Les projets autour de FuturHebdo bougent...

Mise à jour 27/06/2013 : Ce site (pour la troisième ou la quatrième fois) re-passe en sommeil. Désormais, c'est www.futurhebdo.fr qui devient le fer de lance de FuturHebdo sur le Net !

Bonne navigation,
Affichage des articles dont le libellé est Intelligences Artificielles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Intelligences Artificielles. Afficher tous les articles

24/08/2059 : Pathologies virtuelles

Une nouvelle section de l’Arche du Spitzberg voit le jour. Après la collecte des graines et la congélation des gamètes du plus grand nombre de formes de vie végétales et animales. Après la collecte des génotypes numérisés de ces différentes formes de vie, collecte poussée à une échelle vraiement planétaire, l’Arche s’attaque, bien tardivement, à la collecte des gènes de l’ensemble de vecteurs pathogènes connus et identifiés, que l’on parle de virus, bactéries, champignons ou poisons organiques (molécules complexes).
L’innovation de cette nouvelle évolution de l’Arche du Spitzberg est l’injection de ces modèles génétiques virtualisés dans un modèle numérique d’une planète également virtuel. Charge à des intelligences artificielles (IA) spécialisées de tester "in virtuo" l’ensemble de ces nouvelles entités digitalisées sur l’ensemble des modèles génétiques de toutes les formes de vie déjà présente dans les bases de données de l’Arche, en testant toutes les combinaisons possibles et inimagonabes...
Pour accomplir cette tâche, on parle de décennies tant elle est complexe. mais les efforts techniques et financiers consentis à ce nouveau projet, par ailleurs décrié (pourquoi numériser un virus plutôt qu’un papillon ?), seront compensés par "les bénéfices et retombées positives attendues par l’ensemble de la communauté scientifique au profit de l’humanité" déclare le porte-parole de la présidence de l’Arche du Spitzberg (Voir FH/YVA du 05/02/2057 : L’Arche de Noé mise en danger).
Cette organisation internationale ne cesse de prendre de l’ampleur déchaînant convoitises et jalousies. D’autant plus que travaillant sous l’égide de l’ONU, les découvertes concrétisées sous sa responsabilité tombent sous le coup des brevets humanitaires, donc inaccessibles à toutes exploitations privées et exclusives. Néanmoins certains s’interrogent sur des rapprochement douteux entre cette organisme public planétaire et certains grands groupes privés qui tentent de glaner certaines informations, tentant toujours, malgré les risques de lourdes sanctions prévues par le droit international, de détourner une autre interdiction : le brevet de tout matériel génétique humain (Voir FH/YVA du 08/12/2058 : Peuplades virtuelles).
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

17/08/2059 : Ubiquité numérique -

Vous êtes en réunion, vous dormez, vous êtes au cinéma, vous êtes en voyage... autant de situations au cours des quelles vous ne pouvez pas répondre aux personnes qui souhaitent entrer en contact avec vous, mais pour lesquels vous souhaitez rester joignable.
La vieille messagerie numérique peut remplir cette tâche... à moins que vous souhaitiez offrir à votre interlocuteur une gamme de réponses plus large. L’intelligence artificielle peut vous permettre cette fonction. Qu’on l’appelle le Hub-média ou AvRil (Avatar de Réseau Intelligent, évolution du ARI - Agent de Réseau Intelligent), cette interface propose à tout interlocuteur d’entrer en contact avec un clone numérique de vous-même et de le renseigner au mieux, en votre absence.
Ce clone numérique se "nourri" de tout ce que vous faites au cours de votre journée. Chacun de vos déplacements, chacunes de vos actions ou de vos choix remplissent la base de données de votre AvRil. Ce mouvement de centralisation avait été initié par Google, dans les années 10, avec Grand Central, système de convergence des appels téléphoniques et autre messageries électroniques. Aujourd’hui, la database tire ses informations de ces mêmes vecteurs mais aussi de votre système de paiement (CB ou embarqué à votre téléphone ou Navigo...). Vos conversations téléphoniques ainsi que le contenu de vos mails, les informations issue de votre CenDo (Centrale Domotique) sont autant de sources d’informations qui rendent votre AvRil toujours plus crédible à vos interlocuteurs en votre absence. Les carnets d’adresses, qu’ils sont privés ou sociaux (Facebook et consorts...) sont la colonne vertébrale de la hiérarchisation de ce flot de données : déterminer si telle ou telle information est de l’ordre de l’intime, du privé, des relations civiles, administratives ou professionnelles... Et donc, ne divulguer ce informations qu’aux personnes concernées, informations qui tombent sous le coup des lois PEMA (Private Electronic Mail Address).
Un autre aspect du paramétrage de l’AvRil est son apparence. Vous pouvez choisir un clone immuable ou évolutif (les critères ne manquent pas...), un clone réaliste ou bien encore une forme fantaisiste... Ces diverses options réagissant aux mêmes règles de hiérarchisation de l’information. Un ultime choix, parmi une multitude, est celui de prévenir ou non votre interlocuteur qu’il s’adresse à un avatar. Cette option prenant toute sa "saveur" quand vous faites le choix d’avatar réaliste de votre image réelle. Cette option, la plus troublante, étant aussi la plus révélatrice de l’évolution de l’Intelligence Artificielle sur les réseaux ! Elle induit beaucoup de choses dans les relations inter-personnelles... D’autant plus qu’elle oblige le propriétaire à se renseigner régulièrement sur les conversations que son AvRil aura pu avoir avec son entourage.
Ainsi, l’enjeu de cette nouvelle technologie, mise à la disposition du grand public, se situe dans l’influence que la technologie peut avoir dans les relations humaines. Que se passerait-il si une personne, pour telle ou telle raison, "abandonne" ses contacts avec le monde réel à son AvRil ? L’AvRil a-t-il une existence légale ? Une administration peut-elle tenir comme authentique des informations fournies par un AvRil ? Un utilisateur peut-il se décharger d’une responsabilité en avançant l’argument que l’AvRil n’est pas habilité à répondre à sa place dans tel ou tel domaine ? Le virtuel qui par l’intermédiaire de ces interfaces intelligentes de substitutions font une entrée fracassantes dans le monde réel, ne va-t-il pas encore plus troubler un monde que beaucoup sentent en manque de repères ?
D’après une idée de Christian Gatard.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro


Read more

08/06/2059 : Domotique ou majordome robotique ?


Les économies d’énergie ou, plus précisément, l’optimisation de sa consommation restent, depuis plusieurs décades, la grande thématique qui concentre tous les efforts industriels, tous domaines d’activités confondus.
Le logement individuel n’y echappe pas, il est même devenu une science comportementale et technique : la domotique. Mais, chacun, en son logement, ne reçoit pas de traitement égale en matière de domitique. Tout dépendant de la date de construction. Et, notre pays est riche, en millions, de logements bâtis bien avant l’avènement de cette science qui occupe bien des amphithéâtres de faculté et fait la fortune des équipementiers domestiques.
Pour faire simple, chaque proprietaire ou locataire d’un de ces logements anciens, si celui-ci n’a pas été "mis à jour", se trouve face à trois choix : laisser le logement en l’état de "logement inerte", se lancer dans des travaux d’intégration de systèmes domotiques ou faire l’aquisition d’un majordome robotique.
La première des trois situations bien que n’étant pas "politiquement correcte", recueille les suffrages de nombreux foyers, principalement chez les personnes propriétaires de leur logement. Les bailleurs font plus facilement le pas des travaux, incités par les aides gouvernementales.
Alors que l’on pourrait souhaiter voir s’accélérer le rythme de ces travaux, les estimations les plus optimistes n’envisagent la domitisation de l’ensemble du parc de logements français et européens que sous des délais qui se comptent encore en décennies... Car, comme alternative aux investissements et désagréments conséquents aux travaux de domitisation, l’aquisition d’un majordome robotique trouve une place toujours plus grande dans le coeur du grand public. Choix paradoxal au regard de l’hostilité toujours palpable à l’égard de la présence des robots en ville.
Le robot qui semble donc trouver sa place dans la sphère privé se révèle ètre un excellent "manager d’espace domestique" : répondre aux commandes vocales (listes de courses, réglage de température, commandes de lumière, de musique ou d’un plat cuisiné... plus, tout ce qu’il peut gérer de manière autonome, selon un protocole établit par logiciel intégré( ou téléchargé, pour les propriétaires de robots non spécialisés). Les promoteurs de la robotique voient dans les majordomes un excellent moyen de faire progresser le nombre de robots dans la cité d’une manière douce, ventant les mérites d’une domitique beaucoup plus souple et adaptable au plus près des désirs et comportements de chacun, en opposition totale avec la domitique intégrée, plus discrète mais figée, selon ses détracteurs.
La domotique dite intégrée est pourtant bien une forme de robotique... quoique plus discrète ! Il semblerait, qu’une nouvelle fois, ce soit la guerre de l’anthropomorphisme du robot qui fasse rage !

© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

26/01/2059 : Intelligences couplées (IC)

le grand public connaît les IC dans des domaines tels que ceux de la médecine. Les IC permettent, par exemple, à un chirurgien d’opérer un cœur qui bat toujours dans la poitrine du patient. Le robot se charge d’annuler les mouvements du cœur par des mouvements opposés, il en fait de même avec la prise de vue. Le chirurgien en IP (Immersion Partielle) voit le cœur immobile et peut se concentrer sur son opération, assisté, toujours par le robot, dans ses gestes les plus délicats.
Le monde du cirque s’est récemment emparé des possibiltés qu’offrent les IC : sur la piste des frères Martelli, un des derniers grands cirques qui sillonne le monde, vient d’être présenté pour la première fois un numéro de trapèze volant mêlant un humain et une unité IC. C’est stupéfiant ! Le robot IC du cirque est un dérivé civil d’une unité militaire. On retrouve ce type d’unité IC auprès des pompiers et autres GIGE, mais les uns comme les autres restent tout aussi discret que les militaires sur l’utilisation et les capacités réelles de ces machines qui, qu’on le veuille ou non, effrayent le public. Le cirque laisse aisémment imaginer ce dont ces redoutables combattants IC sont capables alliant la vitesse et la force du robot au décision humaine.
On peut néanmoins s’interroger sur le niveau d’application des lois de la robotique dans l’unité IC du cirque : il est évident que les voltiges accomplies par l’étrange duo, homme-machine, va à l’encontre de l’impérieuse obligation de protection des êtres humains à laquelle sont soumis les robots. Le terme IC implique que derrière le robot en action, il y a un humain aux commandes. Mais cette machine reste néanmoins un robot. Alors, encore une entorse aux règles de bonne cohabitation homme-robot ?
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

12/01/2059 : IA sous tutelle - - - - -

Le robot parfaitement anthropomorphe n’est pas pour demain… juste, après demain ! Tout le monde en semble convaincu que l’on se place du côté des défenseurs de la robotique ou des opposants. Parlant de robots anthropomorphes, là encore tout le monde s’accorde sur le sens de cette expression : un robot parfaitement semblable à une personne humaine au point de faire oublier les origines artificielles du robot. L’éventualité de cette confusion quitte le domaine du virtuel pour entrer de plein pied dans celui du possible... et les armes sont fourbies afin de prendre part à la polémique qui monte : Peut-on laisser un robot duper un humain sur son identité originale ?
Les lois de la robotique empêche, en théorie, à un robot de mentir à un être humain car ce mensonge pourrait mettre en danger la sécurité de cette personne. Mais les chercheurs comme certains utilisateurs (militaires, industrie du sexe, loisirs extrêmes…) ont toujours demandé qu’il y ait une certaine souplesse dans l’application de ces lois fondatrices du comportement robotique afin d’augmenter l’efficacité des robots dans les tâches qui leurs sont assignées, dans certains domaines d’activité bien particuliers. C’est le cas de l’ODA des exosquelettes militaires : la compréhension par l’ODA de la notion de "personne humaine" a été restreinte au soldat qui porte l’armure et aux membres du même camp, ceci afin d’être plus efficace sur les champs de bataille. Il en va de même pour les sexybots qui n’hésitent pas à emmener les « partenaires » humains dans des joutes pour le moins éprouvantes…
Afin d’éviter des débordements malheureux tout aussi bien que des pertes de contrôles d’unités robotiques potentiellement dangereuses pour les humains, des associations humanitaires laïques, appuyées par le Nouveau Parti du Communisme Européen ainsi que par le Conseil Européen des Cultes Monothéistes (CECM) demandent l’intégration d’une close anti-Turing en préliminaire des lois fondamentales de la robotiques, dites lois Asimov.
Petit rappel : le professeur Turing avait établi un test d’évaluation destiné aux intelligences artificielles. Ce test établissait qu’un machine serait considérée comme intelligente si elle parvenait à entretenir une conversation soutenue, en aveugle (un participant au test ne voyant pas l’autre), avec un être humain sans que celui-ci ce doute qu’il converse avec une machine artificielle. L’ajout de cette close anti-Turing est invoquée au nom du principe de précaution, nul ne sachant ce qu’il adviendrait si une intelligence artificielle se « convainquait » elle-même d’être un être humain, passant seule le test de Turing, en circuit fermé : Cogito Ergo Sum !
L’ensemble de la classe scientifique s’insurge contre cette possibilité qui reviendrait à donner un vigoureux coup de frein dans l’élan que la robotique semblait prendre ces dernières années. Certains, psychologues roboticiens, redoutent même l’apparition de pathologies psychologiques dans les cerveaux artificielles en cas d’application de cette contrainte. Les deux parties s’apprètent à s’affronter aussi bien au plan médiatique que légale, envisageant de porter l’affaire devant la Cour Européenne de Justice.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

