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INTERVIEW D’OLIVIER PARENT POUR YOUPHIL.COM

Selon le prospectiviste Olivier Parent, l’urgence climatique orientera les choix urbains de demain : "Les villes durables vont être construites dans l’urgence".

Youphil.com : Pourriez-vous nous donner une définition de ce qu’est une ville durable ? Olivier Parent : C’est un terme vaste, la ville durable, et très nouveau. On lui fait dire un peu ce qu’on veut. Avant tout, c’est une ville qui n’a pas d’impact écologique, ou qui le compenserait d’une manière ou d’une autre. Cela dit, ce qui me frappe le plus dans toutes les études architecturales, les analyses statistiques, c’est que finalement, on ne prend pas vraiment en compte l’avis de l’individu qui doit vivre dans cette ville durable. Une ville durable dans laquelle l’individu a envie de vivre dans le respect des différences culturelles et sociales. Je ne suis pas encore convaincu que ce que les études proposent correspondent aux envies et aux besoins de l’individu...
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Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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20/07/2059 : Controverses côtières


Le Congrès Mondiale des Géographes se réunit, à partir de demain, pour 5 jours à Bombay, en Inde. Cette organisation non gouvernementale s’est donnée pour mission de suivre, de manière indépendante, les implications geo-économiques, géo-politiques, démographiques, industrielles... de la montée des eaux à l’échelle de la planète. L’imagerie satellite est l’outil incontournable du géographe pour ce qui concerne les frontières maritimes. Les divers traités statuant sur les frontières politiques en sont un autre. Mais son rôle n’est plus la représentation statique des contours des terres notre planète et les nations qui la composent.
La montée des eaux ne se fait pas de manière uniforme sur l’ensemble du globe, principalement pour des raisons de volumes, de températures (induisant des dilations des volumes d’eau inattendues), de courants maritimes... (Lire FH/YVA du 19/01/2059 : Ports à sec ou à l’abri ?) L’élévation du niveau des mers est établit à compter de l’année 1978, début du contrôle du niveau des mers par les satellites. Mais on ne peut appliquer cette règle de manière automatique à l’ensemble des côtes, bien que l’imagerie satellite offre toute sa précision afin de vérifier l’état des "lieux"... Il faut parfois considérer telle ou telle élévation comme accidentelle, voire temporaire. C’est une décision humaines, c’est une des tâches des géographes.
Il est une autre tâche que le Congrès des Géographes voudrait bien se voir assigner : celle, une fois un profil côtier validé, du dessin officiel des côtes.
Mais les états, maritimes pour la plupart, ne veulent pas en entendre parlé. Et pour cause : une modification de surface du territoire national devient un outil politique très puissant pour qui veut faire parler des données et statistiques à son avantage. Un tracé avantageux peut faire grimper un pourcentage de productivité... un autre peut transformer une ville continentale en port franc à l’embouchure d’un fleuve qui à remonté de plusieurs dizaines de kilomètres.
C’est contre ces manipulations que les géographes militent, revendiquant une neutralité sensée garantir le juste tracé du nouveau profil qui se dessine et se redessinera au court des années, malgré les effort colossaux entrepris, à l’échelle de la planète, pour réduire l’impact de notre civilisation sur notre environnement. Mais, les états ne semblent pas prêts à abandonner cet outil extraordinaire qu’est devenue ce niveau des mers ,fluctuant à souhait, faisant , par ailleurs, preuve d’un cynisme éhonté à l’égard des populations victimes de cette même montée des eaux... Mais il semble que la raison d’état prime sur celles humanitaires.

© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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06/07/2059 : L’Albion assiégée - -


