’Europe transatlantique

« Le fossé atlantique n’est pas plus difficile à combler, aujourd’hui, que le fut, en son temps, le Détroit du Bosphore au moment de l’intégration de la Turquie » déclare avec confiance le Premier ministre québécois. Ces propos ne sont guère appréciés de l’autre côté du Bosphore, ceux-ci laissant entendre que la différence culturelle entre la Turquie et le reste de l’Europe était un écueil plus insurmontable que ne l’est l’actuelle distance géographique entre la Communauté Européenne et le nouveau postulant.
Cette nouvelle demande fait suite à de nombreuses modifications géopolitiques au cours de ces dernières décennies. Elle laisse surtout apparaître que le monde est, plus que jamais, en mouvement, fébrile diront certains. On se rappellera le mini séisme que fût l’intégration de la Wallonie à la France en tant que symbolique 100e département. Le rééquilibrage économique qui s’en suivi se fit, à terme, au détriment de la Flandre séparatiste : l’ouverture nordiste qu’offrait le Wallonie à la France fut vite analysée. Il s’en suivit de nombreux plans d’investissement qui se révélèrent rentables, autant pour le nouvel impétrant que pour la vieille dame française.
Certains économistes perçoivent une similarité dans la situation du Québec, qui vient de conquérir son indépendance depuis peu, face au bloc Nord Américain dans lequel ils intègrent le Canada anglophone et le grand Nord-Est des USA : pourquoi ne pas faire du Québec une tête de pont européenne sur le continent américain, laissent-ils entendre à mi-mots.
Le 29 octobre 2057 : Arme mentale

L'appareil situé derrière le siège du pilote est un lointain dérivé de l'IRM qui à la fin du XXe siècle avait révolutionné la médecine. Il se fait déjà nommer « détecteur de pensée » ou « techno-télépathe ». Ce nouveau dispositif qui interface l’homme et la machine, profite pleinement des dernières avancées des nanoT et les sciences neurologiques et comportementales.
Le moment le plus impressionnant dans cette nouvelle technologie est la période d'apprentissage entre l’homme et la machine. Il faut couramment compter 200 à 300 heures de pratique pour que l'homme et son interface mentale arrivent à se comprendre correctement en termes militaires. On obtient, très rapidement, des taux compréhension homme/machine supérieur à 98% des ordres et commandes. Plus « l’intimité » grandi entre l’homme et son INENT moins ce même INENT acceptera de « lire » un autre être humain. Car l’apprentissage du binôme humain oblige la machine à se corriger pour développer une adéquation spécifique aux schémas mentaux de l’humain, à ses organisations (sociétés) de concepts.
A peine révélé au grand public, l’INENT est déjà désiré et appelé à grand cri par le grand public. Combien de temps faudra-t-il pour que cette technologie, après de nombreuses autres, quitte le domaine militaire pour le civil ? Mystère…
Le 24 septembre 2057 : Standardisation linguistique

C’est bien cela qui a présidé au choix des sages anglais. Avec l’internationalisation des échanges et l’accélération subi par l’électronique, une nouvelle langue s’est créée sur la base de l’anglais. Elle en a toute légitimité, en tant que langue internationale devenue vernaculaire du village planétaire.
Cette nouvelle langue évolue vite, dans l’espace virtuel de nos réseaux et de nos ordinateurs. Par leur choix, les linguistes anglais ont voulu replacer la langue anglaise dans sa tradition et sa continuité culturelle. A l’image du français identifié comme langue de Voltaire, Descartes ou Sartre, l’anglais doit rester celle de Shakespeare et Churchill, non pas dans une dimension figée mais celle d’une continuité culturelle objective, opposée au « syncrétisme » que les communication impose à la langue internationale.
« Nous appelons les autorités internationales à statuer sur cette langue nouvelle. Il faut lui désigner une académie linguistique qui tenant compte des mouvement ascendant, venant de la rue et qui la vivifie, devant réguler ce qui n’a pas de sens linguistique. » Ainsi s’adressait le porte parole du Collège d’Oxford. Une langue est entrain de naître ‘émerveilles d’autres linguistes très intéressés par l’influence de cette rue dans la genèse et l’évolution de cette nouvelle manifestation sociale.
Le 9 juillet 2057 : Allocution de la Présidente de la République.
Depuis l’établissement de la Première Constitution européenne, la France, avec l’Allemagne, a mis toute son énergie dans la construction communautaire. La vieille Europe a su montrer ses capacités d’émulation, après des décennies d’atermoiement. Il n’empêche : une certaine tranche de la population française a du mal à se sentir pleinement européenne, leurs représentants élus « sont là pour défendre leurs intérêts ».
