Les projets autour de FuturHebdo bougent...
03/08/2059 : Industrialisation des champs spatiaux.
29/06/2059 : Déchets en ligne de mire
01/06/2059 : Publicité intrusive - -
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20/04/2059 : Droits intellectuels et robotique
Youri Bassegnac, jeune génie autodidacte de l’informatique et de la robotique, à commencé par "customiser" avec succès ses robots. Plutard, il a proposé à son entourage d’apporter des modifications afin de personnaliser les robots. Il répondait ainsi à tel ou tel particularité ou goût. Puis, par voix de promotion médiatique, Youri a élargi son public permettant à tout à chacun d’apporter des modifications substentielles à des robots construit en série. Chaque possesseur de robot le sait, l’acquisition d’un robot reste un investissement substentiel. Youri, quand à lui, proposait ses customisations à prix très abordable.
En première instance, les fabricants de robots qui revendiquent le droit exclusif d’intervention sur leurs machines, systèmes et sous systèmes, mécaniques aussi bien qu’informatiques, avait obtenu gain de cause. Ce premier jugement a mobilisé la communauté des développeurs en licence libre tout comme les associations de consommateurs quand à été mis à jour le vide juridique autour de la propriété effective du robot qui reste le fabricant, malgré l’achat de la machine. A l’image de l’achat d’un véhicule personnel, qu’est-ce qui prime : le droit à la propriété intellectuelle d’un des organe électronique ou le droit à la propriété privée de l’utilisateur ? Fort de ces soutiens, Youri Bassegnac a fait appel du jugement en première instance.
Pour modifier les machines qui lui ont été confiées, le jeune homme a utilisé des nanobots programmés par ses soins. Ces modifications portent aussi bien sur la programmation comportementale que l’apparence fonctionnelle. L’ouverture de ce procès en appel tentera d’apporter des éléments de réponse à toutes ces questions, tout en appelant le législateur à apporter rapidement un cadre juridique clair. Les revendeur de pièces détachées robotiques, marché parallèle en plein essot suivra de très prêt le nouveau volet d’une affaire qui les touches au premier chef.
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30/03/2059 : Néo pulps - - - - - - - - -
16/03/2059 : L’éternité au poignet
16/02/2059 : Monnaie fiduciaire électronique
09/02/2059 : Mon bijou et pas un autre
02/02/2059 : Le prix de la beauté -
01/12/2058 : Compagnons cybernétiques
03/11/2058 : L’intimité du bijou - -
13/10/2058 : De l’industrie des animaux de compagnie
08/09/2058 : L’éternité au poignet
11/08/2058 : Class action transnational
14/07/2058 : Encombrements robotiques
09/06/2058 : Copie carbone délictueuse
26/05/2058 : Faux et usage de faux
Le petit monde du clonage industriel frémit du dernier scandale qui vient de retentir en son sein. Afin de tenir des délais contractuels, la célèbre compagnie de clonage animalier, Sweet Pet Back (SPB), est accusée par des associations de consommateurs de livrer des animaux non clonés.05/05/2058 : Tests à géométrie variable

Le papier électronique et la généralisation des connexions MyriaLink ont apporté de nouvelles possibilités dans la collecte des données. L’analyse en temps réel de votre profil « psycho-sociologico-édito gélatineux », non plus selon 4 ou 5 typologies pré-établies mais avec une précision issue et acquise des bases de données existantes, vous concernent selon vos profils comportementaux privés et professionnels disponibles souvent à votre insu sur le Net. On appelle ces bases de données des e-Moi (moi électronique). Sans jamais avoir été interdits, ils ne sont pas tolérés… et, très souvent, ils font l’objet de tractations très onéreuses. Au début du siècle, c’était des bases de données ne contenant que des adresses électroniques qui étaient au cœur des transactions entre marchands électroniques. Aujourd’hui ce sont des vrais profils psychologiques.
Une autre subtilité existe, plus cachée pour ne pas dire sournoise. Avez-vous remarqué la case décochable (opt-out) autorisant par défaut la connexion du magasine avec votre e-Moi ? Savez-vous qu’en laissant cette case cochée, au moment de faire votre test, votre magasine préféré pourra analyser en temps réel vos réactions, vos délais de réponse, vos hésitations, vos montées d’adrénaline, votre pression artérielle, votre rythme cardiaque… autant de paramètres utilisés pour mieux contrôler, personnaliser disent les rédacteurs des tests, la pertinence de la réponse au test auquel vous vous êtes prêté. Mais c’est votre e-Moi que vous aurez nourri, faisant grandir la connaissance que les marchands ont de votre profil.
Alors, la prochaine fois que vous lirez votre magazine, prenez le temps de chercher la petite case, et décochez la ! Faites que votre test reste un moment de plaisir personnel.
Le 16 avril 2058 : Éboueurs orbitaux

