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03/08/2059 : Industrialisation des champs spatiaux.

On compte désormais 5 sites miniers hors-Terre, dans la ceinture d’astéroïdes (voir FH/YVA du 26/02/2057 : Le salaire de la peur ou ivresse du voyage ?).
Les deux plus anciens sont Cérès et Chine Nouvelle. Ces deux stations d’exploitation minière se situent à deux extrêmes de la ceinture d’astéroïdes mais procèdent du même principe technique, bien que l’on ai que peu d’informations sur Chine Nouvelle. Cette station aura été bâti sur le principe du secret absolu, digne de la Chine communiste de la grande époque, ce qui lui a valu le surnom de Cité Interdite. On sait, cependant, que les concepteurs de ces deux stations ont pris l’option « terrier » : il s’agit de creuser une vaste excavation dans un astéroïde de taille raisonnable, la rotation de l’astéroïde, une fois contrôlée, assure une gravitation artificielle centripète identique à celles des station spatiales terrestres.
Les 3 autres station exploitent d’autres technique : New Sky-Alpha de Mirgin Vittal s’est bâtie à la surface d’un gros rocher, à la limite de la planète, le personnel bénéficie ainsi d’une micro gravité à moindre frais. Les deux dernières stations procèdent par de moyens encore plus artificiels, l’une à l’image des stations Lagrange est tout artificielle et la dernière station assemble plusieurs rochers de tailles différentes grâce à des pylônes.
L’option du « terrier » permet d’être au cœur du champ d’astéroïdes à exploiter. Les efforts à fournir le sont au moment de quitter, sans dommage, de ce champ en perpétuel mouvement, avec sa cargaison. La taille du rocher où l’on a creusé son terrier assure une bonne protection contre les collisions avec des rochers à la trajectoire folle.
Toutes les autres options obligent à se mettre à la périphérie du champ d’astéroïdes, à distance raisonnable pour éviter au maximum un collision qui serait fatale à la station et à ses occupants. Par contre, bien qu’il faille déplacer le ou les rochers choisis pour l’installation, l’envoi vers la Terre du fret spatial se fait de manière plus simple.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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06/04/2059 : Orphéon et berceuse sélène

A l’occasion d’une inauguration très « people », programmée dans quelques semaines, le milliardaire australien Preston Gibson, s’est engagé à s’acquitter du billet, aller simple vers la Lune, d’une bien étrange cargaison : c’est un véritable ensemble orchestral qui se prépare à prendre le chemin de l’espace en direction de notre satellite naturel.
Bien que les liens entre science et musique ne soient plus à prouver, ce ne seront pas nos scientifiques et techniciens qui seront amenés à bénéficier lde la primeure de cette première culturelle extra-planétaire. Monsieur Gibson n’est pas que philanthrope. Il est surtout l’un des principaux investisseurs qui participent à la création de la première clinique obstétrique hors-terre, l’Athena Moon Birth Clinic, du nom du cirque où se bâtit la clinique.
Les naissances hors-terre ne se comptent plus depuis l’aventure de Peter-Moon. Le Baby Moon Boom a bien eu lieu selon l’expression populaire (lire FH/YVA du 30 juin 2058). A la suite du petit Peter, d’autres enfants ont suivit le programme d’acclimatation à la gravité 1G (Lire FH/YVA du 16 décembre 2058 : gravitation progressive), nécessaire à leur séjour sur Terre. Peter et tous ses « frères » de destin se portent bien, au delà même de toute espérence, selon certaines voix du corps médical qui préfèrent rester anonymes.
Bien que certains responsables voudraient voir s’appliquer le principe de précaution aux grossesses hors-terre, de plus en plus de femmes envisagent leur grossesses en micro gravité, qu’elle soit lunaire ou orbitale. Ce furent les stars. Désormais ce sont des femmes anonymes. Elles ont les moyens, ou se les donnent par voix de crédits, de ce payer un billet aller-retour vers l’Espace, en plus des frais de séjour.
Dans quelques semaines, la clinique qui ouvrira, en grande pompe, au son des instruments de musiques importés au terme d’une campagne de presse très bien menée, offrira à ces femmes la possibilité de vivre leur grossesse dans les meilleures conditions possibles. Le ticket d’entrée sera à peine supérieur à celui proposé par d’autres infirmeries spatiales, la notoriété en plus d’avoir mis au monde un « athénien ».
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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02/03/2059 : Architecture d’intérieur spatiale