Les discours officiels sont toujours sujets à interprétation. Cette année, l’exercice sera d’autant plus délicat que chaque bord de l’opinion cherchera à faire dire au discours de la Présidente les paroles qui lui sont les plus favorables. La perspective de l’ouverture d’une nouvelle commission constitutionnelle européenne appelle aux grandes manœuvres : il faut placer ses hommes et ses idées !
Les politiciens, politologues et autres analystes tenteront également de sentir les prémices de ce qui pourrait être la future direction gouvernementale française au sein de l’Europe. L’engagement de la Présidente pour l’Europe est total, mais certains voudraient bien sentir les nuances qu’elle garde secrètes. Ces précisions concernent la Défense Nationale, l’Education et les Finances. Se refusant à parler de souverainisme, même dans le camp de la Présidente, on défend néanmoins certains domaines.
Le 11 juin 2057 : Super-municipalité
"Paris brule-t-il ?" C'est ainsi qu'était interrogé von Schoelnitz par Hitler en 1945. Pour nombre de français qui connurent cette époque, cette interrogation résonna longtemps comme une menace. Assimilé à cette peur, on trouve également la dénomination de « Grosse Paris » qui désignait la région parisienne. Et tout projet d'agrandissement de Paris qui immanquablement était nommé « grand Paris », voyait s'opposer à lui un non farouche !
Au nom de « la protection de chaque identité qui participe à la figure de Paris », c’était cette vieille peur du Grosse Paris planait encore, tel un présage funeste, sur la capitale. La preuve ? il aura fallu attendre la disparition des derniers compagnons de la Libération pour que ce projet de super municipalité aboutisse que tout appelait. Paris, ville close étouffait entre ses murs. Il lui fallait entrer dans un partenariat intime avec les municipalités de sa banlieue.
Une fois accomplie, cette création ouvrit la voix à 30 années ininterrompues de travaux pour permettre à Paris de se préparer aux challenges de la fin du siècle. Les travaux, principalement tournés vers les infrastructures, ont décuplé les possibilités des transports en commun permettant leur évolution vers la robotisation.
Paris semble enfin prête à relever les défis de demain. Si ce n'est que les peurs d'hier ont été remplacées par celle d'aujourd'hui : pour grandir, Paris à sacrifier des patrimoines qui refusent de mourir... jusqu'à ce que les dépositaires de ces histoires disparaissent aussi.
Le 7 mai 2057 : Feu les feux tricolores.
Rétrospectivement, la vraie révolution de la voiture, peut importe ce que l’on met sous ce vocable, fut l’apparition de la gestion « pear to pear » de la circulation.
La couverture globale du territoire par les réseaux de télécommunication de dernière génération, ainsi que l’augmentation des capacités des ordinateurs selon la loi de Moore, ont vite permis la gestion décentralisée de la circulation automobile : chaque véhicule partage sa trajectoire et ses paramètres utiles avec les véhicules susceptibles d’être en interaction directe avec lui.
Longtemps, les feux tricolores restèrent en activité aux croisement de nos rues. Comme le volant de direction, un archaïsme que les conducteurs ont eu du mal a laisser partir. Le volant a été remplacé par un simple joystick, l’ODA assurant la précision de la trajectoire. Les feux tricolores, eux, voient leur temps se finir ce jour, 150 ans après leur création : quand la circulation automobile dans les villes devint trop dense, quand les accidents de la circulation augmentèrent trop vite, quand les véhicules automobiles devinrent dangereux pour les autres véhicules circulant sur la chaussée, comme les chevaux ou les charrettes à bras.

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Le 30 avril 2057 : Quel avenir pour Paris ?
Il y a les partisans d’une ville d’avenir, en mouvement, qui ne veulent plus de la ville musée, synonyme d’immobilisme. En face d’eux, les protecteurs du patrimoine historique et architectural de la ville resserrent leurs rangs et fourbissent leurs armes. Entre les deux, des voix tentent de se faire entendre, refusant les opinions tranchées nées de l’annonce du nouveau projet de la Maire. Le plus étonnant est que cette guerre d’opinion a fait éclater la majorité municipale et les partis politiques. Ainsi voit-on des élus de droite et de gauche faire, à quelques minutes d’intervalles, des déclarations sensiblement similaires.
Mais ce que ces joutes verbales, guère raisonnables, laissent entendre est bien plus grave. Il est évident que Paris a des choix à faire dans les années à venir. La France, carrefour de l’Europe, s’est reposée sur ses lauriers. Après l’ivresse olympique, Paris se réveille avec « la gueule de bois ».
