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03/08/2059 : Industrialisation des champs spatiaux.

On compte désormais 5 sites miniers hors-Terre, dans la ceinture d’astéroïdes (voir FH/YVA du 26/02/2057 : Le salaire de la peur ou ivresse du voyage ?).
Les deux plus anciens sont Cérès et Chine Nouvelle. Ces deux stations d’exploitation minière se situent à deux extrêmes de la ceinture d’astéroïdes mais procèdent du même principe technique, bien que l’on ai que peu d’informations sur Chine Nouvelle. Cette station aura été bâti sur le principe du secret absolu, digne de la Chine communiste de la grande époque, ce qui lui a valu le surnom de Cité Interdite. On sait, cependant, que les concepteurs de ces deux stations ont pris l’option « terrier » : il s’agit de creuser une vaste excavation dans un astéroïde de taille raisonnable, la rotation de l’astéroïde, une fois contrôlée, assure une gravitation artificielle centripète identique à celles des station spatiales terrestres.
Les 3 autres station exploitent d’autres technique : New Sky-Alpha de Mirgin Vittal s’est bâtie à la surface d’un gros rocher, à la limite de la planète, le personnel bénéficie ainsi d’une micro gravité à moindre frais. Les deux dernières stations procèdent par de moyens encore plus artificiels, l’une à l’image des stations Lagrange est tout artificielle et la dernière station assemble plusieurs rochers de tailles différentes grâce à des pylônes.
L’option du « terrier » permet d’être au cœur du champ d’astéroïdes à exploiter. Les efforts à fournir le sont au moment de quitter, sans dommage, de ce champ en perpétuel mouvement, avec sa cargaison. La taille du rocher où l’on a creusé son terrier assure une bonne protection contre les collisions avec des rochers à la trajectoire folle.
Toutes les autres options obligent à se mettre à la périphérie du champ d’astéroïdes, à distance raisonnable pour éviter au maximum un collision qui serait fatale à la station et à ses occupants. Par contre, bien qu’il faille déplacer le ou les rochers choisis pour l’installation, l’envoi vers la Terre du fret spatial se fait de manière plus simple.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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27/07/2059 : Chantage gazeux - - -


L’Or Blanc, l’hydrogène liquide, n’arrive pas à stabiliser son cour sur les places boursières de la planète. Comme le fit en son temps l’OPEP, l’ENPO (Exportating Nitrogene Producers Organisation) joue avec les nerfs du monde industrialisé, qui, désormais, dépend de cette source d’énergie pour ses applications civiles. La situation globales est d’autant plus tendue que, les unes après les autres, les autorités militaires de la plupart des pays industrialisés ou producteurs de pétrole (aussi petite que soit cette production) annoncent la main mise sur les dernières réserves et ressources pétrolières. Certains pays n’ayant pas hésité à nationaliser des compagnies pétrolière afin de s’assurer l’exclusivité de ces ressources. Toutes ces situations participant à l’instabilité économique et politique de la planète, au cours des derniers mois (lire FH/YVA du 06/08/2057 : Pétrole & mat !).
En faisant abstraction de la situation militaire, l’hydrogène, que se soit sous la forme de la pile à combustion ou toute autre variante, est partout, bien qu’on l’oublie trop souvent. Ainsi, qu’elle soit miniaturisée pour alimenter tous les appareils électroniques qui nous accompagnent dans notre quotidien ou qu’elle de taille conséquente dans nos véhicules personnels ou collectifs, la pile à
combustion a vite supplanté le moteur à combustion et les autres sources d’énergie portatives, principalement la batterie chimique. Car s’il ne restait qu’une invention à découvrir et à développer, ce serait celle qui permettrait le stockage de l’énergie, peut importe sa forme, à grande capacité et haut rendement.
Plus le monde se développe, plus il est mobile. De la fin XIXe siècle au début du XXIe, le moteur à combustible fossile fût le meilleur moyen de transporter de l’énergie immédiatement accessible. Les équipements miniaturisés du XXIe siècle ont permis l’utilisation du stockage énergétique chimique. L’étape suivante a été la standardisation de la recharge des batteries par induction : des surfaces émettrices intelligentes qui se généralisent dans les lieux publics tout aussi bien que privés... un matériel qui sait indiquer ses caractéristiques électriques et la charge se fait par simple contact.
Une autre étape à été franchit avec la miniaturisation nanotech qui a encore réduit la consommation énergétique des matériels nomades, ces mêmes nanoT qui ont permis l’augmentation notoire du rendement des cellules photovoltaïques. Mais le vrai réservoir à énergie reste toujours à imaginer... et l’hydrogène le meilleur combustible propre (quoique la production généralisée de vapeur d’eau finisse, un jour par faire parler d’elle...) pour les gros matériels qui doivent être énergétiquement autonomes.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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20/07/2059 : Controverses côtières