29/12/2058 : Assistance au combat

Quelques années après les troupes d’élites, ce sont les unités conventionnelles de l’Armée Européenne qui se voient dotées de leur unités BAACERH (Binôme Artificiel d’Assistance au Combattant en Région Hostile), plus couramment appelé Bagheera par leurs utilisateurs, en référence au personnage de la panthère noire protecteur du le Livre de la Jungle de Rudyard Kipplig.
Ce robot s’était très vite fait connaître malgré le classement "Top Secret" du projet. La grande muette, avec la généralisation de l’utilisation de ce robot a été contrainte d’en publier les caractéristiques les moins confidentielles. On apprend ainsi que le BAACERH est un robot doté de quatre membres à configurations multiples : il passe indifféremment du bipède avec membres supérieurs préhensiles au quadrupède courant, grimpant, nageant sans contraintes de position antérieure ou postérieure pas plus que supérieure ou inférieure. Les articulations se reconfigurent en permanence par garder les membres du robot dans une disposition optimale en fonction de la mission demandée.
Au service du combattant, le bagheera sert avant tout à porter les lourds matériels indispensables à l’être humain. Cette première fonction, mise ne avant par les autorités militaires, ne doit occulter que le BAACERH devient un allier redoutable en période de combat : asservi à l’armure exosquelette du soldat, le BAACERH, grâce à son ODA dédiée, devient une extension autonome du soldat. Ce dernier peut lui demander des missions de protection rapprochée comme d’autres d’observation à distance, ou, bien évidemment, de combat direct, le soldat voyant ainsi sa force de frappe multipliée par au moins deux (les performances de l’humain pouvant supporter la comparaison de celles du robot grâce à l’exosquelette).
Il va de soi que les 3 Lois de la robotique ont été fortement modifiées pour accepter le combat direct et donc la blessure, voire la mort d’un soldat opposant. Ces altérations marquent un nouveau stade après les premières effectuées sur l’ODA des exosquelettes. Les militaires sont allés encore plus loin dans une autonomie libérée de la contrainte de la protection humaine, la restraignant au binôme humain. Les opposants à ce débridage de l’intelligence artificielle se déclarent sidérées que l’Armée aie généralisé l’usage de ces unités robotiques de combat. En vain.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

08/12/2058 : Peuplades virtuelles

L’intelligence Artificielle et ses développements trouvent un nouveau débouché en venant au secours des cultures disparues ou en voie d’extinction. Sous l’égide de l’ONU, d’ors et déjà instigatrice de l’Arche du Spitzberg qui participe à la sauvegarde de la biodiversité de la planète, vient d’être créé une arche ethnologique virtuelle. Pour les peuplades dont il ne reste que quelques chants ou un lexique tout à fait parcellaire, ce champ ethnologique virtuel (CEV) représente un véritable espoir en assurant la sauvegarde et la perpétuation de ces matériels culturels les plus divers. Les scientifiques sont chargés d’alimenter cette base de données "vivante" en la complétant de leur dernières découvertes archéologiques et ethnographiques.
Le CEV prend la forme d’un vaste réseau d’ordinateurs qui se connectent à un très puissant simulateur dans lequel ont été modélisés la planète Terre, ses différents milieux de vie, l’ensemble de son écosystème... Chaque ordinateur connecté à la modélisation supportent une unité culturelle et ethnographique appelé AVES (Agent Virtuel Ethnique Spécialisé). Comme un ARI spécialisé à l’extrême, les AVES sont envoyé dans cette planète virtuelle.
Avant de "se nourrir" des données qui concernent une peuplade précise, les AVES ont été programmé pour réagir selon les modélisations les plus récentes des comportements des groupes humains en fonction de leur tailles, leurs milieux de vie, leur niveau technologique... devenant ainsi l’archétype du groupe humain, vierge de toute influence. L’AVES, une fois qu’il a intégré les données ethnographiques d’un groupe humain précis, se met à vivre et devient la virtualisation de ce groupe. Les ethnologues peuvent à partir de cet instant observer l’évolution de cette population animée par son intelligence et son instinct de survie artificielle. Nourrissant son histoire, lui révèlant ses mythes et légendes pedues, lui rendant sa technologie et son artisanat oubliés... le scientifique pourra même se promener dans le temps virtuel de cette population modélisée, de plus en plus fidèle à l’originale à la mesure des données réelles injectées, et observer ainsi le passé aussi bien que l’avenir des peuples de la Terre.
Les historiens, comme d’autres scientifiques, demandent à avoir accès au CEV pour y faire revivre des civilisations telles que l’Egypte des pharaons, la Grèce hellénistique, les Incas précolombiens, civilisations dont les matériels archéologique et ethnographique ne manquent pas. A quand la modélisation de notre civilisation moderne pour envisager sa destinée ?
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

