Les projets autour de FuturHebdo bougent...
24/08/2059 : Pathologies virtuelles
17/08/2059 : Ubiquité numérique -
08/06/2059 : Domotique ou majordome robotique ?
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
26/01/2059 : Intelligences couplées (IC)
12/01/2059 : IA sous tutelle - - - - -
29/12/2058 : Assistance au combat
08/12/2058 : Peuplades virtuelles
01/12/2058 : Compagnons cybernétiques
27/10/2058 : Puériculture ludique
22/09/2058 : Apogée du Virturama
28/04/2058 : IA en marche

Cette puce a été conçue par un programme de simulation d’intelligence autonome (PSIA) possédant des capacités d’apprentissage et de d’autocorrection extrêmement développées. Ce qui a présidé à la « naissance » de l’unité Proc-PSIA-fille est la résolution d’une succession de questions et de problèmes primaires. Le programme a simulé un comportement social motivité par un instinct de protection et des simulacres de notions de plaisir et de douleur, au sein d’un univers purement artificiel. Ces modélisations d’instincts sont issues la quantification et la qualification d’une notion purement physique : la consommation énergétique qui est induite « l’effort » accompli pour résoudre une opération mathématique. Les problèmes que le PSIA a eu à résoudre sont qualifiés d’environnement restrictif, car ils ont été accompli dans un univers clos. Mis à par les bases de données spécialisées et nécessaires à la simulation, le PSIA n’avait aucun contact avec l’univers réel.
La seule intervention humaine dans le processus de conception de cette unité Proc-PSIA, effectivement de deuxième génération, s’est réduite à s’assurer que la fonction de « reproduction » était bien incluse dans le nouveau système d’exploitation généré par le programme parent. On parle même de génétique artificielle, dans laquelle les lignes de codes sont les gènes du nouveau Proc-PSIA. Les ingénieurs ont analysé le code généré afin d’y identifier les gènes de chaque fonction, comme on le fait pour tout être vivant.
Les grands-parents humains attendent de voir ce que le rejeton va donner comme descendance de troisième génération. Le nouveau Proc-PSIA va être soumis à de nouveaux stimuli, son univers va être étendu à des portions du nôtre, les ancêtres biologiques se gardant le droit d’une sélection drastique de cette future descendance.
Le 12 novembre 2057 : Naviguer de conserve…

Le Web n’a jamais compté autant de pages, rien ni personne n’a pu entraver la progression de ce nombre… pas même les grandes crises économiques ! Tant et si bien que l’information pertinente est devenue très difficile à dénicher.
Telle une mégapole perdue dans une jungle dantesque, seule une infime partie du réseau est connue, cartographiée… à tel point qu’aucun GPS virtuel n’arrive à donner une image exacte de l’espace virtuel dès lors que l’on s’éloigne des sentiers battus. On dit souvent que l’information est noyée au milieu d’un bruit très élevé. C’est dans ce contexte que sont apparus les Agents de Réseau Intelligents.
Ce sont ces programmes issus des moteurs de recherche mais dotés de capacités d’apprentissage. Ils sont au monde informatique ce que sont les ODA au monde réel. A l’opposé, des moteurs de recherche du style MPG (My Private Google) qui centralisent toutes les données utilisateurs, l’ARI est une unité informatique collaborative et inviolable : l’ARI tombe sous la protection des lois relatives à la vie privée. L’ARI bénéficie aussi des énormes progrès accomplis dans la miniaturisation des mémoires. Ainsi plus l’ARI navigue, mieux il vous connaît, mieux il connaît le Web, se servant de votre contact pour toujours développer de nouvelles stratégies d’exploration du Web.
Le fait de quitter le monde connu ralenti les recherches. Mais l’ARI sait lancer des requêtes, plusieurs à la fois, les traiter, les hiérarchiser, les filtrer selon ce qu’il connaît de vous, selon ce qui est induit dans la formulation de la question, selon l’heure qu’il est et l’humeur dans laquelle vous êtes. L’ARI est un compagnon dont l’intelligence varie aussi selon son prix d’achat.
Le 29 octobre 2057 : Arme mentale

