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18/05/2059 : Connaissance à apprivoiser

Maintenant que les risques de syndrome de Richardsson (du nom du joueur d’échec décédé devant les caméras du monde entier d’un Nano Data Storage Massive Leak) sont maîtrisés, la généralisation des implants mémoriels pose une véritable interrogation quand à la valeur du savoir.
Le cinéma comme la littérature de SciFi nous ont abreuvé de vulgarisation, d’intégration artificielle du savoir et autres connaissances, sans trop se soucier du rapport qu’il peut exister entre cette connaissance et l’expérience physique qui lui est associé. Autrement dit le rapport entre l’intellectuel et le psychomoteur qui découle de la composante affective non négligeable dans l’appropriation de la connaissance.
De plus en plus de gens se font implanter des mémoires hybrides pour conserver des chiffres, des images des textes… Les Interfaces PGUI (Psycho Graphic User Interface) appelé familièrement Pinguin (le lien avec le pingouin de Linux reste pertinent…) sont de plus en plus abouties, d’ou cette généralisation. Certains vont jusqu’à arborer les implants tels des bijoux en se rasant les cheveux autour du rocher (l’éminence osseuse derrière l’oreille), du côté où ils portent l’implant. Avec l’implant, le rocher double de volume.
Si on peut assimiler toute connaissance, que vaut l’assimilation de l’histoire de l’architecture sans l’expérience physique de la balade dans les murs, que vaut l’assimilation de tous les coups d’escrime sans la sensation de l’effort dans son propre corps ? Ce sont, en tout cas, les directions que prennent les laboratoires : la modélisation de l’expérience physique de l’apprentissage d’une connaissance.
Les premières expériences se font sur les cinq sens premiers (goût, toucher, ouie, odeur et vue), l’expérience psychomotrice viendra dans un deuxième le temps.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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10/03/2059 : Les nouveaux zoos -

Vous n’avez sûrement pas pu éviter ces bâtisses gigantesques qui jaillissent au cœur de la plupart des mégapoles de la planète tels des phares ou, mieux encore, selon les promoteurs de ces projets démesurés, comme des joyaux géants posés au milieu d’écrins que deviennent ainsi nos centres urbains Hi-tech (lire FH/YVA 04/05/2059 : Les joyaux de l’écologie). Les campagnes de presses motivées par ces projets n’ont pas manqués pour les faire connaître bien avant le dernier coup de pioche. Il fallait expliquer au plus grand nombre que, grâce à ces débauches de moyens, ces lieux allaient devenir des sanctuaires de biodiversité, sanctuaires indispensables à l’avenir de l’homme.
Les projets comme l’Arche du Spitzberg vont beaucoup plus loin, en terme de sauvegarde et d’efficacité par la numérisation des génotypes de la plupart des formes de vie de la planète. L’autre grand projet de vie virtuelle est une approche alternative à l’indispensable plan de sauvegarde lancé à l’échelle de la planète. Mais l’un comme l’autre, bien que bénéficiant d’un relais médiatique important auprès du grand public, sont très lointain en terme d’image et d’accessibilité auprès de ce même public.
Les Sanctuaires du Monde répondent à cette nécessaire proximité qui aide à comprendre les dépenses publiques consenties à la réalisation de ces projets virtuels, qui seront, on l’espère, rentables sur une longue durée. D’autan plus que l’actuelle population active n’a jamais connu la planète que dans l’état de décrépitude tel que nous l’ont transmis les générations précédentes.
Pour le grand public, les Sanctuaires sont un peu ce que furent les zoos, à la du XIXe siècle, quand on donnait à voir aux foules occidentales des exotismes inimaginables sans eux. Ainsi sont ces Sanctuaires qui rappellent à l’humanité que le monde se baignait dans l’eau bleue des atolls aujourd’hui submergés, que le monde se mirait dans des glaciers aujourd’hui fondus, que le monde se perdait dans des forêts aujourd’hui rasées... Que le monde possédait milles autres lieux magiques à jamais perdus. Ces zoos ultra modernes permettent aux gens de s’approcher de ces paradis perdus... Mais pas de trop prêt : question d’équilibre.
Écrit en collaboration avec Simon Gasquet
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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03/11/2058 : L’intimité du bijou - -