En ces premiers jours d’été, celui qui, nonchalamment, se promène dans les jardins de Londres peut faire un bien étrange constat : dès que le soleil à réchauffé les gazons et feuillages de ces espaces vert, sur le coup de 10 ou 11 heures, un chant inattendu se fait entendre : le stridulement de la cigale provençale.
Bien que l’on aie constaté la présence accidentelle de cet insecte ,au cours des vingt dernières années, cet été est le troisième au cours duquel ces insectes se manifestent consécutivement. Ce qui indique que les cigales ont trouvé les conditions environnementales stables nécessaires à leur établissement durable... Ce qui indique de fortes évolutions climatiques outre-Manche.
Si on pouvait se permettre de prendre à la légère cette information, on pourrait se demander quand la pétanque deviendra sport national au royaume de sa Gracieuse Majestée... et, peut-être qu’un jour, on pourra commander un pastis au pied de Big Ben ! Mais il ne faut pas s’y tromper. Cette nouvelle est extrêmement préoccupante : elle indique que d’importants changements climatiques sont toujours en cours.
La montée du niveau des mers sont la manifestation de ces changements climatiques le plus impressionnant aux yeux du grand public... mais c’est une aussi un étalon qui réagit également lentement : entre une modification climatique et son impacte sur le niveau des mers, il faut parfois compter plusieurs décennies. Avec la migration de la cigale comme référence des changements climatiques, ou tout autre insecte sortant de son environnement habituel, le délais de réaction est beaucoup plus court et mesurables Les robots jardiniers, que ce soit en milieu urbain ou rurale, rapportent régulièrement des statistiques sur les évolutions de ces statiques.
Alors, ne nous trompons pas, même si la cigale offre à Hyde Park quelque chose de bucolique, les climats de la planète continuent à évoluer. Et il faut toujours garder en tête cette question : avons-nous réagit suffisement tôt et de manière suffisemment radicale dans nos changements de comportements écologiques ? Questions qui peuvent se résumer de la manière suivante : "Sommes-nous devenus une civilisation durable" ?
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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10/03/2059 : Les nouveaux zoos -

Vous n’avez sûrement pas pu éviter ces bâtisses gigantesques qui jaillissent au cœur de la plupart des mégapoles de la planète tels des phares ou, mieux encore, selon les promoteurs de ces projets démesurés, comme des joyaux géants posés au milieu d’écrins que deviennent ainsi nos centres urbains Hi-tech (lire FH/YVA 04/05/2059 : Les joyaux de l’écologie). Les campagnes de presses motivées par ces projets n’ont pas manqués pour les faire connaître bien avant le dernier coup de pioche. Il fallait expliquer au plus grand nombre que, grâce à ces débauches de moyens, ces lieux allaient devenir des sanctuaires de biodiversité, sanctuaires indispensables à l’avenir de l’homme.
Les projets comme l’Arche du Spitzberg vont beaucoup plus loin, en terme de sauvegarde et d’efficacité par la numérisation des génotypes de la plupart des formes de vie de la planète. L’autre grand projet de vie virtuelle est une approche alternative à l’indispensable plan de sauvegarde lancé à l’échelle de la planète. Mais l’un comme l’autre, bien que bénéficiant d’un relais médiatique important auprès du grand public, sont très lointain en terme d’image et d’accessibilité auprès de ce même public.
Les Sanctuaires du Monde répondent à cette nécessaire proximité qui aide à comprendre les dépenses publiques consenties à la réalisation de ces projets virtuels, qui seront, on l’espère, rentables sur une longue durée. D’autan plus que l’actuelle population active n’a jamais connu la planète que dans l’état de décrépitude tel que nous l’ont transmis les générations précédentes.
Pour le grand public, les Sanctuaires sont un peu ce que furent les zoos, à la du XIXe siècle, quand on donnait à voir aux foules occidentales des exotismes inimaginables sans eux. Ainsi sont ces Sanctuaires qui rappellent à l’humanité que le monde se baignait dans l’eau bleue des atolls aujourd’hui submergés, que le monde se mirait dans des glaciers aujourd’hui fondus, que le monde se perdait dans des forêts aujourd’hui rasées... Que le monde possédait milles autres lieux magiques à jamais perdus. Ces zoos ultra modernes permettent aux gens de s’approcher de ces paradis perdus... Mais pas de trop prêt : question d’équilibre.
Écrit en collaboration avec Simon Gasquet
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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19/01/2059 : Ports à sec ou à l’abri ?

Les paysages portuaires et côtiers français révèlent de profondes évolutions après de longues années de travaux titanesques. Beaucoup de grands ports français qui ont voulu conserver leurs activités maritime se sont retirés derrière des écluses géantes afin de se mettre à l’abri des coups de colère de la mer.
Les installations portuaires européennes avaient été épargnées, ces dernières décennies, par l’absence de grands cyclones similaires à ceux qui frappent plusieurs fois par an les côtes à proximités des Caraïbes et du Golf du Mexique. Les grandes tempêtes européennes hivernales n’ont pas encore atteint la violence de leurs cousines transatlantiques. Les capitaineries comme les syndicats industriels ont, cependant, préférés prendre les devants et anticiper les dérèglements économiques issus des dérèglements climatiques.
Les diverses solutions techniques qui se présentaient induisaient des impacts également très variés. Ainsi les grandes barrières de protection que sont les écluses géantes de la Rochelle sont aussi une entrave certaine au développement économique des zones portuaires. On trouvent donc les écluses aux portes des ports principalement touristiques. La solution retenue par un port tel que celui du Havre a été la construction de nouvelles digues de transbordement pour le fret, à quelques encablures du port traditionnel, avant que la houle ne se transforme en vague. Ce dernier s’est refermé derrière ses écluses de bronze...
Avec ses nouvelles zones d’activité maritime, les robots trouvent aussi dans ces milieux hostiles un nouveau lieu d’exercice pour leurs multiples talents. Ils interviennent ainsi à deux étapes essentiels de l’exploitation de ces ports ouverts à tous vents. D’une part, ils fabriquent ces installations dans des conditions de travail très dure. Après ce travail de titans, ils se transforment en dockers, pour le plus la plus grande satisfaction des armateurs qui trouvent dans les robots une main d’œuvre inégalée en efficacité et docilité. D’autant plus que ces nouvelles digues sont privées.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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24/11/2058 : Coup de vent dans l’électricité