La première phase des travaux d’aménagement de l’astéroïde Cérès vient de prendre fin. Un an après l’arrivée des premières équipes de construction et après trois rotation de personnels, chacune des rotation voyant son nombre augmenter de 25 % en personnel qu’en temps de présence sur place, Cérès vient d’être mis en rotation contôlée. Cette rotation permet au personnel de bénéficier d’une apesanteur artificielle : comme dans les SOL (Stations Orbitales Lagrange), les ouvriers, grâce à la force centrifuge, marchent à l’intérieur des parois externes du rocher qui a été creusé de nombeuses galeries circulaires er concentriques. Avec la mise en gravitation centrifuge, la plupart des galeries ont été préssurisées afin de permettre la finalisation de leurs aménagements. L’excavation des galeries à été accomplie avec la même technologie que le creusement du tunnel trans-méditerranéen, c’est-à-dire tunnelier nanoT par guidage laser.
La nouvelle équipe, forte de 60 personnes, qui arrivera à Cérès dans quelques jours aura pour charge les aménagements intérieurs des galeries. ces travaux amèneront les couloirs Cérès au même niveau de confort que les SOL. Ils signeront aussi la fin de l’utilisation des contenaires apportés depuis l’orbite terrestre par chaque équipe. Ils seront recyclés et intégrés aux nouveaux aménagements. A terme, ce sont 300 personnes qui pourront vivre et travailler à Cérès.
Ainsi, Cérès devient un nouveau maillon essentiel de la colonisation du système solaire. L’exploitation de Cérès à été cédé à un conglomérat privé avec la signature d’une première concession d’une durée de 30 ans. Le concessionnaire s’engage a assurer le SEMUS (Service Minimum Universel Spatial) : atmosphère, énergie, eau et accostage d’urgence.
A quelques centaines de millions de kilomètres du premier satellite désormais artificiel, à l’opposé de la ceinture d’astéroÏdes, la Chine vient, elle aussi, de se lancer dans ce que beaucoup nomme la nouvelle conquête de l’Ouest. Les secrets qui entourent les modalités et technologies misent en œuvre sur le projet chinois ne permettent d’évaluer l’ampleur de la future cité spatiale. Certains appellent déjà le futur satellite artificiel chinois la Cité Interdite, en référence à l’ancienne demeure des empereurs chinois.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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15/12/2058 : Gravitation progressive

Le petit Peter-Moon quitte la surface de la Lune pour la première fois depuis sa naissance sélènique. Il s’envole pour un séjour de plusieurs semaines à bord de la station Lagrange-Gagarine par laquelle transitent habituellement les voyageurs de retour de longs séjours hors-terre.
Dans le cas de Peter-Moon, il va lui falloir apprendre à vivre sous une forte gravité. Le petit garçon est né sur notre satellite naturel, à la surface duquel il a grandi sous seulement 16 % de la gravité terrestre. Son séjour à Gagarine-SOL (Station Orbitale Lagrange) a pour but, dans un premier temps, de le faire s’acclimater progressivement à 3 fois plus de gravité, sous le regard attentif d’une équipe médicale mobilisée pour ce cas sans précédent. En fin de programme, Peter sera capable de supporter environ 50 % de la gravité terrestre... Cette dernière étape sera envisagée après étude de sa résistance au nouvel effort. Un tel déploiement de moyens pour un seul enfant est motivé par un état de fait : les naissances hors-terre se multiplient.
Cette acclimatation gravitationnelle démarrera sur le pont supérieur de gagarine-SOL,le plus proche et le huitième, pour se poursuivre le long des 6 autres ponts, en direction de l’extérieur de la station. Chaque pont accuse 9 % de gravitation supplémentaire par rapport au précédent.
Selon certaines sources, ils sont 27 enfants à tourner leurs yeux vers Gagarine-SOL, qu’ils vivent sur la Lune ou dans les stations spatiales SOL ou privées (les statistiques manquent au sujet de ces stations). Tous suivront avec attention les progrès de l’enfant. Certains parents mettent de grands espoirs dans cette première expérience qui ouvrirait les portes de la Terre à leur enfant. D’autres, à l’inverse, ne veulent pas entendre parler d’acclimatation gravitationnelle. Ils considèrent leurs enfants comme une nouvelle génération d’humains, futurs citoyens d’une nation sélène ou spatiale. Ils investissent ainsi toute leur énergie dans le développement des infrastructures lunaires afin qu’y naissent de vraies villes... pour que leurs enfants sortent de l’ombre des cratères lunaires quand d’autres souhaitent les voir courir dans les plaines terrestres.
« Que reste-t-il de la Terre ? Nos sociétés de ludo-consommation ont surexploité le berceau de l’humanité… laissez-nous l’utopie de bâtir quelque chose de neuf ! » plaide le porte-parole d’un des puissants lobbys pro-sélène.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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07/07/2058 : L’improbable Retour


