FuturHebdo évolue...

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Après avoir interrompu la mise à jour de ce site pendant près de 2 ans et demi... il semblerait que je me remette à l'alimenter... A suivre !

Olivier Parent

22 février 2012

Lancement du Comptoir de la Prospective

Le Comptoir de la Prospective est à la fois un outil de présentation et de promotion de mes activités de prospectivites. S'y accumuleront les présentation de mes différentes missions prospectivistes (plus ou moins explicitement... selon le degré de confidentialité). L'actualité ne sera pas trépidante !!! Mais régulière et frappante !


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16 juin 2011

FuturHebdo sur Silicon Radio (Futur en Seine)



Le 23 juin 2011, à la Cantine (voir le lien ci-dessous) FuturHebdo sera présent sur Silicon Radio, manifestation en off de Futur en Seine, au travers d’une chronique radio ! Venez, écoutez :http://lacantine.org/events/silicon...
Olivier
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10 juin 2011

Les Chroniques Radio de FuturHebdo #1



Voici le texte présenté à Europe 1 pour un casting de chroniqueurs...
Chronique non retenue... Pas dans la ligne éditoriale, je suppose...
Je vous l'offre :

Chronique issue de 2 textes FH :
Enconbrement robotique & Procréation entravée

Le monde comme il va... et ses petits travers ! En voici encore deux perles glanées sur l’HyperNet...

La Compagnie des Trains Omnibus Européens sera donc la première à rompre le silence autour de la présence des robots dans les transports en commun. Désormais, sur ses réseaux, les voyageurs accompagnés de leur robot domestique devront s’acquitter d’une taxe supplémentaire au titre de « bagage encombrant ». Les Trains Omnibus Européens répondent ainsi au mécontentement de ses clients. En effet, beaucoup se plaignaient de ne pas trouver de places dans les voitures, à cause des robots, aux heures de pointe.

Cette décision n’est pas sans rappeler la grogne des restaurateurs. Ils sont nombreux à se plaindre aussi des robots. Leur présence dans les salles provoquerait une gêne pour le bon exercice de leur métier. On peut interpréter ces récriminations comme une des nombreuses manifestations d’hostilité de la rue à l’égard des robots humanoïdes. Mais il ne faut pas s’y tromper : c’est surtout la mise en évidence de la banalisation de l’utilisation du robot domestique.

Encore un petit bijou qui nous fait aimer le monde :
Yacine Brown, l’ancien footballeur professionnel, fait partie de la première génération d’athlètes qui ont accepté des modifications génétiques au nom du spectacle et du profit.

En début d’année, loin des feux des médias, Yacine envisage, avec sa compagne, d’avoir un enfant. Le couple demande alors un diagnostique pré-implantatoire. Comme il y est obligé, le laboratoire consulté prévient la société Asahi-Crirton que le porteur d’un de ses gènes brevétés envisage une descendance. Cette dernière prend aussitôt contact avec Yacine afin de lui rappeler ses obligations : aucune procréation sans paiement d’une license d’exploitation des gènes modifiés, soit plusieurs millions d’euros dans le cas de Yacin... qui se tourne alors vers la banque de sperme de la Professionnal Soccer Association. Nouvelle catastrophe : les prélèvements de spermatozoïdes effectués avant les modifications subies par Yacine sont inutilisables !

Rassurez-vous, Yacine et sa compagne auront bien l’enfant qu’ils souhaitent : Faisant face à la défection de la Professionnal Soccer Association, un laboratoire gouvernemental européen s’est engagé à reconstitué des gamètes "libres de tout droit", se servant des gènes du frère de Yacine pour boucher les trous. Seul le coût de cette opération reste sous le sceau du secret !

Mais qu’en est-il des particuliers qui se sont payés telle ou telle modification génétique anodine ? N’y a-t-il pas une contradiction entre les clauses contractuelles des laboratoires de génie génétique et les droits de l’homme fondamentaux ? Se prépare-t-on à une avalanche de procès ? Le législateur ne s’est-il laissé distancer par la société civile ?

A la semaine prochaine, le 13 juin 2061, même heure, même fréquence, pour des nouvelles du monde comme il va !
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19 février 2010