La démesure continue dans le désert australien : la quatrième génération de turbines atmosphériques vient d’entrer en fonction. Elles équipent quatre nouvelles tours, hautes de 2500 mètres, qui se dressent dans le désert australien, à 200 km. au nord-ouest de Coober Pedy. Ces tours creuses génèrent un courant d’air artificiel qui entrainent des éoliennes réparties sur toute la hauteur de la tour. Les équipes de contrôle des tours peuvent, à volonté, ouvrir ou fermer des évents, eux même s’étalant sur toute la hauteur de la tour, permettant d’optimiser le fonctionnement de la tour en fonction des différences de températures et de pression atmosphérique entre les deux extrémités de chaque tour, la vitesse de rotation de chaque éolienne participant à la stabilisation de sa tour comme un gigantesque gyroscope.
La quantité énergie électrique produite au cœur du désert australien est équivalente à celle générée par une petite centrale nucléaire. Ce qui fait toute le valeur de cette nouvelle génération de turbines, c’est l’adjonction de filtres nanocatalytiques. Ces filtres à particules, eux-mêmes issus d’une recherche récente, sont appelés à participer activement à la réduction de la pollution atmosphérique globale, à la proportion de la taille du parc de tours qui ne cesse de croître. La présence de ces filtres dans les tours ralenti substantiellement la vitesse de circulation du courant d’air généré au sein des tours, pourtant accéléré par effet Venturi. Les promoteurs de ces usines atmo-électriques ont accepter cette réduction de productivité de leurs usines contre le payement d’une aide gouvernementale financée par la taxe de pollution de l’ONU, appelée aussi taxe Chirac. Ces tours dites passives, sont réputées pour avoir qu’un faible impact environnemental, selon leurs concepteurs.
Ce dernier argument de laisse pas les associations non gouvernementales de protection de l’environnement et de la biodiversité indifférentes. "La technologie est tentante. Mais le principe de précaution aurait du présider à la conception de cet appareil industriel : nous n’avons aucun recul pour évaluer l’impact d’une telle circulation artificielle de masses d’air qui n’auraient jamais du être mélangées, que l’on parle d’échelle régionale ou planétaire. Cette estimation est encore plus flou si on y ajoute des impacts sur de grande durées..." s’inquiète le porte-parole de Diversified Life Foundation. Mais, encore une fois, les intérêts économiques auront été les plus forts.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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23/06/2058 : Ascension spatiale


Les promoteurs de l'ascenseur spatial ne baissent pas les bras. Le consortium international A Space Lift for Earth (ASLE) vient de mettre en place le premier câble nanoT tendu entre la surface du sol et l'espace.
D'un diamètre de moins d'un centimètre et long de 450 kilomètres, ce long fil d'Ariane pèse environ 70 tonnes. Il a été fabriqué, en orbite, par le satellite géostationnaire ASLE-1 auquel il restera raccordé le temps du test. Bien plus fin que ce qu'il devrait être dans le cas de l'ascenseur spatial, le câble est attaché à la Terre au sommet du Kilimandjaro. L'extrémité du câble a été lestée d'un petit robot aérien qui s'est dirigé de lui-même vers la base du Kilimandjaro. Gros d'environ de 1 m3, il a également permis de manœuvrer le câble.