À l'occasion du 450e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, Le Québec, le pays, refait les gros titres (Voir YVA du 14 janvier 2058), cette fois, dans le domaine scientifique : A l'initiative du gouvernement québécois, a été mis en orbite, le 3 juillet 2058, la date anniversaire, un vaisseau spatial automatique baptisé "Jubilé". Après un vol classique en direction de Vénus, il s'élancera pour le premier voyage interstellaire de l'humanité.
La structure de Jubilé se résume, pour ainsi dire, à en d'énormes réservoirs d'ergols liquides, bien que le Jubilé ait été doté des dernières technologies en matière de propulsion : c'est une torche PFN (plasma de fusion nucléaire) qui l'entraînera. De manière simple, cela revient à accrocher, à l'arrière du vaisseau, l'équivalent du prototype de réacteur à fusion nucléaire qui fini d'être mis au point pour une utilisation civile, à Cadarache, dans le sud de la France. Ainsi, dans quelques semaines, le Jubilé allumera sa torche. Caché de la Terre par Vénus pour la protéger en cas d'accident majeur, le vaisseau s'élancera en direction de Proxima Centauri, l'étoile la plus proche de notre soleil (env. 4 année lumière) que le Jubilé est sensé atteindre dans 25 ans. Pendant le voyage, le Jubilé accélérera constamment (env. 0,12 G/sec.) pendant 12 années pour ralentir sur la même durée avant de faire demi-tour dans le puit gravitationnel de l'étoile. Le jubilé entamera, alors son voyage de retour.
Des vaisseaux automatiques tels que les "Voyager" ont précédé le vaisseau québécois aux confins du Système Solaire : ils l'ont effectivement quitté à la fin du XXe siècle. Afin d'être qualifié comme premier vaisseau interstellaire de l'Humanité, le Jubilé qui quittera le Système Solaire dans 4 mois (exploit à ce jour inégalé), mais il devra y revenir... dans quelques cinquante années, afin de commémorer les 500 ans du Québec ! C'est cette perspective qui a donné son nom au vaisseau. Ce voyage, jugé inutile par certains, est avant tout symbolique. Des énergies humaines à l'échelle de la planète ont répondu à l'appel du gouvernement Québécois, et ont amené à la réalité ce rêve. Le symbole était fort, les brevets issus de cette aventures seront à la hauteur des investissements.
© Olivier Parent
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30/06/2058 : Moon baby boum


Le baby boum tant appréhendé a bien eu lieu. On compte aujourd'hui pas moins de sept grossesses déclarées dans l'ensemble des bases lunaires. Toutes aussi clandestines les unes que les autres, c'est une enquête internationale qui a révélé la situation.
Le premier bébé lunaire, Peter-Moon, se porte à merveille. Il est considéré par certains enthousiastes comme le premier citoyen de la Lune. Il aura donc fait des émules : le second citoyen sélène (adjectif préféré à lunaire) devrait naître dans quelques semaines. Alors que l'institution de la base internationale Selen One comme la première municipalité hors de la surface de la Terre avait été lancée comme une boutade, aujourd'hui, de nombreux juristes plaident pour la création d'un statut de « municipalité internationale hors Terre », afin « de mettre fin aux fantasmes de certains ».
Ce cadre juridique instituerait une unique organisation de droit international sur l'ensemble de la surface de la Lune. Les habitants, ceux qui sont sous contrat longue durée, cette durée et cette condition restent à préciser, éliraient un maire. Il n'en reste pas moins que chacun procréerait selon son droit national. Chaque nation présente sur la Lune serait invitée à ouvrir une représentation diplomatique. Le maire de Selen One, quant à lui, se verrait conférer des droits supra nationaux garantis par l'ONU. On parle même de la création d'une police municipale issue des rangs des Casques Bleus.
Tout ce déploiement d'arsenal juridique n'a qu'une fin : que ce soit l'ONU, les nations ou les entreprises qui investissent hors de la surface de la Terre, personne ne veut prendre le risque de perdre le contrôle de la moindre installation. Ce cadre juridique strict, bien qu'il se veuille ouvert, est sensé éviter l'apparition d'une nation lunaire. Certains jugent cette démarche anachronique, ne lui prédisant qu'une courte durée de vie, d'autant plus qu'elle ne prend pas en compte les stations spatiales, elles aussi, en pleine expansion.
© Olivier Parent
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23/06/2058 : Ascension spatiale


Les promoteurs de l'ascenseur spatial ne baissent pas les bras. Le consortium international A Space Lift for Earth (ASLE) vient de mettre en place le premier câble nanoT tendu entre la surface du sol et l'espace.
D'un diamètre de moins d'un centimètre et long de 450 kilomètres, ce long fil d'Ariane pèse environ 70 tonnes. Il a été fabriqué, en orbite, par le satellite géostationnaire ASLE-1 auquel il restera raccordé le temps du test. Bien plus fin que ce qu'il devrait être dans le cas de l'ascenseur spatial, le câble est attaché à la Terre au sommet du Kilimandjaro. L'extrémité du câble a été lestée d'un petit robot aérien qui s'est dirigé de lui-même vers la base du Kilimandjaro. Gros d'environ de 1 m3, il a également permis de manœuvrer le câble.

L'espérance de vie de ce câble est de quelques semaines. Il subit une forte érosion par le frottement de l'air en haute atmosphère. Il a été conçu de manière à être « digéré » par des nanorobots en quelques minutes, à partir du moment où ceux-ci seront libérés de l'intérieur du câble. Dans la version finale du câble, ce sont également des nanorobots qui assureront l'entretien du câble dont la forme définitive est toujours à l'étude. Estimé à plusieurs mètres de diamètre, le profil du futur câble de l'ascenseur spatial devra pouvoir assurer la circulation d'informations et de fluides en plus des nacelles. Les promoteurs de l'ASLE voudraient voir circuler plusieurs nacelles dans les deux sens. Cette option implique un profil particulier au câble qui permette l'accrochage de chaque nacelle. Ces mêmes nacelles sont à l'étude, c'est leur motricité et leur source d'énergie qui posent encore question.
L'actuelle version du câble comme sa future évolution sont dotées d'une propriété fort intéressante : elles sont toutes deux parfaitement conductrices de l'électricité générée par le frottement des particules ionisées de la haute atmosphère, les mêmes qui l'érodent. Toutes les installations de contrôle, au sommet du Kilimandjaro, fonctionnent déjà grâce à cette nouvelle source d'énergie.
© Olivier Parent
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16/06/2058 : Restructuration dans l’industrie spatiale « hors Terre »