Le Congrès Mondiale des Géographes se réunit, à partir de demain, pour 5 jours à Bombay, en Inde. Cette organisation non gouvernementale s’est donnée pour mission de suivre, de manière indépendante, les implications geo-économiques, géo-politiques, démographiques, industrielles... de la montée des eaux à l’échelle de la planète. L’imagerie satellite est l’outil incontournable du géographe pour ce qui concerne les frontières maritimes. Les divers traités statuant sur les frontières politiques en sont un autre. Mais son rôle n’est plus la représentation statique des contours des terres notre planète et les nations qui la composent.
La montée des eaux ne se fait pas de manière uniforme sur l’ensemble du globe, principalement pour des raisons de volumes, de températures (induisant des dilations des volumes d’eau inattendues), de courants maritimes... (Lire FH/YVA du 19/01/2059 : Ports à sec ou à l’abri ?) L’élévation du niveau des mers est établit à compter de l’année 1978, début du contrôle du niveau des mers par les satellites. Mais on ne peut appliquer cette règle de manière automatique à l’ensemble des côtes, bien que l’imagerie satellite offre toute sa précision afin de vérifier l’état des "lieux"... Il faut parfois considérer telle ou telle élévation comme accidentelle, voire temporaire. C’est une décision humaines, c’est une des tâches des géographes.
Il est une autre tâche que le Congrès des Géographes voudrait bien se voir assigner : celle, une fois un profil côtier validé, du dessin officiel des côtes.
Mais les états, maritimes pour la plupart, ne veulent pas en entendre parlé. Et pour cause : une modification de surface du territoire national devient un outil politique très puissant pour qui veut faire parler des données et statistiques à son avantage. Un tracé avantageux peut faire grimper un pourcentage de productivité... un autre peut transformer une ville continentale en port franc à l’embouchure d’un fleuve qui à remonté de plusieurs dizaines de kilomètres.
C’est contre ces manipulations que les géographes militent, revendiquant une neutralité sensée garantir le juste tracé du nouveau profil qui se dessine et se redessinera au court des années, malgré les effort colossaux entrepris, à l’échelle de la planète, pour réduire l’impact de notre civilisation sur notre environnement. Mais, les états ne semblent pas prêts à abandonner cet outil extraordinaire qu’est devenue ce niveau des mers ,fluctuant à souhait, faisant , par ailleurs, preuve d’un cynisme éhonté à l’égard des populations victimes de cette même montée des eaux... Mais il semble que la raison d’état prime sur celles humanitaires.

© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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29/06/2059 : Déchets en ligne de mire


Années après années, force est de constater que chaque foyer, tout comme le milieu industriel, génère de moins en moins de déchets, en Europe comme à l’échelle planétaire. Les industriels ont, pour la plupart et sous les pressions conjointes de l’opinion et des gouvernements, fait les efforts nécessaires à cette réduction. Et l’agroalimentaire est le domaine d’activité, par les modifications de packaging, dont les efforts sont les plus visibles.
Mais la population mondiale grandit à un tel rythme que la production de ces mêmes déchets ne décroît sensiblement pas. Et il reste à traiter les millions de tonnes d’ordures plus ou moins ménagères accumulées au long des dernières cent années écoulées.
Si la technologie a souvent participé à l’état de délabrement actuel de la planète, il semblerait que cette même technologie apporte une solution à l’épineux problème des déchets présents et passés : Nanotech et robotique. Cette dernière pour dépêcher dans les zones contaminées, au dessus tout aussi bien qu’au dessous du niveau de la mer, des armées de robots pour collecter ce que l’homme a abandonné derrière lui. On parle des décharges qui parsèment les paysages de la planète comme des débris infinis que l’on croise en ville, à la campagne, à la plage, dans le désert comme dans la jungle ou en mer.
Cette nouvelle approche du traitement des déchets, soutenue en fin de chaîne par des usines nanoT afin d’apporter leurs un retraitement vraiment écologique, vient en complément du travail quotidien effectué par les pigeons génétiquement modifiés qui assurent la propreté des trottoirs de nos villes.
Mais, malgré tous les développements et innovations dans le traitement des déchets, le premier concerné dans la chaîne de production du déchet c’est le consommateur. Si l’on veut gagner la bataille des déchets, il faut d’abord gagner celle des comportements : le choix du produit générant le moins de déchets et le geste qui sauve : une corbeille n’est jamais loin : il n’y aura jamais assez de robots pour ramasser ce que nous ne retraitons pas !

© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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25/05/2059 : Espionnage industrio-privé

Pour vous rendre à votre travail, vous utilisez, sans y penser, la puce RFID qui est implantée dans votre bras. Elle vous identifie à l’entrée de votre entreprise, elle vous donne accès à votre poste de travail ou à votre ordinateur, ou bien encore, elle vous ouvre les portes de la cafétéria de la société.
Les services rendus par cette petite puce identifiable par fréquences radio sont innombrables. Pour toutes ces raisons, utiliser dans le cadre de l’entreprise un dispositif anti-RFID est contraignant et très mal vu. Pourtant, il est un lieu de l’entreprise où Pierre Martin (les noms ont été modifiés) aurait du utiliser ce genre d’appareil de "dissuasion" : les toilettes. Aujourd’hui, il aurait encore son travail.
Aussi aberrant que cela puisse paraître, à lui et à toutes les autres personnes qui n’ont pas la meilleure des santés, on pourrait conseiller d’utiliser les commodités de lieux publics ou collectifs tels que les restaurants ou les bibliothèques...
Pourquoi ? Parce que, à l’insu de son personnel, l’entreprise de monsieur Martin a doté l’ensemble de ses toilettes d’analyseurs bio-médicaux afin de suivre "l’évolution sanitaire de son personnel" dixit la direction de la communication de cette entreprise indélicate. Elle se retrouve avec son salarié remercié devant les juges des Prud’hommes. Or ces appareils incriminés ont révélé chez Pierre une hépatite B résurgente, datant d’une contamination conséquente d’un voyage de jeunesse dans les années 30. Pierre invoque la violation de la vie privée. L’entreprise se défend en rappelant que l’ensemble des salariés signe dans leur contrat d’embauche une clause d’obligation d’information d’un état de santé particulier du fait de l’activité sensible de l’entreprise ; celle-ci est fortement impliquée dans le bio-médical.
Les Prud’hommes se déclareront sûrement incompétents, renvoyant ce dossier devant un tribunal civil. La procédure sera plus longue, au détriment de Pierre, le maintenant sans activité. Mais ce renvoi va donner une plus large diffusion à un cas qui est loin d’être isolé. Le législateur acceptera-t-il enfin de faire son travail a propos de l’utilisation inappropriée de données personnelles ?
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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20/04/2059 : Droits intellectuels et robotique