La première destination touristique du monde ne l’a pas été seulement pour les atours de ses plus belles gargouilles ou de ses plus belles toiles accrochées aux murs du Louvre. C’est le pays dans son ensemble, économique et culturel, qui était cette destination touristique tant estimée. Il est une question à laquelle le Conseil Municipal de la ville de Paris pourrait tenter de répondre : Un centre économique tel que celui de la Défense a-t-il su faire sa révolution ? Car les sièges sociaux quittent la Défense et la France pour d’autres rives plus accueillantes.
Le 2 avril 2057 : La Seine à vos pieds…
La création d’une dalle de nano matériau de cette surface, sans être exceptionnelle, reste une gageure technique. Sous la dalle, ce sont des milliers de mètres carrés qu’il faudra aménager : la mairie envisage l’aménagement de restaurants, d’une bibliothèque, d’une piscine et bien d’autres projets.
Certaines voix s’élèvent pour dénoncer un projet qu’ils estiment démesuré. Elles n’y voient qu’un moyen détourné pour la Mairie de Paris de se réapproprier des espaces, depuis longtemps, laissés à l’abandon : les quais de la Seine, après le coucher du soleil, ont toujours été des lieux « alternatifs » pour la prostitution et les « deals » de drogues. Le porte-parole du bureau de la Maire de Paris s’est catégoriquement refusé à tout commentaire à ce sujet, se concentrant sur le constat du retard que prend Paris, au plan architectural, par rapport à d’autres capitales mondiales.
Le turn-over architectural d’une ville comme New York n’est pas envisageable dans la capitale. « Paris, comme Londres, Rome ou d’autres grandes villes européennes, est une ville historique avec des espaces aménageables restreints. Ces contraintes doivent stimuler l’imagination des habitants aussi bien que des professionnels » a-t-il conclu.
Le 12 mars 2057 : Insularité à durée limitée.
Se déroulant sous, en moyenne, 65 mètres d’eau et creusé dans la craie bleue, à une profondeur de 25 à 50 mètres, le tunnel a vieilli tout comme les structures d’exploitation. Malgré sa stabilité, la craie a souffert de chocs imprévisibles au moment de la conception de l’ouvrage : le passage de plus en plus fréquent d’icebergs qui descendent de Groenland.
Ces Icebergs, de tailles fort respectables (leur poids peut excéder 100 000 tonnes et développer, au dessus du niveau de la mer, des falaises de glaces hautes de 6 à 10 mètres) finissent par s’enliser dans la vase au fond de la Manche. Avec la houle, les icebergs, immobilisés frappent sur le plateau de craie bleue comme un bélier colossal, endommageant l’intégrité du tunnel franco-anglais. Il faut donc s’attaquer à un problème plus complexe qu’une simple reprise d’étanchéité. Il faut trouver le moyen de faire que le tunnel résiste aux assauts des icebergs qui, hélas, ne cesseront pas de si tôt…
« L’Angleterre est à nouveau une île » titrent en gros caractères les journaux populaires anglais. Cette boutade est à double tranchant. Profitant de cette fermeture, d’autres travaux vont être lancés : il s’agit de remplacer l’antique Eurostar par les nouveaux trains qui circulent sur des rails magnétiques. Les travaux finis, l’Angleterre redeviendra partie du continent et sera même encore plus proche de celui-ci : en train, Londres ne sera plus qu’à une heure de Paris et deux de Berlin.
Le 18 décembre 2056 : Assurance crapuleuse.
Ce qui se présente comme un des plus importants scandales de ces trente dernières années débute comme un fait divers. En 2049, Sophie épouse Pierre, issu d'un milieu modeste (les noms ont été changés), contre l'avis de sa famille (son père est haut fonctionnaire). La famille de Sophie rompt tous liens avec le jeune couple. Eté 50, Pierre décède d'un cancer foudroyant du foie : 6 semaines entre le dépistage et le décès. Sophie accouche trois mois plus tard. La mort de son mari faisant revenir sa famille, cela lui permet d’être hospitalisée d’urgence au Val de Grâce : la fin de sa grossesse nécessite un monitoring permanent.
Printemps 2054, le même type de cancer que Pierre est dépisté chez l'enfant. Opéré en urgence d'une greffe du foie, il est sauvé. Sophie veut alors comprendre pourquoi Pierre n’a pu être également greffé. Commence une enquête qui durera deux ans. Dans un premier temps, Sophie découvre que la greffe qui sauva son fils est liée à une police d'assurance prise par le grand père pour son petit fils.
Suivent des péripéties dignes d'une série B : violences, menaces… Sophie persévère, pressentant d’autres intentions derrière l’officielle philanthropie : A quoi servent les prélèvements effectués à la signature du contrat ? Seulement à s’assurer de la bonne santé du contractant ? Pourquoi cette police n’est proposée qu'à des parents pour un nouveau né.