Coup de théâtre dans le petit monde de l'exploitation minière hors-Terre : la compagnie Stellar & Industrial Process (SIP) vient de faire savoir, par voix de presse, qu'elle abandonnait son activité minière dans la ceinture d'astéroïdes pour se consacrer au transport interplanétaires des personnes et du fret.
Elle était pourtant la dernière grosse compagnie à avoir investit dans la ceinture après des acteurs économiques tels que la Versamelde-Ba Amdo Company, la chinoise Stellar Shore ou l'European Space Excavation. Sa concession est reprise par Earth on Progress, un novice dans le domaine spatial longue distance. Le nouvel arrivant a d'ors et déjà annoncé qu'il utiliserait les services de fret de la SIP. D'autres acteurs miniers ont laissé entendre qu'ils pourraient être intéressé par de tels services.
La SIP veut néanmoins continuer à être un acteur majeur dans le domaine spatial en proposant de nouveaux services au marché minier interplanétaire. Ainsi, cette société testera bientôt l'envoi d'astéroïde directement sur la face cachée de la Lune. Cette technique est appelée « tir balistique interplanétaire », mais l'astéroïde projeté est néanmoins doté d'un équipement minimum de contrôle de sa trajectoire. Les rochers choisis pour le tir sur la Lune sont sélectionnés pour leur richesse en minerais. Le choc de l'impact sur le sol lunaire disloque le rocher, l'exploitation minière est ainsi simplifiée.
Ce mode d'exploitation minière est loin de faire l'unanimité. Elle suppose une colonisation lunaire restreinte à sa face visible de plus, pour les opérateurs spatiaux et orbitaux terrestres, les risques de débris errants sont trop élevés si proche de la Terre. Le héraut de cette opposition est la compagnie X-Olia, l'éboueur spatial. Pourtant une telle technique permettrait de développer un marché plus concurrentiel dans le marché des miniers spatiaux, l'investissement de base étant bien plus réduit que pour une installation de longue durée dans la ceinture d'astéroïdes.
© Olivier Parent
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Le 16 avril 2058 : Éboueurs orbitaux


Les Nations Unies renouvellent, cette semaine, le mandat de la compagnie X-Olia qui a pour mission de nettoyer les parages de la Terre de ses nombreux débris orbitaux. Ce mandat, accordé au terme d’une longue procédure, permet à la X-Olia de collecter auprès des différents opérateurs orbitaux et spatiaux une taxe qui finance, en partie, la flotte des vaisseaux poubelles orbitaux.

Robotisés, pour la plupart, ces vaisseaux sont munis de radars à très haut pouvoir de résolution afin de repérer les plus petits objets. Ce qui fait la force du travail de X-Olia est une autre collecte : celle des informations sur l’ensemble des mouvements spatiaux, qu’ils soient passés, présents ou à venir. C’est une impressionnante base de données qu’a constitué l’éboueur spatial, sur tout ce qui passe à proximité de la Terre. C’est ainsi que grâce à de puissants simulateurs, on arrive à retrouver nombre de débris, consécutifs à des destructions d’engins, même très anciens, là où on ne les attendait pas.

L’établissement de cette base de données, qui appartient à l’ONU, ainsi que les simulations qui lui sont associées, faisaient partie des conditions à remplir pour obtenir le mandat international. Cette connaissance des mouvements spatiaux est appelée à de nouvelles missions avec la prochaine exploitation des astéroïdes projetés sur la face cachée de la Lune. X-Olia, sans réel pouvoir, a, néanmoins, émis un avis défavorable au sujet de ce type d’exploitation minière.

A l’occasion du renouvellement de ce mandat, il n’est pas sans intérêt de rappeler que le traitement des débris spatiaux avait mal commencé, en 2022, moment où, une société privée, la Trabendo Orbital Wast Corp. (TOW), avait tenté de prendre en otage les opérateurs orbitaux. La TOW leur extorquait des sommes faramineuses sous la menace de voir les déchets collectés relâchés à proximité de tel ou tel satellite ou installation spatiale. L’affaire avait fait grand bruit. C’est de ce scandale qu’est né le mandat international d’éboueur orbital












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Le 7 avril 2058 : Archéologie martienne et symbole terrien.