01/12/2058 : Compagnons cybernétiques

Ils prennent la forme d’un serpent, d’une queue de scorpion ou d’une natte de cheveux anodine ou plus prosaïquement, d’un bras de robot. Ils réagissent à leur environnement, au rythme de ceux qui les portent. Ils ? Ce sont les derniers gadgets de l’industrie robotique : le cyber-pet, un compagnon robotique de petite taille connecté à l’HyperNet et qui vous averti de l’arrivée de nouveaux messages. Il en va de même avec les appels téléphonique. Il vous indique votre chemin quand vous lui avez dit où vous alliez, à moins qu’il ne l’ai su en consultant votre agenda en ligne. Votre cyber-pet peut aussi vous distraire avec de la musique, des livres audio ou des jeux.
Le cyber-pet se porte au bras ou au cou. Lover autour de votre poignet il ressemblera à un serpent, alors qu’autour du cou, il pourra prendre l’apparence d’un simple queue de cheval. Il est doté d’empathie artificielle programmée à partir de comportements d’animaux. Le module E2A (Empathie Artificielle Animale) est bien évidemment une réduction d’une ODA conventionnelle. Le cyber-pet sait ainsi associer une variété de comportements en réponse à des stimuli extérieurs : le téléphone, un message électronique, un mot, l’heure du jour, un lieu, voir même, dans proche avenir, selon les développeurs, les intonations de voix et l’humeur de son propriétaire.
De nombreux utilisateurs avouent avoir sucombés aux relents de parfum d’interdit en privilégiant, pour leur cyber-pet, l’apparence du serpent tentateur. Celui-ci vient vous susurrer sensuellement, à l’oreille, telle ou telle information. Tout ceci donnant, surtout, lieu à un ballet fascinant qui met en valeur la merveille technologique ; On le voit s’avancer sur son bras pour suivre une conversation qu’on lui a demandé d’enregistrer, il se dresse sur l’épaule, telle une figure de proue miniature pour vous diriger...
L’engouement populaire assure une évolution rapide des logiciels E2A comme du hardware. Les utilisateurs attendent surtout des améliorations axées sur la mobilité, le poids et l’autonomie. Plus léger et rapide sera le cyber-pet, plus la ressemblance avec l’animal sera confondante : les utilisateurs de cyber-pet recherchent cette convergence. Ils semblent ainsi s’accommoder d’une présence robotique que généralement les gens refusent en masse. "Pas de concurrence, pas de lois (de la robotisé, ndr) !" tel semble être le mot d’ordre de l’engouement autour des cyber-pet.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

27/10/2058 : Puériculture ludique


La robotique ne se lasse pas de déployer tous ses atours afin de se faire accepter par la société civile, même si cela crée des formes inattendues. Le partenaire sexuel robotique, couramment appelé sexybot, sans desservir la cause robotique, n’a pas changé grand chose. Le sextoy « classique » a depuis longtemps trouvé sa place dans les étagères, mais peu de gens assument une sexualité épanouie avec un compagnon robotique. Les magazines d’influence se répandent en exemples célèbres, mais la rue a du mal à laisser entrer le robot dans son lit. Et pourtant, à l’inverse du sextoy qui est plus généralement destiné aux femmes, le sexybot à tout pour satisfaire les deux sexes.

L’industrie de la robotique toujours en veine d’inspiration a imaginé une nouvelle forme à donner à ses produits : le poupon. En effet, la proportion de célibataires n’a jamais été aussi importante, et le désir d’enfanter chez ces célibataires est une réalité. Les poupons réalistes plus ou moins automatisés existent depuis longtemps. Des générations de femmes, ainsi que de nombreux hommes, ont pu assouvir leurs désirs de langer et bercer un petit être, grâce à ces ersatz. Aujourd’hui, leur plaisir sera encore plus grand et plus accompli, grâce au bébé robot.
Le bébé robot, Toy-Noda propose sa première gamme sous le doux nom de BabyBot (dénomination destinée à devenir un terme générique), est doté d’une ODA dont la psychologie a été construite autour de la petite enfance humaine. Les ingénieurs ont accentué, dans la programmation comportementale, une affectivité empruntée au chat ou au chien. Ainsi, le propriétaire d’un babybot peut entrer dans une réelle interaction avec son enfant robotique, se laissant aller à tous les élans d’affectivité qu’il souhaite, avec l’assurance, plus ou moins avouée, d’être entièrement sous la protection des trois lois de la robotique. Car le babybot reste un robot complet, aux capacités mécaniques étonnantes, qui reste fidèle à sa programmation comportementale tant que son propriétaire, ou tout autre être humain, ne se trouve pas en danger. Que demander de plus : plaisir et sécurité !
@ Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