La cour européenne d’appel de Strasbourg est le théâtre d’un procès qui attire sur lui les regards de tous les acteurs de l’industrie de la robotique. Ce procès traite, en appel, du cas de ce jeune génie de la mécanique robotique qui, contre l’avis des fabricants de robots, a tenté de faire profession de sa passion pour les robots et ses talents d’informaticien.

Youri Bassegnac, jeune génie autodidacte de l’informatique et de la robotique, à commencé par "customiser" avec succès ses robots. Plutard, il a proposé à son entourage d’apporter des modifications afin de personnaliser les robots. Il répondait ainsi à tel ou tel particularité ou goût. Puis, par voix de promotion médiatique, Youri a élargi son public permettant à tout à chacun d’apporter des modifications substentielles à des robots construit en série. Chaque possesseur de robot le sait, l’acquisition d’un robot reste un investissement substentiel. Youri, quand à lui, proposait ses customisations à prix très abordable.

En première instance, les fabricants de robots qui revendiquent le droit exclusif d’intervention sur leurs machines, systèmes et sous systèmes, mécaniques aussi bien qu’informatiques, avait obtenu gain de cause. Ce premier jugement a mobilisé la communauté des développeurs en licence libre tout comme les associations de consommateurs quand à été mis à jour le vide juridique autour de la propriété effective du robot qui reste le fabricant, malgré l’achat de la machine. A l’image de l’achat d’un véhicule personnel, qu’est-ce qui prime : le droit à la propriété intellectuelle d’un des organe électronique ou le droit à la propriété privée de l’utilisateur ? Fort de ces soutiens, Youri Bassegnac a fait appel du jugement en première instance.


Pour modifier les machines qui lui ont été confiées, le jeune homme a utilisé des nanobots programmés par ses soins. Ces modifications portent aussi bien sur la programmation comportementale que l’apparence fonctionnelle. L’ouverture de ce procès en appel tentera d’apporter des éléments de réponse à toutes ces questions, tout en appelant le législateur à apporter rapidement un cadre juridique clair. Les revendeur de pièces détachées robotiques, marché parallèle en plein essot suivra de très prêt le nouveau volet d’une affaire qui les touches au premier chef.

© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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02/03/2059 : Architecture d’intérieur spatiale

La première phase des travaux d’aménagement de l’astéroïde Cérès vient de prendre fin. Un an après l’arrivée des premières équipes de construction et après trois rotation de personnels, chacune des rotation voyant son nombre augmenter de 25 % en personnel qu’en temps de présence sur place, Cérès vient d’être mis en rotation contôlée. Cette rotation permet au personnel de bénéficier d’une apesanteur artificielle : comme dans les SOL (Stations Orbitales Lagrange), les ouvriers, grâce à la force centrifuge, marchent à l’intérieur des parois externes du rocher qui a été creusé de nombeuses galeries circulaires er concentriques. Avec la mise en gravitation centrifuge, la plupart des galeries ont été préssurisées afin de permettre la finalisation de leurs aménagements. L’excavation des galeries à été accomplie avec la même technologie que le creusement du tunnel trans-méditerranéen, c’est-à-dire tunnelier nanoT par guidage laser.
La nouvelle équipe, forte de 60 personnes, qui arrivera à Cérès dans quelques jours aura pour charge les aménagements intérieurs des galeries. ces travaux amèneront les couloirs Cérès au même niveau de confort que les SOL. Ils signeront aussi la fin de l’utilisation des contenaires apportés depuis l’orbite terrestre par chaque équipe. Ils seront recyclés et intégrés aux nouveaux aménagements. A terme, ce sont 300 personnes qui pourront vivre et travailler à Cérès.
Ainsi, Cérès devient un nouveau maillon essentiel de la colonisation du système solaire. L’exploitation de Cérès à été cédé à un conglomérat privé avec la signature d’une première concession d’une durée de 30 ans. Le concessionnaire s’engage a assurer le SEMUS (Service Minimum Universel Spatial) : atmosphère, énergie, eau et accostage d’urgence.
A quelques centaines de millions de kilomètres du premier satellite désormais artificiel, à l’opposé de la ceinture d’astéroÏdes, la Chine vient, elle aussi, de se lancer dans ce que beaucoup nomme la nouvelle conquête de l’Ouest. Les secrets qui entourent les modalités et technologies misent en œuvre sur le projet chinois ne permettent d’évaluer l’ampleur de la future cité spatiale. Certains appellent déjà le futur satellite artificiel chinois la Cité Interdite, en référence à l’ancienne demeure des empereurs chinois.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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25/08/2058 : Six hundred feet under