À l’occasion de son deuxième voyage Terre-Mars, le First-Hope porte dans ses soutes une cargaison hautement symbolique. Il a été confié à l’équipage la « dépouille » d’un précurseur de l’exploration martienne et de la conquête spatiale : le robot Opportunity. De retour sur Terre dans quelques semaines, Opportunity sera, au cours d’une cérémonie internationale, coulé dans un bloc de cristal artificiel afin de l’immortaliser, lui et les symboles qu’il porte. Le lieu de création de ce monument a été choisi avec soin : ce sera sur le parvis de la représentation onusienne à Jérusalem, ville internationale, ville symbole d’une planète qui cherche toujours la paix. Le frère d’arme d’Opportunity, Spirit, a été également retrouvé. En bien meilleur état que son jumeau, il a même été réactivé. Après quelques réglages, Spirit s’est mis en attente d’instruction d’une nouvelle mission. Le langage employé par l’unité centrale était ancien, au point qu’il a fallu adapter l’émetteur par l’intermédiaire duquel les techniciens s’adressaient au petit robot, mais tout semblait en ordre. « On a failli réparer les roues et les autres organes défaillants pour le relancer… Mais il y avait trop de risques qu’il soit détruit par inadvertance, vu l’activité qui règne sur Mars ! » s’est enthousiasmé un ingénieur. Il a donc été décidé de cristalliser Spirit au même moment qu’Opportunity, au cours d’une cérémonie similaire, sur Mars, sur le site même du premier « arènissage » (de Arès, Mars en grec), en présence des représentants de toutes les organisations présentes sur la planète rouge, qu’elles soient privées ou publiques. Les deux Antiquités technologiques sont appelées à devenir les témoins de l’exploration martienne par l’humanité et les jalons d’un voyage qui doit mener l’homme vers des horizons toujours renouvelés. Sur Terre, le choix de Jérusalem ne laisse pas indifférent. Les extrémistes juifs et arabes voient un peu plus s’éloigner l’éventuelle reconquête de la ville pour en faire LEUR capitale.












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Le 28 janvier 2058 : Migration spatiale


Les mirages de la conquête spatiale ont fait une nouvelle victime : le corps sans vie d'un jeune homme a été découvert à l'arrivée de la navette spatiale qui assure les rotations entre l’orbite terrestre et le chantier de Lagrange Gamma.

Les premières constatations révèlent que le passager clandestin est mort d’asphyxie, au moment de la dépressurisation des soutes, consécutive au départ. La soute dans laquelle le malheureux avait pris place était prévue pour le transport de denrées non-périssables. Le corps a été retrouvé congelé. Les soutes ne sont pas chauffées sans pour autant être aux températures extrêmes du vide spatial. On a retrouvé près du corps une musette contenant un thermos et diverses victuailles. Ces dernières précautions n’auront eu aucun effet sur sa survie.

Ce nouveau drame est un sérieux indice sur le manque de contrôle des mouvements des populations spatiales. L’accélération des constructions hors terre va en s’accélérant. On ne compte pas moins d’une centaine d’opérateurs spatiaux (compagnies spatiales, minières, de fret spatial, constructeurs de vaisseaux comme de satellites, agences d’intérim de personnels extravéhiculaires…), sans prendre en compte les sous-traitants, qu’ils soient charpentiers-métallos, électriciens, climaticiens et autres informaticiens. Pour tous ces hommes et femmes, il n’aura fallu qu’un stage de capacité orbitale, sanctionné par une simple visite médicale.

Le jeune homme décédé aurait dû être de retour sur Terre depuis plusieurs semaines. Personne ne s’était inquiété de cette absence, en tout cas, pas son employeur. Les enquêteurs cherchent de possibles complicités qui lui auraient facilité l’accès de la navette et apporté une assurance d’emploi, arrivé à destination. Ce qui laisserait supposer l’existence d’un marché du travail au noir dans les chantiers hors terre. Ceux-ci n’emploient pas loin de 3500 personnes, tous chantiers confondus. Il n’existe aucun chiffre officiel sur cette population.
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Le 19 novembre 2057 : Lance-pierre magnétique



Le Gabon annonce la vente d’une licence d’exploitation pour 4 plateformes de lancement électromagnétique à EOP (Earth On Progress), en contrepartie de leur construction. Il y aura désormais 11 magnéto-lanceurs orbitaux (MLO) au seul Gabon. Ces “catapultes“ utilisent de puissants aimants répartis le long d’une piste longue de plusieurs kilomètres (vitesse acquise à la sortie : env. 8 km/sec.), la mise en orbite est assurée par des boosters chimiques.

Après une phase expérimentale qui s’étendit jusqu’à la fin des années trente, cette technologie atteint, au Gabon, sa maturité industrielle, avec le lancement de cette troisième tranche. Mais cette commande marque, surtout, la victoire d’un pays qui fût émergent sur les industries privées ; en 34, le gouvernement gabonais réussissait, contre toute attente, à rassembler les compétences nécessaires à la mise au point des MLO. Les délais étaient tendus : deux laboratoires privés effectuaient des recherches similaires.

Aujourd’hui, le Gabon continu à vendre des licences au prix fort mais qui restent très rentables pour les entreprises qui les exploitent. La demande de frète spatial ne cesse de croître. Avec l’arrivée d’EOP au Gabon, elles sont désormais au nombre de trois. Le pays, lui, ne cesse de s’enrichir et sa population profite directement de cet enrichissement.