22/09/2058 : Apogée du Virturama

Les Actor’s Studios ne désemplissent pas et pourtant que reste-t-il de la gloire d’être acteur à l’heure du tout numérique et de la virtualité ?
Quand on se replonge dans l’histoire du cinéma, on constate, à l’évidence, que le progrès technique a toujours été un vecteur d’évolution de cette forme d’expression. Ce fut le son puis la couleur, viendront ensuite les formats d’image toujours plus grands, puis les effets spéciaux passeront à l’ère du numérique... Enfin, au début du XXIe siècle, le passage au tout numérique. A la même période, l’augmentation du nombre de chaînes de TV avec la généralisation de ce qui, à terme, allait devenir l’HyperNet (convergence TV + Internet) demandait la production d’un nombre d’heures de programmes toujours plus important. La production audiovisuelle, au sens le plus large et dans sa forme la plus traditionnelle, vivait ses heures de gloire.
Au printemps 2022 et avec 60 ans de retard, sortait le dernier film de Marilyn Monroe. « Something’s got to give » de George Cukor n’avait pourtant jamais été fini, Marilyn s’étant suicidé au cours du tournage. Cette performance posthume a été rendue possible grâce à une Intelligence Artificielle Limité (LAI, notez la proximité de prononciation avec "lie", mensonge, mentir en anglais...), construite autour de la personnalité de Marilyn et nourrie de l’ensemble des images que l’on possède de la star hollywoodienne. Le film, quant à lui, à été fini grâce aux notes laissées par George Cukor. Le studio, propriétaire de ces archives, les avait vendues à Shuzen Entertainment peu de temps avant son rachat par European Telecom, au grand dam de ce dernier.
Les rushs tournés du vivant de l’actrice on été restaurés, les autres personnages ont été joués par des acteur IAL ou par des humains grâce au motion capture. Le rendu final a été vieilli afin de ressembler aux images de 1962. On en oublie les acteurs virtuels ! Alors pourquoi tant de monde aux portes des écoles d’acteurs ? Quand on ne veut pas être le « moteur » d’un personnage virtuel par le moyen de la motion capture, quelle perspective explique l’engouement autour de ce métier ?
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
Read more

28/04/2058 : IA en marche


La société BNE, éternelle concurrente de Santel, présente son premier couple Proc-PSIA, une puce et son système d’exploitation associé, issu d’une conception entièrement artificielle.

Cette puce a été conçue par un programme de simulation d’intelligence autonome (PSIA) possédant des capacités d’apprentissage et de d’autocorrection extrêmement développées. Ce qui a présidé à la « naissance » de l’unité Proc-PSIA-fille est la résolution d’une succession de questions et de problèmes primaires. Le programme a simulé un comportement social motivité par un instinct de protection et des simulacres de notions de plaisir et de douleur, au sein d’un univers purement artificiel. Ces modélisations d’instincts sont issues la quantification et la qualification d’une notion purement physique : la consommation énergétique qui est induite « l’effort » accompli pour résoudre une opération mathématique. Les problèmes que le PSIA a eu à résoudre sont qualifiés d’environnement restrictif, car ils ont été accompli dans un univers clos. Mis à par les bases de données spécialisées et nécessaires à la simulation, le PSIA n’avait aucun contact avec l’univers réel.

La seule intervention humaine dans le processus de conception de cette unité Proc-PSIA, effectivement de deuxième génération, s’est réduite à s’assurer que la fonction de « reproduction » était bien incluse dans le nouveau système d’exploitation généré par le programme parent. On parle même de génétique artificielle, dans laquelle les lignes de codes sont les gènes du nouveau Proc-PSIA. Les ingénieurs ont analysé le code généré afin d’y identifier les gènes de chaque fonction, comme on le fait pour tout être vivant.

Les grands-parents humains attendent de voir ce que le rejeton va donner comme descendance de troisième génération. Le nouveau Proc-PSIA va être soumis à de nouveaux stimuli, son univers va être étendu à des portions du nôtre, les ancêtres biologiques se gardant le droit d’une sélection drastique de cette future descendance.