L’homme porte en lui l’idée que son développement se fait naturellement sur le plan horizontal avant de s’élever selon un axe vertical. La preuve en est que les recherches océanographiques, spéléologiques et géologiques ont toujours été faites en retard par rapport aux explorations de surface puis des espaces interplanétaires. Ces considérations trouvant bien évidemment leurs origines dans des difficultés mécaniques dues aux milieux puis aux impacts technologiques.
Force est de constater cette aversion pour les mondes souterrains qui est allé jusqu’à influencer le développement même de nos mégapoles contemporaines. Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, tous les projets d’aménagement des sous-sols qui ont pu se succéder pour une ville telle que Paris n’ont-ils pas tous avortés ? Cette aversion n’a pour autant pas empêché les travaux de nécessité tels que ceux des transports collectifs et autres parkings souterrains du temps de l’automobile reine. Des centres commerciaux ont également tenté quelques percées en profondeur, se raccordant à d’autres couloirs... mais se faisant sans grande concertation, en tout cas rien de manière globale, à l’échelle de la ville. Imaginez un tel développement, en surface ; ce serait une belle anarchie !
L’actuelle maire de Paris tente de cristalliser autour de sa personne une concertation globale en vue de rationaliser les kilomètres de souterrains qui parcourent les sous-sols de la capitale. La volonté clairement affichée étant de faire oublier l’image de cette fourmilière anarchique qui gît sous la ville, pour proposer un plan d’urbanisme cohérent. Malheureusement, cette bonne volonté devra tenir compte d’une hostilité pour le moins inattendue : la Nature ne supportant pas le vide, la vie s’est organisée dans les kilomètres de couloirs et de tunnels laissés à l’abandon au cours des décennies. Qu’ils se fassent appeler les Troglos, les Caveux... ils ne vont pas se laisser exproprier sans faire valoir leur droits sur ce qu’ils considèrent comme leurs domiciles. Et c’est bien cette vie troglodyte qu’ils revendiquent !
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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28/07/2058 : Alliers de plumes et d’acier


Les robots-jardiniers que l'on a pris l'habitude de croiser lors de nos promenades rurales vont recevoir de nouveaux alliers dans leur tâche d'entretien de nos forêts et de nos campagnes.
La société Meyriet Baxter Genie-Gen (M-B Gene-Gen) qui, en collaboration avec la municipalité de Paris a développé le G&N-pigeon-éboueur, propose une nouvelle application à son animal modifié par voix de génie génétique. A l'attention des municipalités rurales autant qu'urbaines, le nouveau produit de M-B Genie-Gen est un G&N-pigeon programmé pour s'attaquer aux populations d'insectes qui migrent vers le Nord au gré des modifications climatiques. Pour la plupart venus du Maghreb, enjambant la Méditerranée, portés par des vents toujours plus capricieux, ces insectes entrent en compétition avec les espèces endémiques et mettent en danger certains représentants du monde végétal.
Les modifications génétiques qu'a subit le G&N-pigeon ont principalement élargit l'étendue de ses goûts « culinaires » : tous ces nouveaux hôtes de nos contrées lui sont des friandises. De plus, lui ont été « ajoutées » trois nouvelles qualités, en plus d'un bec renforcé. La première qualité est une immunité à l'épreuve de tous les venins qui sont à la disposition de ces envahisseurs. La deuxième est une capacité insecticide du système digestif qui s'assure que tout insecte, tout œuf d'insecte ingéré sera efficacement éradiqué. La dernière de ces qualités est une persévérance que le pigeon naturel n'avait pas. Cette ténacité est indispensable pour déloger certains malins dans des trous d'arbres.
Le binôme robot-jardinier-G&N-pigeon insectivore a la difficile mission de protéger et de maintenir, autant que possible (pour combien de temps encore, s'interrogent certains) la biodiversité d'une campagne de plus en plus laissée à elle-même. Le choix du pigeon interroge, mais la réussite de l'adaptation du G&N-pigeon parisien donnait ce même oiseau comme le meilleur des candidats à cette nouvelle adaptation.