Des deux entreprises qui faisaient « la course », il n’en reste qu’une : la Westinghouse Supply Corporation qui exploite, aujourd’hui, un peu plus d’une demi-douzaine de catapultes au Congo et au Kenya. Mais la réussite industrielle ne profite pas aux populations comme au Gabon. Ces enrichissements, même fragiles, crée des mouvements migratoires en provenance de leurs voisins directs comme de d’origines beaucoup plus lointaines, que ces trois gouvernements doivent désormais prendre en compte.
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Le 22 octobre 2057 : Propriétés « hors-terre » revendiquées


De nouveaux de types procédures interplanétaires viennent d’être lancées à la Cours de Justice Internationale. Cela concerne la Lune où l’Europe veut créer une nouvelle base sur une parcelle qui s’avère être la propriété des habitants d’un village de Kabylie, tous descendants des 10 gagnants, dans les années 20, du vieux jeux de l’Euromillion. La somme, faramineuse, qui avait permit de transformer le village une oasis touristique, avait été également investie, de l’ordre de 15 % de la somme initiale, dans cet achat saugrenu pour l’époque et qui se révèle prophétique…

Aujourd’hui, les propriétaires entendent bien faire valoir leurs droits sur la parcelle choisie par l’ESA pour sa nouvelle base. Cette affaire à attiré les plus grands cabinets d’avocats du monde, sentant les fortes commissions. La conciliation proposée par le juge internationale Van Stoker semble s’acheminer vers le paiement d’un loyer agrémenté de commissions sur toutes exploitations du sol ou du sous-sol lunaire du territoire désigné désormais comme « kabylen », contraction de Kabylie et de Sélène.

Cette première juridique et interplanétaire a donné des idées à d’autres procéduriers. Des dossiers similaires se constituent. Ceux-là concernent des rochers de la ceintures d’astéroïdes revendiqués par des terriens brandissant des titres de propriété vieux de plusieurs décennies. A la fin du XXe siècle, il a, en effet, existé un commerce portant sur ces lointains cailloux. On offrait à un filleul ou à un petit cousin tel ou tel astéroïdes… Possession vite oubliée avec la perte du bout de papier. Mais il semblerait que tous les titres n’aient pas été perdus comme ne seront pas perdues les commissions issues de l’exploitation minière des astéroïdes concernés. L’authenticité des propriétaires est difficile à confirmer.

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Le 14 mai 2057 : Confessions et étoiles

Les religions ont-elles leurs places dans la conquête spatiale ? La question ne s’est jamais posée dans les SOL (Stations Orbitales Lagrange). Il existe aujourd’hui 3 SOL sur un total de 5 prévues à ces points d’équilibre gravitationnel théorisés en 1772 par le mathématicien italien Lagrange (1736 – 1813). Ces stations sont habitées en permanence par 100 à 150 personnes, avec, au gré des rotations, un prêtre, un pasteur, un rabbin ou un imam régulièrement à bord. Les SOL semblent incluses dans la sphère d’influence terrestre.

Ces derniers jours, une association d’églises évangéliques américaines, the New Haven Council (NHC) a déposé un dossier de participation aux travaux miniers des compagnies Earth on Progress, Stellar Shore et l’European Space Excavation. Le NHC propose de financer la formation d’un certain nombre de personnels de bord des futurs vaisseaux d’exploitation à destination de la ceinture d’astéroïdes. Ces membres d’équipages seraient, évidemment, issus d’une des églises finançant le NHC.

Les réactions ne se sont pas faites attendre : Demande prématurée pour certains, inacceptable pour d’autres… Les églises catholiques, protestantes européennes et orthodoxes ainsi que les responsables des confessions juives et musulmanes restent silencieux. Cette demande semble les avoir pris au dépourvu. Ces religions, plus institutionnelles que les églises évangéliques américaines, sont souvent intégrées à bord de vaisseaux, en la personne d’officiers ayant la fonction d’aumônier. Aumôniers civils ou militaires, ils font partie du personnel embarqué « par défaut ».

La demande du NHC pose la question d’un des aspects de la conquête de l’Espace à venir : Cette conquête, sera-t-elle laïque ou laissera-t-elle la place à la liberté de culte ? Et à ce moment-là, quels cultes ?
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Le 9 avril 2057 : Politique d’immigration ou vengeance masquée ?

Le centre de Paris a été le théâtre d’importants rassemblements plus ou moins spontanés, à l’annonce du durcissement des politiques d’immigration de certains pays d’Afrique équatoriale. Des vieux pneus ont été brûlés devant les ambassades du Gabon, du Congo et du Kenya.

Les manifestants, pour la plupart de jeunes diplômés des facultés de technologies et des écoles d’ingénieurs voulaient montrer leur incompréhension devant ces changements que certains jugent excessifs et discriminatoires. Ces pays d’Afrique ont pu se développer économiquement et ainsi rejoindre les états tertiaires, grâce au développement des lanceurs spatiaux magnétiques développés dans les années trente. Les grandes plaines de l’Afrique équatoriale étaient les lieux idéaux pour l’établissement de ces lanceurs. Ils ont ainsi permis l’accélération de l’exploitation des domaines spatiaux. Une gestion intelligente de ces territoires a fait le reste.