Read more

Le 12 novembre 2057 : Naviguer de conserve…


…jamais sans mon ARI (Agent de Réseau Intelligent), IWP en anglais (Intelligent Web Probe) !
Le Web n’a jamais compté autant de pages, rien ni personne n’a pu entraver la progression de ce nombre… pas même les grandes crises économiques ! Tant et si bien que l’information pertinente est devenue très difficile à dénicher.

Telle une mégapole perdue dans une jungle dantesque, seule une infime partie du réseau est connue, cartographiée… à tel point qu’aucun GPS virtuel n’arrive à donner une image exacte de l’espace virtuel dès lors que l’on s’éloigne des sentiers battus. On dit souvent que l’information est noyée au milieu d’un bruit très élevé. C’est dans ce contexte que sont apparus les Agents de Réseau Intelligents.

Ce sont ces programmes issus des moteurs de recherche mais dotés de capacités d’apprentissage. Ils sont au monde informatique ce que sont les ODA au monde réel. A l’opposé, des moteurs de recherche du style MPG (My Private Google) qui centralisent toutes les données utilisateurs, l’ARI est une unité informatique collaborative et inviolable : l’ARI tombe sous la protection des lois relatives à la vie privée. L’ARI bénéficie aussi des énormes progrès accomplis dans la miniaturisation des mémoires. Ainsi plus l’ARI navigue, mieux il vous connaît, mieux il connaît le Web, se servant de votre contact pour toujours développer de nouvelles stratégies d’exploration du Web.

Le fait de quitter le monde connu ralenti les recherches. Mais l’ARI sait lancer des requêtes, plusieurs à la fois, les traiter, les hiérarchiser, les filtrer selon ce qu’il connaît de vous, selon ce qui est induit dans la formulation de la question, selon l’heure qu’il est et l’humeur dans laquelle vous êtes. L’ARI est un compagnon dont l’intelligence varie aussi selon son prix d’achat.

Read more

Le 29 octobre 2057 : Arme mentale



Les forces armées européennes viennent de recevoir les 12 premiers exemplaires de l’avion de combat Typhoon VII de D-Eurofighter. Cet appareil est destiné aux opérations nécessitant la présence de l'homme, du fait de la nécessité de prises décisions, ou en cas de risque électromagnétique qui pourrait endommager l'ODA embarqué (Organe de Décision Artificielle)). C’est le premier à être muni d'une Interface Neurologique-Electro-NanoT (INENT).

L'appareil situé derrière le siège du pilote est un lointain dérivé de l'IRM qui à la fin du XXe siècle avait révolutionné la médecine. Il se fait déjà nommer « détecteur de pensée » ou « techno-télépathe ». Ce nouveau dispositif qui interface l’homme et la machine, profite pleinement des dernières avancées des nanoT et les sciences neurologiques et comportementales.

Le moment le plus impressionnant dans cette nouvelle technologie est la période d'apprentissage entre l’homme et la machine. Il faut couramment compter 200 à 300 heures de pratique pour que l'homme et son interface mentale arrivent à se comprendre correctement en termes militaires. On obtient, très rapidement, des taux compréhension homme/machine supérieur à 98% des ordres et commandes. Plus « l’intimité » grandi entre l’homme et son INENT moins ce même INENT acceptera de « lire » un autre être humain. Car l’apprentissage du binôme humain oblige la machine à se corriger pour développer une adéquation spécifique aux schémas mentaux de l’humain, à ses organisations (sociétés) de concepts.

A peine révélé au grand public, l’INENT est déjà désiré et appelé à grand cri par le grand public. Combien de temps faudra-t-il pour que cette technologie, après de nombreuses autres, quitte le domaine militaire pour le civil ? Mystère…

Read more

Le 7 mai 2057 : Feu les feux tricolores.

En France comme dans le reste de l’Europe, la voiture dans son entendement le plus ancien a vécu : tôt, ce matin, et comme partout en France, les équipes de la voirie de la Municipalité de Paris ont démonté les derniers feux tricolores de la capitale. Désormais les voitures s’autorégulent sur l’ensemble du territoire européen. Bien que, quand on parle de voiture… que reste-t-il de commun entre la voiture de nos grands-parents et celle d’aujourd’hui, dotée d’une ODA embarquée, dotée de capacités robotiques permettant à l’ODA de prendre le contrôle intégral du véhicule ?

Rétrospectivement, la vraie révolution de la voiture, peut importe ce que l’on met sous ce vocable, fut l’apparition de la gestion « pear to pear » de la circulation.

