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Dans le domaine de la publication de périodiques, Sully Trans Press (STP, lire FH/YVA du 11 novembre 2058 : Retour des kiosques à journaux) démontre que les modèles économiques ne sont jamais figés. Il est aussi possible de fidéliser le client, à l’époque du "butinage" numérique. Avec un même esprit de renovation mais à l’opposé de la démarche technologique de STP, quelques maisons d’édition se lancent dans l’aventure de la promotion de nouveau talents mais, surtout, celle du tirage sur papier, démarche anachronique, s’il en est, au temps du tout électronique. Cette initiative pourrait être comparée aux pulps, ces publications à bas prix qui eurent leurs heures de gloire, aux USA, autour de la période de la Grande Dépression de 1929. Ce renouveau de la BD sur papier synthétique bénéficie, après négociation, des réseaux de récupération de STP qui permettent une récupération des matériaux de l’ordre de 85 à 90%.
Mais, ces jeunes éditeurs ne cachent pas leurs réelles intentions : pousser le lecteur à se reconstituer des collections pérennes. Le jetable et le papier électronique ont failli tuer la création graphique. A l’évidence, la dématérialisation des support a privé le lecteur du lien affectif qu’il pouvait avoir avec l’ouvrage ce qui l’incitait à le garder et le collectionner, petit secret redécouvert d’une industrie de l’édition durable.
© Olivier Parent - prospective.lecomptoir2.pro
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