Pour les jeunes ingénieurs des pays quaternaires, ces pays d’Afrique et leur zones industrielles et spatio-portuaires sont des lieux de passages indispensable à leurs carrières, leurs pays se concentrant sur les services quaternaires. Pour certains, la technologie leur apporte un espace d’aventure qu’ils ne trouvent plus en Occident.

Leur mécontentement est à la mesure de leur incompréhension face au changement de politique de ces états. Certains veulent y voir un acte de vengeance que les évolutions sociales internes à ces pays permettent aujourd’hui : la richesse et la stabilité ont entraîné une amélioration de la qualité des enseignements supérieurs, pourvoyant ainsi à nombre d’emplois qualifiés. L’Afrique, après avoir frappé aux portes de l’Occident et de l’Europe en particulier, voit désormais les rôles s’inverser, à son avantage.
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Le 19 mars 2057 : L’Internet s’ouvre aux horizons infinis.

La neuvième version de l’Internet Protocole (IP9) est fin prête. Parmi les promoteurs de cette nouvelle version de l’IP, on trouve la plupart des pays n’ayant pas libre accès à l’Espace. Les opposants sont les nations dites spatiales.

En effet, l’IP9 est né d’un mouvement planétaire. Issu des nations « collées au plancher des vaches », ce mouvement revendique que « l’Espace et toute planète, hormis la Terre, soient considérés comme des espaces civils, sans autres restrictions que celles des règles commerciales couramment admises ». Ce mouvement qui ravit d’avance les investisseurs, s’attaque ainsi au monopole des militaires, des scientifiques et des quelques multinationales qui contrôlent tout ce qui se déroule au delà de l’atmosphère terrestre.

La nouvelle version de l’IP est l’application pratique de cette volonté. Le Conseil de Normalisation du Réseau Planétaire (ENSC, Earth Network Standardization Council) a débuté le déploiement de l’IP9 dans ses serveurs, tout autour de la planète. Pour que cette révolution aille jusqu’à l’Espace, il faut encore que les serveurs hors Terre soient mis à jour. Il faut également que les satellites de communication réservent des canaux au transfert de ces nouvelles données.

L’ONU s’est chargée de ces négociations pour l’ENSC. Le volet « économique » vite négocié (tout le monde a trouvé son intérêt dans l’élargissement de l’Internet), restait le volet « sécurité » : les satellites de communication, demeurent sous l’étroite surveillance des militaires qui ne voient pas d’un bon œil l’accès à l’Espace ouvert, entre autres, aux hackers. « Dans ce projet un peu fou, c’est l’infini de l’Espace qui s’ouvre ainsi à l’ensemble de l’Humanité ! » répondent les défenseurs de l’IP9.
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Le 26 février 2057 : Le salaire de la peur ou ivresse du voyage ?

Au cours des 10 prochaines années, les voyages dans l’espace vont se généraliser avec l’ouverture des exploitations minières « hors-Terre ». Les agences de recrutement spécialisées dans les personnels spatiaux sont d’ors et déjà submergées de candidatures pour des postes de minieurs, de géologues…de camionneurs de l’espace. Et une question se pose : Qu’est-ce qui pousse ces gens à se priver de 3 à 5 années de vie passée en hibernation pour un voyage qui sera loin d’être un voyage d’agrément ?

L’hibernation, grâce aux nanotechs, est sortie des laboratoires pour faire partie de l’arsenal médical à disposition des voyageurs, mais les solutions techniques pour répondre aux conditions d’exploitation minière dans l’espace en sont encore aux conjectures : Deux solutions parmi d’autres : Envoyer du personnel dans les champs d’astéroïdes afin de faire sur place les travaux d’extraction ou projeter sur la Lune les mêmes astéroïdes et les exploiter à l’endroit de leur chute. Une chose est sûre, il faudra envoyer du personnel dans les champs d’astéroïdes afin de monter des stations « camp de base » pour assurer les exploitations futures. Ces hommes et ces femmes devront se préparer à des conditions de vie extrêmes sur de longs mois, en plus de la durée des voyages. Les premiers à partir seront ceux qui auront à subir les conditions les plus dures.

La compagnie minière Versamelde-Ba Amdo est la première société à annoncer le développement d’un programme d’exploitation dans la ceinture d’astéroïdes. L’idée de la VBA est de se servir de Cérès, l’un des plus gros astéroïdes de la ceinture situèe entre Mars et Saturne, comme port. En effet la taille de Cérès (environ 1000 km de diamètre) assurera une gravité minimum qui sera d’un grand secours pour l’installation des bases spatiales d’exploitation minière.

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Le 1er janvier 2057 : Havre de paix orbital.

Après 76 jours de voyage, le vaisseau HOPE FIRST, de retour de la planète Mars, fait à nouveau face à la planète rouge. L’équipage, à 3h40 UTC, a accompli la manœuvre de demi-tour du vaisseau, afin de se préparer à décélérer. Les réacteurs ioniques seront allumés sous 48 heures, après diverses vérifications.