11/08/2058 : Class action transnational









Le bilan de la montée des eaux au plan international du fait des changements climatiques est lourd. Les états insulaires inondés qui, pour certains, ont même été rayés de la carte ou pour d'autres ont perdus une grande partie de leur territoire littoral, se rassemblent, cette semaine, au Palais des Congrès de Paris. L'ordre du jour est on ne peut plus clair : lancer une procédure en Class Action contre, d'une part, les états dits industriels de l'occident du XXe siècle et, d'autre part, contre les principaux groupes industriels, d'échelle mondiale, issus des consolidations de la première moitié du XXIe siècle. Cette procédure s'appuiera, vraisemblablement, sur la « non-assistance à personne en danger ». Le dossier préparé et défendu par un groupement de cabinet d'avocats venant de toutes les latitudes, sera présenté auprès de la Cour de Justice Internationale.
Cette procédure n'est pas une surprise. Sur tous les continents, éditorialistes et lobbyistes de tous bords ont milité de longues dates pour ce procès qui s'annonce fleuve… Néanmoins, il est loin de faire l'unanimité. Ce sont les états qui se sont portés parties civiles, non pas les citoyens, comme de nombreuses ONG humanitaires l'auraient souhaité. « En cas de victoire, quelles garanties ont les déracinés de tous ces pays que les éventuelles compensations arrivent jusqu'à eux ? » s'interroge un avocat d'une association de citoyens expropriés par les eaux. Son cabinet s'est vu refuser la participation à la procédure internationale au nom de la raison d'état qui oeuvre au nom des individus. « La multiplication des parties civiles nuirait à la clarté de la procédure » a renchérit le porte-parole des avocats des états engagés dans cette Class Action d'un nouveau genre.

Le traumatisme est grand et toutes les solutions palliatives n'ont que peu changé les choses : îlots artificiels, représentations diplomatiques virtuelles, locations de territoires… Ce ne sont que des solutions transitoires qui, jamais, ne feront disparaître ces populations apatrides.

© Olivier Parent
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04/08/2058 : Barrière mentale écologique


Les Ministères de l'Ecologie et des Affaires Européennes publient conjointement les états de santé de la population d'ours des Pyrénées : 217 bêtes adultes dont 17 oursons. Bilan extraordinaire si on se rappelle les décennies de tension qu'il y a longtemps eu entre les défenseurs des ours et les éleveurs de moutons.

L'augmentation de cette population plantigrade a été rendue possible grâce à l'utilisation d'implants cérébraux. Cet implant, longtemps posé par voix chirurgicale invasive, dans les tous premiers jours de vie des oursons, est désormais injecté à distance. L'implant, une fois dans l'organisme de l'ours, est mis en place par des R-nanoT (robots nanoT dotés de programmes chirurgicaux). L'implant, rendu opérationnel, transmet à chacun des ours une peur irrépressible à l'approche des limites du territoire qui lui ont été attribuées.

Que l'on parle de la méthode chirurgicale ou de celle par injection, les robots-jardiniers occupent une place prépondérante dans ce dispositif. Sans odeurs et d'une discrétion parfaite dans le paysage forestier des Pyrénées, ces R-jardiniers ont également la mission de surveiller la population des ours. Ils vérifient le respect des zones d'exclusion pour les plantigrades, et prêtent une attention toute particulière aux femelles en cours de gestation. Une fois le bébé ours né, le R-jardinier s'assure à distance de sa bonne santé et dès les premiers pas de l'ourson hors de la tanière, il lui injecte l'implant comportemental. La maman ours renforçant l'apprentissage des zones d'exclusion par sa propre expérience.

Grâce à ce dispositif, les éleveurs voient paître leurs troupeaux en paix. Reste le risque de voir une bête égarée pénétrer dans le territoire des ours et de faire, ainsi, le bonheur d'un grand mâle ou celui d'une mère nourrissant sa portée. La Nature reprenant ses droits, les R-jardiniers se gardant de toute intervention visible. Les seuls cas qui justifieraient une intervention des robots à l'encontre des ours concerneraient un cas qui entrerait dans les domaines d'application des lois Asimov.

© Olivier Parent
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28/07/2058 : Alliers de plumes et d’acier

Les robots-jardiniers que l'on a pris l'habitude de croiser lors de nos promenades rurales vont recevoir de nouveaux alliers dans leur tâche d'entretien de nos forêts et de nos campagnes.

La société Meyriet Baxter Genie-Gen (M-B Gene-Gen) qui, en collaboration avec la municipalité de Paris a développé le G&N-pigeon-éboueur, propose une nouvelle application à son animal modifié par voix de génie génétique. A l'attention des municipalités rurales autant qu'urbaines, le nouveau produit de M-B Genie-Gen est un G&N-pigeon programmé pour s'attaquer aux populations d'insectes qui migrent vers le Nord au gré des modifications climatiques. Pour la plupart venus du Maghreb, enjambant la Méditerranée, portés par des vents toujours plus capricieux, ces insectes entrent en compétition avec les espèces endémiques et mettent en danger certains représentants du monde végétal.

Les modifications génétiques qu'a subit le G&N-pigeon ont principalement élargit l'étendue de ses goûts « culinaires » : tous ces nouveaux hôtes de nos contrées lui sont des friandises. De plus, lui ont été « ajoutées » trois nouvelles qualités, en plus d'un bec renforcé. La première qualité est une immunité à l'épreuve de tous les venins qui sont à la disposition de ces envahisseurs. La deuxième est une capacité insecticide du système digestif qui s'assure que tout insecte, tout œuf d'insecte ingéré sera efficacement éradiqué. La dernière de ces qualités est une persévérance que le pigeon naturel n'avait pas. Cette ténacité est indispensable pour déloger certains malins dans des trous d'arbres.