© Olivier Parent
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07/07/2058 : L’improbable Retour


À l'occasion du 450e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, Le Québec, le pays, refait les gros titres (Voir YVA du 14 janvier 2058), cette fois, dans le domaine scientifique : A l'initiative du gouvernement québécois, a été mis en orbite, le 3 juillet 2058, la date anniversaire, un vaisseau spatial automatique baptisé "Jubilé". Après un vol classique en direction de Vénus, il s'élancera pour le premier voyage interstellaire de l'humanité.
La structure de Jubilé se résume, pour ainsi dire, à en d'énormes réservoirs d'ergols liquides, bien que le Jubilé ait été doté des dernières technologies en matière de propulsion : c'est une torche PFN (plasma de fusion nucléaire) qui l'entraînera. De manière simple, cela revient à accrocher, à l'arrière du vaisseau, l'équivalent du prototype de réacteur à fusion nucléaire qui fini d'être mis au point pour une utilisation civile, à Cadarache, dans le sud de la France. Ainsi, dans quelques semaines, le Jubilé allumera sa torche. Caché de la Terre par Vénus pour la protéger en cas d'accident majeur, le vaisseau s'élancera en direction de Proxima Centauri, l'étoile la plus proche de notre soleil (env. 4 année lumière) que le Jubilé est sensé atteindre dans 25 ans. Pendant le voyage, le Jubilé accélérera constamment (env. 0,12 G/sec.) pendant 12 années pour ralentir sur la même durée avant de faire demi-tour dans le puit gravitationnel de l'étoile. Le jubilé entamera, alors son voyage de retour.
Des vaisseaux automatiques tels que les "Voyager" ont précédé le vaisseau québécois aux confins du Système Solaire : ils l'ont effectivement quitté à la fin du XXe siècle. Afin d'être qualifié comme premier vaisseau interstellaire de l'Humanité, le Jubilé qui quittera le Système Solaire dans 4 mois (exploit à ce jour inégalé), mais il devra y revenir... dans quelques cinquante années, afin de commémorer les 500 ans du Québec ! C'est cette perspective qui a donné son nom au vaisseau. Ce voyage, jugé inutile par certains, est avant tout symbolique. Des énergies humaines à l'échelle de la planète ont répondu à l'appel du gouvernement Québécois, et ont amené à la réalité ce rêve. Le symbole était fort, les brevets issus de cette aventures seront à la hauteur des investissements.
© Olivier Parent
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16/06/2058 : Restructuration dans l’industrie spatiale « hors Terre »


Coup de théâtre dans le petit monde de l'exploitation minière hors-Terre : la compagnie Stellar & Industrial Process (SIP) vient de faire savoir, par voix de presse, qu'elle abandonnait son activité minière dans la ceinture d'astéroïdes pour se consacrer au transport interplanétaires des personnes et du fret.
Elle était pourtant la dernière grosse compagnie à avoir investit dans la ceinture après des acteurs économiques tels que la Versamelde-Ba Amdo Company, la chinoise Stellar Shore ou l'European Space Excavation. Sa concession est reprise par Earth on Progress, un novice dans le domaine spatial longue distance. Le nouvel arrivant a d'ors et déjà annoncé qu'il utiliserait les services de fret de la SIP. D'autres acteurs miniers ont laissé entendre qu'ils pourraient être intéressé par de tels services.
La SIP veut néanmoins continuer à être un acteur majeur dans le domaine spatial en proposant de nouveaux services au marché minier interplanétaire. Ainsi, cette société testera bientôt l'envoi d'astéroïde directement sur la face cachée de la Lune. Cette technique est appelée « tir balistique interplanétaire », mais l'astéroïde projeté est néanmoins doté d'un équipement minimum de contrôle de sa trajectoire. Les rochers choisis pour le tir sur la Lune sont sélectionnés pour leur richesse en minerais. Le choc de l'impact sur le sol lunaire disloque le rocher, l'exploitation minière est ainsi simplifiée.
Ce mode d'exploitation minière est loin de faire l'unanimité. Elle suppose une colonisation lunaire restreinte à sa face visible de plus, pour les opérateurs spatiaux et orbitaux terrestres, les risques de débris errants sont trop élevés si proche de la Terre. Le héraut de cette opposition est la compagnie X-Olia, l'éboueur spatial. Pourtant une telle technique permettrait de développer un marché plus concurrentiel dans le marché des miniers spatiaux, l'investissement de base étant bien plus réduit que pour une installation de longue durée dans la ceinture d'astéroïdes.
© Olivier Parent
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09/06/2058 : Copie carbone délictueuse


Après la généralisation du clonage industriel principalement dans le cas d'animaux de compagnie, une nouvelle société surfe sur la mode de la continuité, voire de l'éternité. Sou Yoy Schaftt, le groupe germano-chinois, vient de lancer la société Eternity Gift.
Cette société met à disposition du grand public la plus grande banque de données d'objets au monde et leur propose une réplication nanoT, à l'identique. Le scan 3D complet d'un objet prend trop de temps et de ressources, surtout si on veut obtenir une copie fonctionnelle avec les organes internes. Le grand public est de plus en plus demandeur d'objets « vintages ». La société Eternity Gift propose à ses clients de retrouver l'objet désiré dans sa base de données, celle-ci est régulièrement enrichie de nouveaux articles. Une fois le client fixé sur son choix, la fabrication nanoT dudit objet est lancée. Il faut compter de plusieurs minutes à quelques heures pour la réplication nanoT d'un objet suivant sa taille et sa complexité.
Les brocanteurs crient au scandale, des sociétés éditrices ou dépositaires des droits des créateurs et fabricants, qui voient là une pratique éhontée du plagiat, tentent de faire valoir leurs droits. Cette mode de la réplication ne fait qu'inquiéter un peu plus les marchands d'art redoutant la généralisation des objets Rep-nanoT (réplication nanoT) mettant, à terme, en danger le marché de l'art, surtout quand les répliqueurs s'attaqueront aux objets d'art.
La société Eternity Gift a fait une annonce, en deux volets, pour apaiser les esprits : elle s'est, d'une part, engagée à identifier les éventuels ayants droits des objets qu'elle réplique afin de leur payer les sommes qui leur seraient dues. Elle nuance cette première annonce en précisant que la majorité des objets répliqués sont très anciens et passés dans le domaine public. L'autre volet de son annonce est de s'engager à ajouter à chaque objet une puce n-RFID permettant d'identifier instantanément l'objet comme Rep-nanoT.
© Olivier Parent
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Le 16 avril 2058 : Éboueurs orbitaux