Les regards attentifs des télescopes des stations Lagrange et IIS3 ont suivi la manœuvre. Les images, retransmises en direct sur le Web, ont permis aux officiels et scientifiques, comme à tout le reste de la planète, d’être les témoins de ce moment clef du premier voyage interplanétaire d’un équipage humain.

Dans deux mois, il restera au vaisseau à accomplir la phase « d’accrochage », quand le vaisseau se fera attraper par la gravité terrestre pour un « dernier coup de frein »... « C’est la même manœuvre que celle qui les a mis en orbite autour de Mars. Mais la banlieue de la Terre est un peu plus encombrée que celle de Mars… » déclare le chef de mission du Jet Propulsion Laboratory. Le HOPE finira son voyage en direction de Troie Alpha et accostera au ponton nord.

Ce bras d’arrimage se situe à une des deux extrémités de la station, au plus loin du cylindre gravitationnel d’habitation. L’équipage du HOPE se ré-acclimatera à la gravité normale dans les différents étages du cylindre. Ils ont passé 7 mois sous 1/7e de la gravité terrestre. C’est la gravité du niveau le plus proche de l’axe de rotation du cylindre de Troie Alpha.

Après plusieurs semaines et de nombreux tests médicaux, ils « descendront » progressivement vers les niveaux extérieurs du tambour, ce qui les amènera à 90% de la gravité terrestre. Il sera alors temps de les accueillir, cette dernière étape scellant leur retour sur la Terre.
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Le 4 décembre 2056 : L’Humanité doit-elle respirer mieux ou partir plus loin ?

Vif débat à la commission spatiale de l’ONU, au siège de Nairobi. : Faut-il construire les « aspirateurs de gaz à effet de serre » et ainsi diviser par deux, en 20 ou 25 ans, les taux de ces gaz nocifs, dans l’atmosphère terrestre, ou bien doit-on se lancer dans l’aventure industrielle de la construction de l’ascenseur orbital (appelé également ascenseur spatial), ce long câble nanotech qui permettrait une accélération de l’exploitation spatiale « hors Terre ».

Certains avancent qu’une réduction trop rapide des gaz à effet de serre pourrait entraîner de nouveaux désagréments météorologiques. « Continuons à faire baisser la production de ces gaz et laissons la nature absorber nos erreurs à son rythme ! » disent-ils. D’autres continuent à mettre en doute la relation de cause à effet entre les gaz à effet de serre et les troubles climatiques de ces dernières décades. Les défenseurs de l’ascenseur orbital ne veulent pas voir cette porte ouverte sur les étoiles rester close. Ce sont les ressources minières de la Lune et, plus loin encore, celles de la ceinture d’astéroïdes qui sont en jeu, alors que les ressources naturelles de la planète s’épuisent d’autant plus vite que la croissance de la population mondiale ne cesse de croître.

« Il faut lancer l’exploitation minière de la ceinture d’astéroïdes au plus tôt ! A la vitesse à laquelle la planète s’appauvrit… les cargos spatiaux, leurs soutes pleines de minerais, auront à peine le temps d’arriver de la ceinture ! ».

Pour ces deux projets, le réel problème, c’est le coût ! Ce sont des travaux à l’échelle de l’ensemble de l’humanité qu’il faut envisager : on parle de milliers de milliards d’euros… Seul un effort planétaire permettra de mener à terme de tels projets , l’un comme l’autre, indispensables à l’avenir de l’humanité.
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Le 20 novembre 2056 : 1ère naissance lunaire.

Le premier né « hors Terre » a vu le jour le 26 juin, à Selen One, la principale station lunaire. Et une évidence s’impose : les parents ont bénéficié de la complicité de l’ensemble de la communauté scientifique lunaire. « Comment pouvait-on imaginer qu’un groupe de scientifiques d’un tel niveau cautionne de tels agissements ? » s’interroge le directeur des opérations, à Kourou.

« Ce sont avant tout des hommes et des femmes… » tempèrent d’autres voix qui sont, elles aussi, passées par les bases lunaires et qui préfèrent garder leur anonymat. Elles laissent ainsi entendre que la tentation de donner la vie sur la Lune est de plus en plus forte. De leur côté, les Enhanced People exultent: « C’est le premier pas sur le chemin de l’émancipation de l’homme de la sphère terrestre »

A l’évidence, tout le monde a été pris de court. Auprès de quelle administration enregistrer une telle naissance ? Certains enthousiastes demandent la constitution immédiate de la base lunaire Selen One comme la première municipalité internationale.

Plus sérieusement, le corps médical s’interroge sur les espérances de vie de cet enfant. « La microgravité aura des impacts sur son développement… Dans un premier temps, son horizon doit se restreindre à Selen One. Les contraintes et forces qu’il subirait lors d’un retour prématuré sur Terre pourraient lui être fatales. » déclare le porte-parole de l’Agence Spatiale Européenne. L’Académie Internationale de Médecine Spatiale s’est refusée à tout commentaire, se donnant le temps de consulter ses membres les plus au fait de cette situation des plus inattendues.

D’autres voix, grinçantes ou jubilatoires prédisent un brillant avenir à cette « mode »… annonçant un baby boom lunaire pour les prochains mois !

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