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13/07/2059 : Planète sauvage - - -


A début du siècle, au nom d’un éveil bien tardif à une conscience écologique planétaire, se sont créées, à tours de bras, des réserves naturelles sur l’ensemble des cinq continents. Au nom de cette même nouvelle conscience, un grand nombre de personnes avaient été déplacé afin préserver, dans ces réserves impressionnantes tant pas leurs tailles que par leurs nombres, ces créations drainaient des financement internationaux dans des pays en manquent chronique des liquidités, des espaces en quête de virginité pour la préservation des espèces sauvages en voie de disparition.
En Afrique, en Inde, même en Chine, à peine sortie du communisme d’état, de gigantesques parcs se sont bâtit aux détriments des droits des populations les plus pauvres à qui ont a enjoint de quitter leur domicile, sans compensation aucune et souvent par voie de violence. Une fois les parcs nettoyés de toute présence humaine, il a fallut repeupler ces vastes domaines. Et, encore une fois, on vit, au nom de l’écologie, des comportements aberrants : de grands safaris furent organisés en vue de collecter, dans d’autres régions, des animaux privant de fait les autochtones et, souvent, les déportés, de leurs gibiers naturels nécessaires à la subsistance des familles, villages et camps de réfugiés en mal d’insertion.
Les chasseurs n’avaient plus rien à chasser ! Qu’à cela ne tienne, l’opinions publique internationale étaient satisfaite et les fonds internationaux affluaient dans les caisses des gouvernements, dans les capitales... les provinces, généralement, reculées, en charge de la gestion des parcs, devant se contenter de l’éventuelle nouvelle manne du tourisme écologique !
Que reste-t’il aujourd’hui de ces grands parcs sauvages ? Ils sont devenus, pour ceux qui existent encore, de grands parcs d’attraction comme le sont les Disneyland ou autres Dubailand Resorts. Rien n’ai plus vraiment sauvage, dans ces environnements qui se sont tournés vers le tourisme de masse plus rémunérateur que l’écologique. Rien n’ai plus vraiment sauvage dans ces milieux entretenus par des armées de robots régulateurs dont la principale tâche est l’entretien de la magnificence de ces jardins extraordinaires.
Bizarrement, le monde sauvage, mis à part quelques forêts miraculeusemnt préservée en Amérique du Sud, Afrique Equatoriale ou dans les grandes îles de l’océan Indien, on le trouve dans nos contrée. Définitivement déserté par une urbanisation toujours galopante, nos campagnes que l’on parle de la France, de Espagne, de Allemagne ou de la Pologne... sont devenu des viviers de biodiversité... avec toujours les robots qui, là, agissent de manière plus raisonnée : il n’y a aucune galerie à épater ! (voirFH/YVA du 28/07/2058 : Alliers de plumes et d’acier)
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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08/12/2058 : Peuplades virtuelles

L’intelligence Artificielle et ses développements trouvent un nouveau débouché en venant au secours des cultures disparues ou en voie d’extinction. Sous l’égide de l’ONU, d’ors et déjà instigatrice de l’Arche du Spitzberg qui participe à la sauvegarde de la biodiversité de la planète, vient d’être créé une arche ethnologique virtuelle. Pour les peuplades dont il ne reste que quelques chants ou un lexique tout à fait parcellaire, ce champ ethnologique virtuel (CEV) représente un véritable espoir en assurant la sauvegarde et la perpétuation de ces matériels culturels les plus divers. Les scientifiques sont chargés d’alimenter cette base de données "vivante" en la complétant de leur dernières découvertes archéologiques et ethnographiques.
Le CEV prend la forme d’un vaste réseau d’ordinateurs qui se connectent à un très puissant simulateur dans lequel ont été modélisés la planète Terre, ses différents milieux de vie, l’ensemble de son écosystème... Chaque ordinateur connecté à la modélisation supportent une unité culturelle et ethnographique appelé AVES (Agent Virtuel Ethnique Spécialisé). Comme un ARI spécialisé à l’extrême, les AVES sont envoyé dans cette planète virtuelle.
Avant de "se nourrir" des données qui concernent une peuplade précise, les AVES ont été programmé pour réagir selon les modélisations les plus récentes des comportements des groupes humains en fonction de leur tailles, leurs milieux de vie, leur niveau technologique... devenant ainsi l’archétype du groupe humain, vierge de toute influence. L’AVES, une fois qu’il a intégré les données ethnographiques d’un groupe humain précis, se met à vivre et devient la virtualisation de ce groupe. Les ethnologues peuvent à partir de cet instant observer l’évolution de cette population animée par son intelligence et son instinct de survie artificielle. Nourrissant son histoire, lui révèlant ses mythes et légendes pedues, lui rendant sa technologie et son artisanat oubliés... le scientifique pourra même se promener dans le temps virtuel de cette population modélisée, de plus en plus fidèle à l’originale à la mesure des données réelles injectées, et observer ainsi le passé aussi bien que l’avenir des peuples de la Terre.
Les historiens, comme d’autres scientifiques, demandent à avoir accès au CEV pour y faire revivre des civilisations telles que l’Egypte des pharaons, la Grèce hellénistique, les Incas précolombiens, civilisations dont les matériels archéologique et ethnographique ne manquent pas. A quand la modélisation de notre civilisation moderne pour envisager sa destinée ?
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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