Les Nations Unies renouvellent, cette semaine, le mandat de la compagnie X-Olia qui a pour mission de nettoyer les parages de la Terre de ses nombreux débris orbitaux. Ce mandat, accordé au terme d’une longue procédure, permet à la X-Olia de collecter auprès des différents opérateurs orbitaux et spatiaux une taxe qui finance, en partie, la flotte des vaisseaux poubelles orbitaux.

Robotisés, pour la plupart, ces vaisseaux sont munis de radars à très haut pouvoir de résolution afin de repérer les plus petits objets. Ce qui fait la force du travail de X-Olia est une autre collecte : celle des informations sur l’ensemble des mouvements spatiaux, qu’ils soient passés, présents ou à venir. C’est une impressionnante base de données qu’a constitué l’éboueur spatial, sur tout ce qui passe à proximité de la Terre. C’est ainsi que grâce à de puissants simulateurs, on arrive à retrouver nombre de débris, consécutifs à des destructions d’engins, même très anciens, là où on ne les attendait pas.

L’établissement de cette base de données, qui appartient à l’ONU, ainsi que les simulations qui lui sont associées, faisaient partie des conditions à remplir pour obtenir le mandat international. Cette connaissance des mouvements spatiaux est appelée à de nouvelles missions avec la prochaine exploitation des astéroïdes projetés sur la face cachée de la Lune. X-Olia, sans réel pouvoir, a, néanmoins, émis un avis défavorable au sujet de ce type d’exploitation minière.

A l’occasion du renouvellement de ce mandat, il n’est pas sans intérêt de rappeler que le traitement des débris spatiaux avait mal commencé, en 2022, moment où, une société privée, la Trabendo Orbital Wast Corp. (TOW), avait tenté de prendre en otage les opérateurs orbitaux. La TOW leur extorquait des sommes faramineuses sous la menace de voir les déchets collectés relâchés à proximité de tel ou tel satellite ou installation spatiale. L’affaire avait fait grand bruit. C’est de ce scandale qu’est né le mandat international d’éboueur orbital












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Le 25 février 2058 : Artifices industriels et maritimes


Si vous quittez Nice en bateau et à mi-chemin de la Corse, vous verrez se dresser un îlot artificiel à l’apparence industrielle, sans commune mesure et sans comparaison dans le reste du monde. Mais le plus frappant est que cet édifice s’est bâti sans aucune préméditation. À l’origine, cette structure était un puits technique et de sécurité, tout autant que d’aération pour le tunnel magnéto-ferroviaire Continent-Corse. Cette construction étant un des maillons de ce qui sera à terme l’axe ferroviaire Europe-Afrique. Rapidement, ce qui ne devait être qu’une déserte technique a vu affluer les entrepreneurs qui envisagèrent tous les avantages de cette station hors des eaux territoriales de tout état. La compagnie Paneuropean Tunnel a vite modifié les statuts de la station technique 26-R7 pour porter sur les fonts baptismaux Azurea-1, la première pépinière off-shore d’entreprises. C’est ainsi que se sont ajoutés des usines marée-motrices et des champs d’éoliennes. Puis, des centres de loisirs sont venus s’amarrer à Azurea-1 ; immenses barges sur lesquelles on trouve tous les tripots et spectacles imaginables. Et les barges furent bientôt scellées aux structures d’Azurea-1. La Paneuropean touchant de substantiels dividendes de ces activités ludiques. Les clients ne se sont pas fait attendre. Azurea-1 est devenue une escale prisée des croisiéristes. Des plateformes aériennes ont été aménagées et la Paneuropean a modifié ses horaires afin d’offrir un arrêt à ses passagers qui souhaitaient profiter de ce qui en train de devenir un Los Angeles ou un Macao off-shore aérien tout autant que sous-marin. Mais, ce qui fait la force de cet étrange ensemble (ce qui explique que les états laissent se développer cet espace hors de tout droit national), ce sont les usines de production d’hydrogène et de ses dérivés et isotopes, issus de l’eau de mer. Elles ont apporté des richesses indispensables à la survie de cette ville industrielle et artificielle qui frémit d’une activité sans fin.
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Le 28 janvier 2058 : Migration spatiale


Les mirages de la conquête spatiale ont fait une nouvelle victime : le corps sans vie d'un jeune homme a été découvert à l'arrivée de la navette spatiale qui assure les rotations entre l’orbite terrestre et le chantier de Lagrange Gamma.