Le binôme robot-jardinier-G&N-pigeon insectivore a la difficile mission de protéger et de maintenir, autant que possible (pour combien de temps encore, s'interrogent certains) la biodiversité d'une campagne de plus en plus laissée à elle-même. Le choix du pigeon interroge, mais la réussite de l'adaptation du G&N-pigeon parisien donnait ce même oiseau comme le meilleur des candidats à cette nouvelle adaptation.


© Olivier Parent
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13 février 2010

21/07/2058 : La petite reine réactualisée

2058 marque une nouvelle étape dans l'histoire du Tour de France. Après le premier microphone qui suivit le tour, en 1926, et la première retransmission en directe du passage du peloton, au sommet de l'Aubisque, en 1958, il fallu attendre plusieurs décennies avant que de nouvelles technologies viennent modifier l'expérience médiatique que le grand publique pouvait avoir de cette épreuve sportive, reine entre toutes.

En 2029, les chaînes de télévision proposèrent les premières retransmission en images tridimentionelles, rendant encore plus saisissante la restitution de l'effort accompli par les cyclistes qui par ailleurs, s'éloignent, à chaque épreuve, un peu plus du commun des mortels par l'utilisation qu'ils font des possibilités d'amélioration du corps humain offertes par le génie bio-génétique. Désormais, si vous êtes un accro de la petite reine mais que vous ne vous sentiez pas d'arpenter les bas côtés des routes de France et d'Europe pour voir au plus près vos stars favorites (activité éminemment nationale qui n'a jamais pâti des efforts développés par les divers média visuels pour tenter de nous faire vivre le tour principalement à travers nos écrans), vous avez la possibilité de vivre le Tour de France d'une manière unique et en temps réel, par immersion virtuelle en situation.

C'est l'équipe L'Européenne des Jeux qui la première proposa à un partenaire l'exploitation des données que l'équipe collecte en temps réel pour chacun de ses coureurs : données biologiques, biométrique, localisation... Il n'aura fallu que quelques mois à Virtual Arts Inc. pour développer un logiciel et une série d'appareillages d'immersion, selon le niveau d'immersion souhaitée. De la simple vue subjective du coureur qui permet de passer à volonté de tel coureur à tel autre... jusqu'à une immersion totale, tout est possible, et tout est simulable tout autant que stimulable : que ce soit l'effort en réduisant le taux d'oxygène disponible, que se soit le stress par la vaporisation d'hormones artificielles ou les conditions climatiques en modifiant les paramètres environementaux du caisson, l'expérience devient totale, selon ses promoteurs.

Des médecins s'inquiètent de ces stress artificiels, s'interrogeant à la fois sur la préparation physique des gamers que sur la violence virtuelle des prochaines expériences proposées en immersion totale. "Le cyclisme n'est surement qu'un début et le pire pourrait ne pas tarder à être proposé : combat, violences physiques et sexuelles... Il suffit de voir l'évolution des jeux vidéos" s'inquiète un médecin comportementaliste, sous couvert d'anonymat.

© Olivier Parent

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14/07/2058 : Encombrements robotiques

La compagnie des TOE (Trains Omnibus Européens) rompt la première le silence autour de la présence des robots dans les transports en commun. Désormais, le propriétaire d'un robot devra s'acquitter d'un titre de transport pour le robot qui l'accompagne au titre de « bagage encombrant ». La TOE, entreprise qui s'est spécialisée dans le transport en commun de proximité transrégional à l'échelle européenne, a dû répondre aux nombreuses plaintes qui émanaient de ses clients. « La plupart se plaignent de ne pas pouvoir trouver de places, aux heures de pointe, du fait de la présence des robots accompagnant leurs propriétaires » explique le responsable de la communication de la TOE.

La dimension encombrante du robot avait déjà été évoquée par les restaurateurs qui avaient fait savoir que la présence d'un nombre sans cesse grandissant de robots, dans les salles de restauration, causait une gêne réelle pour l'exercice de leur métier. Ce grognement avait été interprété comme une des nombreuses manifestations d'hostilité à l'égard des robots humanoïdes dans la rue. Il ne faut pas s'y tromper : c'est surtout la mise en évidence de la banalisation de l'utilisation du robot domestique.

La création d'un ticket spécial demandé aux propriétaires pour la présence et le transport de leur compagnon mécanique est une nouvelle preuve de cette généralisation. Les promoteurs du robot humanoïde pourraient s'en réjouir, et pourtant, il n'en est rien : le vocabulaire utilisé pour définir la présence du robot ouvrant à l'acquittement d'une taxe est toujours révélateur du refus dans lequel se drape la société civile : « bagage encombrant ».

Mais, qu'on le veuille ou non, le robot fait et fera partie de notre quotidien. Le robot a, d'ores et déjà, trouvé sa place dans le monde professionnel. Il lui reste à la trouver dans la vie de tous les jours.

© Olivier Parent

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