Ce dont, aujourd’hui, la Justice s’est emparé, grâce à Sophie, dépasse l’entendement : les prélèvements servaient à créer un clone du même âge biologique que le contractant. Décérébré, le clone devenait banque d'organes permanente.
Certains milieux tentent déjà de minimiser la portée réelle de l'affaire… L’actualité de l’ONU avec les débats sur l’humanité du clone de l’homme protège cette affaire de tout enfouissement.
Le 11 décembre 2056 : On empile à Paris !
19 millions de personnes vivent en Ile de France. Les plans de décentralisation des gouvernements successifs n’ont jamais pu enrailler la concentration des activités professionnelles en croissance permanente autour de Paris.
Ces directives, très controversées, provoquent des réactions contrastées : pour certains, de droite comme de gauche, les cellules de vie permettent une sédentarisation facilité pour diverses populations. Des noctambules, vivant de l’Entertainment avec des revenus aisés et affichant des goûts très mobiles, aux milieux les plus pauvres (on les appelaient SDF), tous s’accommodent très bien de ces solutions de vie, temporaires, selon leurs propres paroles. A l’opposé, d’autres ne voient dans les cellules de vie qu’une institutionnalisation de la précarité. « On troque les libertés contre des leurres technologiques ! »
Le principe est simple : installées dans d’anciens appartements, les cellules standardisées s’empilent comme les rayons d’une ruche. D’une surface variable (le minimum est 6 m2) la qualité de service y est exceptionnelle. Beaucoup de célibataires préfèrent ce mode de vie aux vieux appartements parisiens. Les plus pauvres y trouvent aussi leur compte : le prix des plus petites cellules est très abordable.
Les propriétaires qui n’arrivaient plus à louer leurs appartements, trop sombres, insalubres et trop bruyants sont, eux aussi, satisfaits. L’installation de cellules de vie ne les engage qu’à fournir une pièce commune, un grand hall d’entrée dans la plupart des cas.
Le 30 octobre 2056 : L’Europe doit-elle se doter d’une nouvelle constitution ?
Aujourd’hui, l’Europe se trouve à marcher à nouveau sur ses propres traces. Avec une communauté de 35 membres, les divergences de politiques nationales s’assemblent en sous-groupes de plus en plus identifiés. Certains restent attachés à leurs identités nationales, d’autres appellent à une plus grande intégration, allant jusqu’à évoquer une nation européenne.
Identité européenne opposée à identité nationale. Voilà un débat que les pères de l’Europe auraient eu du mal à imaginer à la fin du XXe siècle. Cette réalité toute contemporaine justifie, pour certains, l’ouverture de nouveaux travaux pour la Commission Constitutionnelle Européenne en 2057-58. Et l’on voit ressurgir le vaisseau fantôme de l’Europe à deux vitesses, celles des « enthousiastes » qui veulent accélérer l’intégration européenne avec, aujourd’hui, une composante euro-nationaliste (terme délicat…), et celles des « pragmatiques » qui veulent toujours prendre plus de temps dans leurs choix quitte à « déconstruire » les acquis de l’actuelle constitution.
Il existe un troisième groupe, non négligeable, qui voudrait bien se passer des disfonctionnements de l’administration européenne qui vont apparaître des déchirements provoqués par les travaux constitutionnels. « 10 ou 15 ans de palabres tous les 50 ans… c’est cher payé pour une constitution ! » disent, avec une pointe d’exaspération, ces derniers.
Le 2 octobre 2056 : Hausse de l’ELI attendue pour septembre
Le revenu minimum garanti pour un poste à plein temps reste la pomme de discorde entre patronat et syndicats. Les évolutions de modes de vie ne justifient pas, pour les premiers, de telles augmentations. Les nouvelles réglementations sur le logement, la dématérialisation de la citoyenneté, l’abandon de la voiture individuelle, les loisirs pris toujours plus loin à des prix toujours plus bas… tout est fait dans la société moderne pour que chacun trouve sa place avec des salaires décents aussi bien pour les salariés que pour l’entreprise.
A l’inverse et dans un chant qui sonne comme l’éternité, les syndicats répondent que « priver l’individu d’un vrai logement… se servir des évolutions technologiques dans le débat salarial… remettre en cause les choix de vie privée… toutes ces tentatives de fausser le débat sont inacceptables… »
Les modifications de la structure industrielle de l’Europe au cours des 30 dernières années ont profondément modifié les bases du débat : la réduction progressive des activités primaires (principalement dans l’agriculture) et secondaires a poussé nombre de gens vers de nouvelles activités de services. Services de proximité comme services industriels et informatiques et plus récemment les activités des loisirs « entertainment ». Effets secondaires issus de ces modifications : la précarité, disent les syndicats, la mobilité disent les patrons.