Les premières constatations révèlent que le passager clandestin est mort d’asphyxie, au moment de la dépressurisation des soutes, consécutive au départ. La soute dans laquelle le malheureux avait pris place était prévue pour le transport de denrées non-périssables. Le corps a été retrouvé congelé. Les soutes ne sont pas chauffées sans pour autant être aux températures extrêmes du vide spatial. On a retrouvé près du corps une musette contenant un thermos et diverses victuailles. Ces dernières précautions n’auront eu aucun effet sur sa survie.

Ce nouveau drame est un sérieux indice sur le manque de contrôle des mouvements des populations spatiales. L’accélération des constructions hors terre va en s’accélérant. On ne compte pas moins d’une centaine d’opérateurs spatiaux (compagnies spatiales, minières, de fret spatial, constructeurs de vaisseaux comme de satellites, agences d’intérim de personnels extravéhiculaires…), sans prendre en compte les sous-traitants, qu’ils soient charpentiers-métallos, électriciens, climaticiens et autres informaticiens. Pour tous ces hommes et femmes, il n’aura fallu qu’un stage de capacité orbitale, sanctionné par une simple visite médicale.

Le jeune homme décédé aurait dû être de retour sur Terre depuis plusieurs semaines. Personne ne s’était inquiété de cette absence, en tout cas, pas son employeur. Les enquêteurs cherchent de possibles complicités qui lui auraient facilité l’accès de la navette et apporté une assurance d’emploi, arrivé à destination. Ce qui laisserait supposer l’existence d’un marché du travail au noir dans les chantiers hors terre. Ceux-ci n’emploient pas loin de 3500 personnes, tous chantiers confondus. Il n’existe aucun chiffre officiel sur cette population.
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Le 3 décembre 2057 : Syndrome récurant


Le RFS (Right Frame Syndrom), syndrome de la colonne de droite, n'en finit pas de terroriser les agences de communication. Formalisé dans les années 2010, ce « syndrome » décrit la capacité que développe l'oeil d'un internaute à éviter une partie de la page dès que celle-ci est identifiée comme publicitaire. À cette époque, la colonne de droite était dévolue aux "réclames", la partie de gauche de la page étant dédiée aux menus « utilisateur ».

Avec la généralisation des caméras intégrées aux ordinateurs, des entreprises telle que Google avaient tenté de modéliser les comportements des internautes et, plus particulièrement, des mouvements de l'œil afin de déterminer où placer les messages publicitaires. Ces recherches amenèrent les programmeurs à développer des langages permettant aux pages des sites d’être dynamiques, c’est à dire, de prendre la composition la plus adaptée à un individu donné.

Jamais ces recherches arrivèrent à prouver la pertinence des fonds investis. D’autant plus que nombre d’utilisateurs quittèrent les providers trop entreprenant à l’encontre de leurs libertés individuelles.
Qu’il s’applique à « la colonne de droite » ou à tout autre endroit d’un espace virtuel, il est évident que l’esprit humain sait ne voir que ce qu’il veut voir. Les publicitaires font appel à une armée de moyens toujours plus diversifiés. L’un de ces moyens consiste en l’analyse des bruits environnants de l’ordinateur, afin de déterminer les habitudes de l’utilisateur. Les contrôles des caméras étant inaccessibles à l’utilisateur lambda, l’analyse peut donc se faire en toute tranquillité et sur de longues périodes. Il ne reste à l’utilisateur que la liberté d’éteindre son ordinateur, au lieu de le laisser en veille…

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Le 19 novembre 2057 : Lance-pierre magnétique



Le Gabon annonce la vente d’une licence d’exploitation pour 4 plateformes de lancement électromagnétique à EOP (Earth On Progress), en contrepartie de leur construction. Il y aura désormais 11 magnéto-lanceurs orbitaux (MLO) au seul Gabon. Ces “catapultes“ utilisent de puissants aimants répartis le long d’une piste longue de plusieurs kilomètres (vitesse acquise à la sortie : env. 8 km/sec.), la mise en orbite est assurée par des boosters chimiques.

Après une phase expérimentale qui s’étendit jusqu’à la fin des années trente, cette technologie atteint, au Gabon, sa maturité industrielle, avec le lancement de cette troisième tranche. Mais cette commande marque, surtout, la victoire d’un pays qui fût émergent sur les industries privées ; en 34, le gouvernement gabonais réussissait, contre toute attente, à rassembler les compétences nécessaires à la mise au point des MLO. Les délais étaient tendus : deux laboratoires privés effectuaient des recherches similaires.

Aujourd’hui, le Gabon continu à vendre des licences au prix fort mais qui restent très rentables pour les entreprises qui les exploitent. La demande de frète spatial ne cesse de croître. Avec l’arrivée d’EOP au Gabon, elles sont désormais au nombre de trois. Le pays, lui, ne cesse de s’enrichir et sa population profite directement de cet enrichissement.