Les Nations Unies renouvellent, cette semaine, le mandat de la compagnie X-Olia qui a pour mission de nettoyer les parages de la Terre de ses nombreux débris orbitaux. Ce mandat, accordé au terme d’une longue procédure, permet à la X-Olia de collecter auprès des différents opérateurs orbitaux et spatiaux une taxe qui finance, en partie, la flotte des vaisseaux poubelles orbitaux.
Robotisés, pour la plupart, ces vaisseaux sont munis de radars à très haut pouvoir de résolution afin de repérer les plus petits objets. Ce qui fait la force du travail de X-Olia est une autre collecte : celle des informations sur l’ensemble des mouvements spatiaux, qu’ils soient passés, présents ou à venir. C’est une impressionnante base de données qu’a constitué l’éboueur spatial, sur tout ce qui passe à proximité de la Terre. C’est ainsi que grâce à de puissants simulateurs, on arrive à retrouver nombre de débris, consécutifs à des destructions d’engins, même très anciens, là où on ne les attendait pas.
L’établissement de cette base de données, qui appartient à l’ONU, ainsi que les simulations qui lui sont associées, faisaient partie des conditions à remplir pour obtenir le mandat international. Cette connaissance des mouvements spatiaux est appelée à de nouvelles missions avec la prochaine exploitation des astéroïdes projetés sur la face cachée de la Lune. X-Olia, sans réel pouvoir, a, néanmoins, émis un avis défavorable au sujet de ce type d’exploitation minière.
A l’occasion du renouvellement de ce mandat, il n’est pas sans intérêt de rappeler que le traitement des débris spatiaux avait mal commencé, en 2022, moment où, une société privée, la Trabendo Orbital Wast Corp. (TOW), avait tenté de prendre en otage les opérateurs orbitaux. La TOW leur extorquait des sommes faramineuses sous la menace de voir les déchets collectés relâchés à proximité de tel ou tel satellite ou installation spatiale. L’affaire avait fait grand bruit. C’est de ce scandale qu’est né le mandat international d’éboueur orbital

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Le 3 décembre 2057 : Syndrome récurant

Avec la généralisation des caméras intégrées aux ordinateurs, des entreprises telle que Google avaient tenté de modéliser les comportements des internautes et, plus particulièrement, des mouvements de l'œil afin de déterminer où placer les messages publicitaires. Ces recherches amenèrent les programmeurs à développer des langages permettant aux pages des sites d’être dynamiques, c’est à dire, de prendre la composition la plus adaptée à un individu donné.
Jamais ces recherches arrivèrent à prouver la pertinence des fonds investis. D’autant plus que nombre d’utilisateurs quittèrent les providers trop entreprenant à l’encontre de leurs libertés individuelles.
Qu’il s’applique à « la colonne de droite » ou à tout autre endroit d’un espace virtuel, il est évident que l’esprit humain sait ne voir que ce qu’il veut voir. Les publicitaires font appel à une armée de moyens toujours plus diversifiés. L’un de ces moyens consiste en l’analyse des bruits environnants de l’ordinateur, afin de déterminer les habitudes de l’utilisateur. Les contrôles des caméras étant inaccessibles à l’utilisateur lambda, l’analyse peut donc se faire en toute tranquillité et sur de longues périodes. Il ne reste à l’utilisateur que la liberté d’éteindre son ordinateur, au lieu de le laisser en veille…