Boucherelles & Cliffs, le dernier des bijoutiers à s’être installé place Vendôme, est le premier à rompre un interdit tacite. Le président du groupe JPGA (Jean-Pierre Galtier-Airlike), propriétaire de la maison joaillière, a présenté, cette semaine le premier bijou vivant. Il est dit symbiotique, car il interagit avec le corps qui le porte.
Cette « première » a pris la forme d’une simple présentation de collection, collection qui, sur le seul plan de l’esthétique, reste dans les canons classiques de la beauté. L’événement est, pourtant, à regarder avec des yeux attentifs : Pour la première fois au monde, Solo DiTramento, le directeur artistique de la maison joaillière, a révélé, avec son directeur, une gamme resserrée de ces bijoux qualifiés de vivants par le marketing, et comme « parasites » par d’autres, inquiets de cette nouvelle évolution technologique.
Ces bijoux présentent des pierres naturelles, diamants, rubis et autres émeraudes sertis sur un brochage biocompatible nanoT qui remplie deux fonctions essentielles, en plus de celle de support : d’une part, cette monture génère un champ luminescent qui met en valeur la pierre et, d’autre part, elle sert d’interface entre la partie technique du bijou et le corps humain. Un dispositif nanoT pénètre dans les couches profondes de l’épiderme jusqu’à s’ancrer dans les tissus musculaires. Les qualités nanoT assurent la bio-compatibilité de l’appareillage et crée une barrière immunologique qui protège le porteur de toute contamination.
Une fois inséré, le brochage assure son alimentation énergétique par induction cellulaire. En quelques jours, le bijou effectue sa « nidification » : il se met à "vivre". La pierre scintille en fonction des humeurs (principalement hormonales) de la personne qui le porte. Cette nouvelle forme de bijoux s’apparente, bien évidemment, au traditionnel piercing. Ces bijoux vont de la simple pierre que l’on porte au bras, au visage ou toute autre partie du corps jusqu’à l’assemblage de bijoux complexes. Ces derniers se greffant sur un « bijou-pierre » de base.
© Olivier Parent
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28/07/2058 : Alliers de plumes et d’acier


Les robots-jardiniers que l'on a pris l'habitude de croiser lors de nos promenades rurales vont recevoir de nouveaux alliers dans leur tâche d'entretien de nos forêts et de nos campagnes.
La société Meyriet Baxter Genie-Gen (M-B Gene-Gen) qui, en collaboration avec la municipalité de Paris a développé le G&N-pigeon-éboueur, propose une nouvelle application à son animal modifié par voix de génie génétique. A l'attention des municipalités rurales autant qu'urbaines, le nouveau produit de M-B Genie-Gen est un G&N-pigeon programmé pour s'attaquer aux populations d'insectes qui migrent vers le Nord au gré des modifications climatiques. Pour la plupart venus du Maghreb, enjambant la Méditerranée, portés par des vents toujours plus capricieux, ces insectes entrent en compétition avec les espèces endémiques et mettent en danger certains représentants du monde végétal.
Les modifications génétiques qu'a subit le G&N-pigeon ont principalement élargit l'étendue de ses goûts « culinaires » : tous ces nouveaux hôtes de nos contrées lui sont des friandises. De plus, lui ont été « ajoutées » trois nouvelles qualités, en plus d'un bec renforcé. La première qualité est une immunité à l'épreuve de tous les venins qui sont à la disposition de ces envahisseurs. La deuxième est une capacité insecticide du système digestif qui s'assure que tout insecte, tout œuf d'insecte ingéré sera efficacement éradiqué. La dernière de ces qualités est une persévérance que le pigeon naturel n'avait pas. Cette ténacité est indispensable pour déloger certains malins dans des trous d'arbres.
Le binôme robot-jardinier-G&N-pigeon insectivore a la difficile mission de protéger et de maintenir, autant que possible (pour combien de temps encore, s'interrogent certains) la biodiversité d'une campagne de plus en plus laissée à elle-même. Le choix du pigeon interroge, mais la réussite de l'adaptation du G&N-pigeon parisien donnait ce même oiseau comme le meilleur des candidats à cette nouvelle adaptation.



© Olivier Parent
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Le 31 mars 2058 : Le pigeon parisien est de retour


Le pigeon, qui longtemps fut un fléau dans les grandes villes telles que Paris, fait son retour dans nos mégapoles après sa modification, son amélioration par voix de génie génétique.
Principalement, le pigeon a été « programmé » pour une nouvelle tâche : les pigeons qui, à compter de ce jour, survoleront Paris, s’affaireront, de jour comme de nuit, au nettoyage de nos rues. Les modifications apportées à ces animaux, on les appelle G&N-animal (pour Génétique & nanoT, prononcez « gènanimal »), concernent leur anatomie et leur comportement.

Au plan anatomique, leur jabot a été modifié afin de servir de benne à ordures. La plupart des détritus qui encombrent nos rues peuvent être picorés par ce nouveau type d’éboueurs. Une fois leur jabot plein, les G&N-pigeons volent, par réflexe « ajouté », vers une des multiples stations de traitement réparties dans la capitale. Là, les G&N-pigeons régurgitent leur « chargement ». Le temps que les ordures collectées passent dans le jabot du petit éboueur, elles auront commencé à être « digérées » par des robots nanoT présents dans le jabot modifié. Le plein de R-nanoT est fait par l’intermédiaire de l’alimentation.