Des deux entreprises qui faisaient « la course », il n’en reste qu’une : la Westinghouse Supply Corporation qui exploite, aujourd’hui, un peu plus d’une demi-douzaine de catapultes au Congo et au Kenya. Mais la réussite industrielle ne profite pas aux populations comme au Gabon. Ces enrichissements, même fragiles, crée des mouvements migratoires en provenance de leurs voisins directs comme de d’origines beaucoup plus lointaines, que ces trois gouvernements doivent désormais prendre en compte.
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Le 22 octobre 2057 : Propriétés « hors-terre » revendiquées


De nouveaux de types procédures interplanétaires viennent d’être lancées à la Cours de Justice Internationale. Cela concerne la Lune où l’Europe veut créer une nouvelle base sur une parcelle qui s’avère être la propriété des habitants d’un village de Kabylie, tous descendants des 10 gagnants, dans les années 20, du vieux jeux de l’Euromillion. La somme, faramineuse, qui avait permit de transformer le village une oasis touristique, avait été également investie, de l’ordre de 15 % de la somme initiale, dans cet achat saugrenu pour l’époque et qui se révèle prophétique…

Aujourd’hui, les propriétaires entendent bien faire valoir leurs droits sur la parcelle choisie par l’ESA pour sa nouvelle base. Cette affaire à attiré les plus grands cabinets d’avocats du monde, sentant les fortes commissions. La conciliation proposée par le juge internationale Van Stoker semble s’acheminer vers le paiement d’un loyer agrémenté de commissions sur toutes exploitations du sol ou du sous-sol lunaire du territoire désigné désormais comme « kabylen », contraction de Kabylie et de Sélène.

Cette première juridique et interplanétaire a donné des idées à d’autres procéduriers. Des dossiers similaires se constituent. Ceux-là concernent des rochers de la ceintures d’astéroïdes revendiqués par des terriens brandissant des titres de propriété vieux de plusieurs décennies. A la fin du XXe siècle, il a, en effet, existé un commerce portant sur ces lointains cailloux. On offrait à un filleul ou à un petit cousin tel ou tel astéroïdes… Possession vite oubliée avec la perte du bout de papier. Mais il semblerait que tous les titres n’aient pas été perdus comme ne seront pas perdues les commissions issues de l’exploitation minière des astéroïdes concernés. L’authenticité des propriétaires est difficile à confirmer.

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Le 1 octobre 2057 : Du coût de sa propre incarcération…


Grandeur et démesure des systèmes carcéraux modernes. Les états ont abandonné la gestion des prisons au domaine privé depuis plusieurs décennies.

Pour beaucoup d’observateurs et acteurs sociaux, cet « abandon » s’est fait au détriment des individus incarcérés. Les entreprises de gestion d’établissement carcéraux (EGEC) dépendent de grand groupes internationaux, tels que Vincity. Ces groupes cherchent à rentabiliser leurs investissements. Le travail des prisonniers est un bon moyen d’accéder à cette rentabilité, et l’accès à ce travail devient un véritable outil de pression sur les prisonniers, d’autant plus que le salaire horaire de prisonniers a été indexé à l’ELI. Une violence de plus alors que le travail aurait dû demeuré outil de réinsertion.

Dans le même temps une certaine tranche de condamnés bénéficient directement des dernières avancées technologiques et légales : les bracelets de chevilles qui contraignaient les déplacements de cette sorte de condamnés a été remplacé par des implants nanoT.
La technologie est désormais fiable… ce mode de peine, même s’il contraint le condamné à des trajets très précis, évite la désocialisation de l’incarcération physique. Ce sont les mêmes entreprises qui gèrent les prisons et vendent aux ministères de la Justice les implants de contraintes pénale (ICP).

Les bénéfices sociaux des ICP contrebalancent la dureté de l’emprisonnement et sert de dissuasion auprès de bon nombre de délinquants. C’est en tout cas le discours officiel chez Vincity Inc.Dans la pratique, les ICP ont en tout cas été un réel progrès dans la vérification des injonction de mise à distance dans les cas de viols, violence conjugales et autres harcèlements…
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Le 17 septembre 2057 : La guerre du sport aura bien lieu.


La PSA (Professional Soccer Association) donne naissance à une nouvelle fédération mondiale d’athétisme : la P2A : la Professional Athlete Association qui se donne comme objectif « une pratique des sports libérés de l’emprise des comités olympiques archaïques », dixit le nouveau porte-parole de la P2A.

Le problème est que, derrière cette profession de foi moderne se cache une tout autre réalité : Ce que veulent les créateurs de la P2A, c’est la légalisation des améliorations génétiques qui sont désormais sortent des laboratoires et qui surtout ont déjà été « appliquées » à certains athlètes. En point de mire de la P2A, les Jeux Olympiques et autres Championnats du Monde, mais surtouts les milliards d’euros de droits audiovisuels générés par ces événements, qui pour la plus part se déroulent tous les deux ou quatre ans.

Alors que les dernières Olympiades viennent de s’achever, la P2A annonce la tenue de sa première assemblée générale qui devraient entérinée la date de son premier « Athledium » en 2059, à San Francisco, USA. Le but avoué est de prendre de court les prochains Championnats du monde d’athlétisme, prévus pour 2060, et de les privés des revenus des plus gros sponsors. Une mort programmée…

Les plus grandes marques du monde se pressent autour des fonds baptismaux du dernier né des grands événements mondiaux. On y trouve les fournisseurs traditionnels du monde du sport ; les équipementiers et autres industriels de l’agroalimentaire et de l’habillement. Des nouveaux venus se sont fait remarquer : les laboratoires médicaux et pharmacologiques qui voient, dans leur participation à cet événement sportif qui s’annonce gigantesque, de nouvelles perspectives de communication pour leurs produits « améliorants » pour genre humain.
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