L'appareil situé derrière le siège du pilote est un lointain dérivé de l'IRM qui à la fin du XXe siècle avait révolutionné la médecine. Il se fait déjà nommer « détecteur de pensée » ou « techno-télépathe ». Ce nouveau dispositif qui interface l’homme et la machine, profite pleinement des dernières avancées des nanoT et les sciences neurologiques et comportementales.
Le moment le plus impressionnant dans cette nouvelle technologie est la période d'apprentissage entre l’homme et la machine. Il faut couramment compter 200 à 300 heures de pratique pour que l'homme et son interface mentale arrivent à se comprendre correctement en termes militaires. On obtient, très rapidement, des taux compréhension homme/machine supérieur à 98% des ordres et commandes. Plus « l’intimité » grandi entre l’homme et son INENT moins ce même INENT acceptera de « lire » un autre être humain. Car l’apprentissage du binôme humain oblige la machine à se corriger pour développer une adéquation spécifique aux schémas mentaux de l’humain, à ses organisations (sociétés) de concepts.
A peine révélé au grand public, l’INENT est déjà désiré et appelé à grand cri par le grand public. Combien de temps faudra-t-il pour que cette technologie, après de nombreuses autres, quitte le domaine militaire pour le civil ? Mystère…
Le 7 mai 2057 : Feu les feux tricolores.
Rétrospectivement, la vraie révolution de la voiture, peut importe ce que l’on met sous ce vocable, fut l’apparition de la gestion « pear to pear » de la circulation.
La couverture globale du territoire par les réseaux de télécommunication de dernière génération, ainsi que l’augmentation des capacités des ordinateurs selon la loi de Moore, ont vite permis la gestion décentralisée de la circulation automobile : chaque véhicule partage sa trajectoire et ses paramètres utiles avec les véhicules susceptibles d’être en interaction directe avec lui.
Longtemps, les feux tricolores restèrent en activité aux croisement de nos rues. Comme le volant de direction, un archaïsme que les conducteurs ont eu du mal a laisser partir. Le volant a été remplacé par un simple joystick, l’ODA assurant la précision de la trajectoire. Les feux tricolores, eux, voient leur temps se finir ce jour, 150 ans après leur création : quand la circulation automobile dans les villes devint trop dense, quand les accidents de la circulation augmentèrent trop vite, quand les véhicules automobiles devinrent dangereux pour les autres véhicules circulant sur la chaussée, comme les chevaux ou les charrettes à bras.

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Le 9 octobre 2056 : La fusion homme-machine fait débat.
Toujours à l’affût de ce que la technologie peut apporter à l’humanité, ces promoteurs de l’homme « technologiquement amélioré » ont rebondi sur la dernière innovation de Santel, le géant indien de la mémoire et du stockage informatique : implanter dans le cerveau des cellules artificielles mémorielles, autrement dit de la RAM dans le cerveau ! On parle, dans un premier temps, de gigaoctets. Mais les EP imaginent déjà pouvoir utiliser cette mémoire pour garder avec soi, pourquoi pas… la bibliothèque du Congrès… ou, dans un proche avenir, des souvenirs artificiels : vivre des aventures inimaginables…sans risques.
Les EP revendiquent un droit : « L’humanité a souffert pendant des siècles d’une contingence matérielle qui semblait immuable. Aujourd’hui, il est donné à l’homme un sésame vers un avenir meilleur : la maîtrise de ses imperfections et des lourdeurs de son corps ! »
Derrière les réticences que laissent percevoir les personnalités publiques et politiques, on sent le fantôme du scandale des clones, de 27, et la question : « Comment faire bénéficier l’Humanité de toutes les merveilles que lui promettent les progrès de la technique et la protéger des risques de dépendance à ces mêmes technologies ? »
Les anciens partis politiques écologistes réfléchissent à ce qui leur rappelle les combats qu’ils menèrent au début du XXIe siècle contre les OGM. Ils ont perdu beaucoup de batailles, gagné certaines, comme le moratoire sur le clonage humain de 2027, d’une guerre qui semble se relancer dans cette question des implants.
Le 26 septembre 2056 : Les robots de l’aube.
Les robots font partie de notre quotidien depuis 20 ans, mais la rue a du mal à leur faire une place. Pourtant certains professionnels n’envisagent plus de travailler sans les robots : Ils sont une aide précieuse auprès des personnes âgées, des enfants grandissent sous leur protection, le GIGE (Group d’Intervention de la Gendarmerie Européenne) ou les pompiers en ont fait des suppléants efficaces dans les situations les plus dangereuses grâce aux Intelligences Couplées (IC). Mais « on » ne veut pas croiser de robot dans la rue ! Dernier exemple en date : des robots devaient vendre des journaux PE (papier électronique) à la criée. Ils ont été vandalisés en quelques jours.
La route avait été ouverte par des jouets robots de plus en plus perfectionnés qui s’adressaient aussi bien aux enfants qu’aux adultes. L’imaginaire collectif avait été nourri par des robots tutélaires tels que R2D2, C6PO, Asimo (hommage à Isaac Asimov, créateur des lois de la robotique)... Mais une fois passé dans la réalité, le comportement de l’homme de la rue, grégaire, se calqua sur la méfiance la plus primaire.
Il faudra attendre encore de longues années pour que le robot se fasse oublier, comme l’ordinateur qui s’est fondu dans la masse des objets impersonnels de notre quotidien.