Au plan comportemental, ce sont les insectes qui ont donné une de leurs principales qualités, celle de la collaboration dans le travail. C’est ainsi que les G&N-pigeons savent désormais s’attaquer à des ordures bien plus grosses qu’eux et les réduisent à la taille nécessaire pour êtres ingérés. Ils ont aussi appris à des insectes comment déplacer collectivement certains objets encombrants la voie publique.

Pourquoi avoir choisit le pigeon pour cette tâche, à la place d’un insecte ? Trois raisons nous sont avancées par les responsables des laboratoires Fournier Gene-Lab. : la première est la taille de l’éboueur, la deuxième son vol qui permet l’évacuation rapide des ordures, la troisième est sa parfaite adaptation au milieu urbain. Le travail de modification comportementale fût ainsi mineur.














Cliquez sur la BD pour l'agrandir.
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Le 29 octobre 2057 : Arme mentale



Les forces armées européennes viennent de recevoir les 12 premiers exemplaires de l’avion de combat Typhoon VII de D-Eurofighter. Cet appareil est destiné aux opérations nécessitant la présence de l'homme, du fait de la nécessité de prises décisions, ou en cas de risque électromagnétique qui pourrait endommager l'ODA embarqué (Organe de Décision Artificielle)). C’est le premier à être muni d'une Interface Neurologique-Electro-NanoT (INENT).

L'appareil situé derrière le siège du pilote est un lointain dérivé de l'IRM qui à la fin du XXe siècle avait révolutionné la médecine. Il se fait déjà nommer « détecteur de pensée » ou « techno-télépathe ». Ce nouveau dispositif qui interface l’homme et la machine, profite pleinement des dernières avancées des nanoT et les sciences neurologiques et comportementales.

Le moment le plus impressionnant dans cette nouvelle technologie est la période d'apprentissage entre l’homme et la machine. Il faut couramment compter 200 à 300 heures de pratique pour que l'homme et son interface mentale arrivent à se comprendre correctement en termes militaires. On obtient, très rapidement, des taux compréhension homme/machine supérieur à 98% des ordres et commandes. Plus « l’intimité » grandi entre l’homme et son INENT moins ce même INENT acceptera de « lire » un autre être humain. Car l’apprentissage du binôme humain oblige la machine à se corriger pour développer une adéquation spécifique aux schémas mentaux de l’humain, à ses organisations (sociétés) de concepts.

A peine révélé au grand public, l’INENT est déjà désiré et appelé à grand cri par le grand public. Combien de temps faudra-t-il pour que cette technologie, après de nombreuses autres, quitte le domaine militaire pour le civil ? Mystère…

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Le 5 février 2057 : L’Arche de Noé mise en danger

Le site avait été choisi pour ses qualités : Stabilité géologique et climatique, faiblesse de la pollution et des rayonnements cosmiques sous la couche rocheuse… Quand le Spitzberg fut choisi, tout faisait de ce site le lieu idéal pour l’implantation de la réserve mondiale de semences végétales.

Depuis trois décades, les gamètes de toutes les formes de vie animale de la planète ont commencé à être collectées et congelées. Dernière évolution en date de ce qui est devenue l’Arche Planétaire, le stockage informatique des patrimoines génétiques de toutes les formes de vie de notre planète. Cette troisième évolution demandera des décennies et des moyens considérables. Rien que le stockage informatique des gènes de la levure de bière prend environ 4 gigaoctets… imaginez : Sur Terre, le nombre d’espèces se compte en millions ! Les impératifs de la biodiversité incitent à « sauvegarder » toujours plusieurs spécimens de chaque espèce. Plus le génome concerne une espèce élevée dans l’évolution, plus on augmente le nombre de « sauvegardes » et donc la taille de la sauvegarde.

C’est le risque d’une grève du personnel qui fait aujourd’hui parler de l’Arche du Spitzberg. Les revendications des salariés concernent les conditions de vie du personnel de l’ONU au Spitzberg. Bien qu’il soit étonnant que l’organisation mondiale, qui à la charge de ce patrimoine depuis 2033, tombe sous le coup de telles accusations... les revendications des syndicats sont claires: ils veulent obtenir les mêmes avantages que le personnel spatial. « Avec une moyenne de -40° C, à 2000 km du premier village soit 7 jours de voyage en cas de tempête, tout cela équivaut à l’isolement d’une station orbitale » nous a déclaré un représentant du personnel.

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Le 27 novembre 2056 : In vitro versus In Vivo

Le Ministère de la Santé vient de publier les chiffres de la natalité, en France, pour la période 51 à 56. La natalité subit un léger tassement, mais reste parmi les plus fortes d’Europe.