La couverture globale du territoire par les réseaux de télécommunication de dernière génération, ainsi que l’augmentation des capacités des ordinateurs selon la loi de Moore, ont vite permis la gestion décentralisée de la circulation automobile : chaque véhicule partage sa trajectoire et ses paramètres utiles avec les véhicules susceptibles d’être en interaction directe avec lui.

Longtemps, les feux tricolores restèrent en activité aux croisement de nos rues. Comme le volant de direction, un archaïsme que les conducteurs ont eu du mal a laisser partir. Le volant a été remplacé par un simple joystick, l’ODA assurant la précision de la trajectoire. Les feux tricolores, eux, voient leur temps se finir ce jour, 150 ans après leur création : quand la circulation automobile dans les villes devint trop dense, quand les accidents de la circulation augmentèrent trop vite, quand les véhicules automobiles devinrent dangereux pour les autres véhicules circulant sur la chaussée, comme les chevaux ou les charrettes à bras.













Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Read more

Le 9 octobre 2056 : La fusion homme-machine fait débat.

La rue s’est emparé d’un nouveau débat provoqué par les « Enhanced People » (EP).
Toujours à l’affût de ce que la technologie peut apporter à l’humanité, ces promoteurs de l’homme « technologiquement amélioré » ont rebondi sur la dernière innovation de Santel, le géant indien de la mémoire et du stockage informatique : implanter dans le cerveau des cellules artificielles mémorielles, autrement dit de la RAM dans le cerveau ! On parle, dans un premier temps, de gigaoctets. Mais les EP imaginent déjà pouvoir utiliser cette mémoire pour garder avec soi, pourquoi pas… la bibliothèque du Congrès… ou, dans un proche avenir, des souvenirs artificiels : vivre des aventures inimaginables…sans risques.
Les EP revendiquent un droit : « L’humanité a souffert pendant des siècles d’une contingence matérielle qui semblait immuable. Aujourd’hui, il est donné à l’homme un sésame vers un avenir meilleur : la maîtrise de ses imperfections et des lourdeurs de son corps ! »
Derrière les réticences que laissent percevoir les personnalités publiques et politiques, on sent le fantôme du scandale des clones, de 27, et la question : « Comment faire bénéficier l’Humanité de toutes les merveilles que lui promettent les progrès de la technique et la protéger des risques de dépendance à ces mêmes technologies ? »
Les anciens partis politiques écologistes réfléchissent à ce qui leur rappelle les combats qu’ils menèrent au début du XXIe siècle contre les OGM. Ils ont perdu beaucoup de batailles, gagné certaines, comme le moratoire sur le clonage humain de 2027, d’une guerre qui semble se relancer dans cette question des implants.
Read more

Le 26 septembre 2056 : Les robots de l’aube.

TOY-NODA présente son nouveau robot domestique DOMOBOT VII. Doté d’un ODA (Organe de Décision Artificielle) de dernière génération, il se déplace avec aisance aussi bien dans la maison que dans n’importe quel lieu public. Cette ODA lui permet une meilleure interaction avec les êtres humains, ses référents humains aussi bien que les « étrangers ». Une attention particulière a été portée à son aspect : il garde un look mécanique et maladroit qui appelle ce commentaire du Pdg de Toy-Noda : « Le principal frein à l’évolution de nos robots, c’est la rue… ».
Les robots font partie de notre quotidien depuis 20 ans, mais la rue a du mal à leur faire une place. Pourtant certains professionnels n’envisagent plus de travailler sans les robots : Ils sont une aide précieuse auprès des personnes âgées, des enfants grandissent sous leur protection, le GIGE (Group d’Intervention de la Gendarmerie Européenne) ou les pompiers en ont fait des suppléants efficaces dans les situations les plus dangereuses grâce aux Intelligences Couplées (IC). Mais « on » ne veut pas croiser de robot dans la rue ! Dernier exemple en date : des robots devaient vendre des journaux PE (papier électronique) à la criée. Ils ont été vandalisés en quelques jours.
La route avait été ouverte par des jouets robots de plus en plus perfectionnés qui s’adressaient aussi bien aux enfants qu’aux adultes. L’imaginaire collectif avait été nourri par des robots tutélaires tels que R2D2, C6PO, Asimo (hommage à Isaac Asimov, créateur des lois de la robotique)... Mais une fois passé dans la réalité, le comportement de l’homme de la rue, grégaire, se calqua sur la méfiance la plus primaire.
Il faudra attendre encore de longues années pour que le robot se fasse oublier, comme l’ordinateur qui s’est fondu dans la masse des objets impersonnels de notre quotidien.
Read more

YouVox Avenir