L'espérance de vie de ce câble est de quelques semaines. Il subit une forte érosion par le frottement de l'air en haute atmosphère. Il a été conçu de manière à être « digéré » par des nanorobots en quelques minutes, à partir du moment où ceux-ci seront libérés de l'intérieur du câble. Dans la version finale du câble, ce sont également des nanorobots qui assureront l'entretien du câble dont la forme définitive est toujours à l'étude. Estimé à plusieurs mètres de diamètre, le profil du futur câble de l'ascenseur spatial devra pouvoir assurer la circulation d'informations et de fluides en plus des nacelles. Les promoteurs de l'ASLE voudraient voir circuler plusieurs nacelles dans les deux sens. Cette option implique un profil particulier au câble qui permette l'accrochage de chaque nacelle. Ces mêmes nacelles sont à l'étude, c'est leur motricité et leur source d'énergie qui posent encore question.
L'actuelle version du câble comme sa future évolution sont dotées d'une propriété fort intéressante : elles sont toutes deux parfaitement conductrices de l'électricité générée par le frottement des particules ionisées de la haute atmosphère, les mêmes qui l'érodent. Toutes les installations de contrôle, au sommet du Kilimandjaro, fonctionnent déjà grâce à cette nouvelle source d'énergie.
© Olivier Parent
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Le 1 janvier 2058 : Errance dangereuse


Un iceberg d’une taille hors du commun s’est détaché de la banquise au Nord Est du Groenland. La dérive qui dure depuis des semaines est surveillée par satellite, la taille de cette île de glace empêche toute intervention humaine ; l’ensemble des remorqueurs disponibles sur la planète ne suffirait pas à faire bouger le monstre.
Poussé par des vents propices et des courants inattendus, l’iceberg approche irrémédiablement des côtes norvégiennes. Cette approche inquiète les autorités européennes. Ce sont les gigantesques champs d’éoliennes du Nord de l’océan Atlantique qui risquent d’être balayés comme fétus de paille par le mastodonte.

Cet iceberg met en lumière la fragilité persistante de l’alimentation en énergie de nos sociétés modernes. Malgré la montée en puissance de sources d’énergie écologique (vents, marées, puits thermiques, magma…), le cœur du système de production reste le nucléaire avec des centrales de troisième génération, dite EPR, que les industriels font désormais durer le plus longtemps possible : ils ont en ligne de mire les réacteurs de cinquième génération, cherchant à faire l’impasse sur la quatrième de type Super Phoenix. La cinquième génération de réacteurs marquant un tournant historique : on passerait de la fission d’atomes lourds à la fusion d’atomes légers. Il en résulterait une pollution radioactive réduite et une quantité d’énergie produite décuplée à moyens équivalents.

Pour le moment, les spécialistes cherchent le moyen de contenir le rouleau compresseur qui se précipite sur le Nord de l’Europe. L’utilisation d’explosifs est envisagée afin de morceler l’iceberg en blocs plus petits. Avant toute intervention violente, l’iceberg sera visité afin de s’assurer qu’aucun animal ne s’y trouve prisonnier !

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Le 4 décembre 2056 : L’Humanité doit-elle respirer mieux ou partir plus loin ?

Vif débat à la commission spatiale de l’ONU, au siège de Nairobi. : Faut-il construire les « aspirateurs de gaz à effet de serre » et ainsi diviser par deux, en 20 ou 25 ans, les taux de ces gaz nocifs, dans l’atmosphère terrestre, ou bien doit-on se lancer dans l’aventure industrielle de la construction de l’ascenseur orbital (appelé également ascenseur spatial), ce long câble nanotech qui permettrait une accélération de l’exploitation spatiale « hors Terre ».

Certains avancent qu’une réduction trop rapide des gaz à effet de serre pourrait entraîner de nouveaux désagréments météorologiques. « Continuons à faire baisser la production de ces gaz et laissons la nature absorber nos erreurs à son rythme ! » disent-ils. D’autres continuent à mettre en doute la relation de cause à effet entre les gaz à effet de serre et les troubles climatiques de ces dernières décades. Les défenseurs de l’ascenseur orbital ne veulent pas voir cette porte ouverte sur les étoiles rester close. Ce sont les ressources minières de la Lune et, plus loin encore, celles de la ceinture d’astéroïdes qui sont en jeu, alors que les ressources naturelles de la planète s’épuisent d’autant plus vite que la croissance de la population mondiale ne cesse de croître.

« Il faut lancer l’exploitation minière de la ceinture d’astéroïdes au plus tôt ! A la vitesse à laquelle la planète s’appauvrit… les cargos spatiaux, leurs soutes pleines de minerais, auront à peine le temps d’arriver de la ceinture ! ».

Pour ces deux projets, le réel problème, c’est le coût ! Ce sont des travaux à l’échelle de l’ensemble de l’humanité qu’il faut envisager : on parle de milliers de milliards d’euros… Seul un effort planétaire permettra de mener à terme de tels projets , l’un comme l’autre, indispensables à l’avenir de l’humanité.
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