Parmi ces chiffres, une tendance se confirme : l’augmentation régulière des procréations in vitro. Les modifications législatives de 38, épaulées par les progrès de la médecine nanotech ont permis des taux de réussite des « fivettes » de l’ordre de 85 %, « meilleurs que la Nature » s’enthousiasment certains. Sur les 1 009 250 enfants nés en 2055, pas moins de 303 270 sont nés par cette technique.

Cette tendance est à mettre en relation avec le nombre croissant de parents demandant à disposer d’une liberté de choix. Jusqu'à ce jour, les embryons étaient implantés sans autre regard que celui que portent les médecins sur les maladies génétiquement transmissibles. Aujourd’hui les parents veulent avoir le choix du sexe de l'enfant mais aussi la couleur des cheveux… des yeux... La commission parlementaire d'éthique se dit à l'écoute de toutes les propositions …

Parmi les opposants à cet « eugénisme rampant », se refusant à parler d'eugénisme positif qui concernerait des choix « d’amèlioration», il est des scientifiques qui voient dans cette éventualité une boîte de Pandore : "Si on obtient le choix de la couleur des yeux, pourquoi s'arrêter là ?"

Parmi les défenseurs du choix des parents, on trouve les représentants des communautés gays et lesbiennes. Ces populations font habituellement appel à la fécondation in vitro pour avoir un enfant. Pour les membres de ces communautés, le choix du sexe de l'enfant est très important. Certains pour garder l'unicité sexuelle de la famille et d'autres au contraire pour la rompre.

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Le 23 octobre 2056 : Les appels à la désobéissance civique se multiplient.

De plus en plus de personnes, soutenues par nombres d’organisations non gouvernementales internationales, s’opposent à ce qu’ils appellent la tyrannie du « tout informé ». Deux groupes s’affrontent dans ce qui est avant tout un débat éthique. les NDOB (No Data On Board, prononcez « no dob’s ») s’opposent aux Enhanced People (EP, prononcez « hippy » !) qui, par contre, ne veulent mettre aucune limitation à l’application des technologies les plus avancées au corps de l’homme.
Seul point sur lequel ces deux mouvements se retrouvent : la protection des libertés individuelles. Les premiers refusent catégoriquement l’implant RFID humain (h-RFID). Ils s’opposent également aux RFID (Radio Frequency Identification) incorporées dans les objets de consommation courante. Ils se rendent dans des magasins peu informatisés et qui acceptent la monnaie fiduciaire.
Pour les seconds, la protection de la vie privée et donc des données personnelles, passe par les réseaux alternatifs issus de la vieille communauté de développeurs sous LINUX. Les hackers devenant les garants de leurs libertés individuelles.
Dans les faits, peu de gens s’engagent pleinement dans l’une ou l’autre de ces voies. Un troisième groupe tire avantage de ce débat, les membres des communautés d’échange. L’argent y est aboli, tout est basé sur l’échange de services rendus. « L’unité de mesure du travail accompli est le grain de blé… le « liant » de ce système est la confiance mutuelle » disent les diffuseurs de cette pratique.
Le débat sur la généralisation du contrôle des individus par RFID reste d’actualité : des Parlements de différents pays, préparent des législations tendant à normaliser l'usage des h-RFID.
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Le 9 octobre 2056 : La fusion homme-machine fait débat.

La rue s’est emparé d’un nouveau débat provoqué par les « Enhanced People » (EP).
Toujours à l’affût de ce que la technologie peut apporter à l’humanité, ces promoteurs de l’homme « technologiquement amélioré » ont rebondi sur la dernière innovation de Santel, le géant indien de la mémoire et du stockage informatique : implanter dans le cerveau des cellules artificielles mémorielles, autrement dit de la RAM dans le cerveau ! On parle, dans un premier temps, de gigaoctets. Mais les EP imaginent déjà pouvoir utiliser cette mémoire pour garder avec soi, pourquoi pas… la bibliothèque du Congrès… ou, dans un proche avenir, des souvenirs artificiels : vivre des aventures inimaginables…sans risques.
Les EP revendiquent un droit : « L’humanité a souffert pendant des siècles d’une contingence matérielle qui semblait immuable. Aujourd’hui, il est donné à l’homme un sésame vers un avenir meilleur : la maîtrise de ses imperfections et des lourdeurs de son corps ! »
Derrière les réticences que laissent percevoir les personnalités publiques et politiques, on sent le fantôme du scandale des clones, de 27, et la question : « Comment faire bénéficier l’Humanité de toutes les merveilles que lui promettent les progrès de la technique et la protéger des risques de dépendance à ces mêmes technologies ? »
Les anciens partis politiques écologistes réfléchissent à ce qui leur rappelle les combats qu’ils menèrent au début du XXIe siècle contre les OGM. Ils ont perdu beaucoup de batailles, gagné certaines, comme le moratoire sur le clonage humain de 2027, d’une guerre qui semble se relancer dans cette question des implants.
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