FuturHebdo évolue...
Olivier Parent
22 février 2012
Lancement du Comptoir de la Prospective
16 juin 2011
FuturHebdo sur Silicon Radio (Futur en Seine)

10 juin 2011
Les Chroniques Radio de FuturHebdo #1
Voici le texte présenté à Europe 1 pour un casting de chroniqueurs...
Chronique non retenue... Pas dans la ligne éditoriale, je suppose...
Je vous l'offre :
Chronique issue de 2 textes FH :
Enconbrement robotique & Procréation entravée
Le monde comme il va... et ses petits travers ! En voici encore deux perles glanées sur l’HyperNet...
La Compagnie des Trains Omnibus Européens sera donc la première à rompre le silence autour de la présence des robots dans les transports en commun. Désormais, sur ses réseaux, les voyageurs accompagnés de leur robot domestique devront s’acquitter d’une taxe supplémentaire au titre de « bagage encombrant ». Les Trains Omnibus Européens répondent ainsi au mécontentement de ses clients. En effet, beaucoup se plaignaient de ne pas trouver de places dans les voitures, à cause des robots, aux heures de pointe.
Cette décision n’est pas sans rappeler la grogne des restaurateurs. Ils sont nombreux à se plaindre aussi des robots. Leur présence dans les salles provoquerait une gêne pour le bon exercice de leur métier. On peut interpréter ces récriminations comme une des nombreuses manifestations d’hostilité de la rue à l’égard des robots humanoïdes. Mais il ne faut pas s’y tromper : c’est surtout la mise en évidence de la banalisation de l’utilisation du robot domestique.
Encore un petit bijou qui nous fait aimer le monde :
Yacine Brown, l’ancien footballeur professionnel, fait partie de la première génération d’athlètes qui ont accepté des modifications génétiques au nom du spectacle et du profit.
En début d’année, loin des feux des médias, Yacine envisage, avec sa compagne, d’avoir un enfant. Le couple demande alors un diagnostique pré-implantatoire. Comme il y est obligé, le laboratoire consulté prévient la société Asahi-Crirton que le porteur d’un de ses gènes brevétés envisage une descendance. Cette dernière prend aussitôt contact avec Yacine afin de lui rappeler ses obligations : aucune procréation sans paiement d’une license d’exploitation des gènes modifiés, soit plusieurs millions d’euros dans le cas de Yacin... qui se tourne alors vers la banque de sperme de la Professionnal Soccer Association. Nouvelle catastrophe : les prélèvements de spermatozoïdes effectués avant les modifications subies par Yacine sont inutilisables !
Rassurez-vous, Yacine et sa compagne auront bien l’enfant qu’ils souhaitent : Faisant face à la défection de la Professionnal Soccer Association, un laboratoire gouvernemental européen s’est engagé à reconstitué des gamètes "libres de tout droit", se servant des gènes du frère de Yacine pour boucher les trous. Seul le coût de cette opération reste sous le sceau du secret !
Mais qu’en est-il des particuliers qui se sont payés telle ou telle modification génétique anodine ? N’y a-t-il pas une contradiction entre les clauses contractuelles des laboratoires de génie génétique et les droits de l’homme fondamentaux ? Se prépare-t-on à une avalanche de procès ? Le législateur ne s’est-il laissé distancer par la société civile ?
A la semaine prochaine, le 13 juin 2061, même heure, même fréquence, pour des nouvelles du monde comme il va !
19 février 2010
11/08/2058 : Class action transnational
04/08/2058 : Barrière mentale écologique
Les Ministères de l'Ecologie et des Affaires Européennes publient conjointement les états de santé de la population d'ours des Pyrénées : 217 bêtes adultes dont 17 oursons. Bilan extraordinaire si on se rappelle les décennies de tension qu'il y a longtemps eu entre les défenseurs des ours et les éleveurs de moutons. L'augmentation de cette population plantigrade a été rendue possible grâce à l'utilisation d'implants cérébraux. Cet implant, longtemps posé par voix chirurgicale invasive, dans les tous premiers jours de vie des oursons, est désormais injecté à distance. L'implant, une fois dans l'organisme de l'ours, est mis en place par des R-nanoT (robots nanoT dotés de programmes chirurgicaux). L'implant, rendu opérationnel, transmet à chacun des ours une peur irrépressible à l'approche des limites du territoire qui lui ont été attribuées. | Que l'on parle de la méthode chirurgicale ou de celle par injection, les robots-jardiniers occupent une place prépondérante dans ce dispositif. Sans odeurs et d'une discrétion parfaite dans le paysage forestier des Pyrénées, ces R-jardiniers ont également la mission de surveiller la population des ours. Ils vérifient le respect des zones d'exclusion pour les plantigrades, et prêtent une attention toute particulière aux femelles en cours de gestation. Une fois le bébé ours né, le R-jardinier s'assure à distance de sa bonne santé et dès les premiers pas de l'ourson hors de la tanière, il lui injecte l'implant comportemental. La maman ours renforçant l'apprentissage des zones d'exclusion par sa propre expérience. © Olivier Parent |
28/07/2058 : Alliers de plumes et d’acier
Les robots-jardiniers que l'on a pris l'habitude de croiser lors de nos promenades rurales vont recevoir de nouveaux alliers dans leur tâche d'entretien de nos forêts et de nos campagnes.
La société Meyriet Baxter Genie-Gen (M-B Gene-Gen) qui, en collaboration avec la municipalité de Paris a développé le G&N-pigeon-éboueur, propose une nouvelle application à son animal modifié par voix de génie génétique. A l'attention des municipalités rurales autant qu'urbaines, le nouveau produit de M-B Genie-Gen est un G&N-pigeon programmé pour s'attaquer aux populations d'insectes qui migrent vers le Nord au gré des modifications climatiques. Pour la plupart venus du Maghreb, enjambant la Méditerranée, portés par des vents toujours plus capricieux, ces insectes entrent en compétition avec les espèces endémiques et mettent en danger certains représentants du monde végétal.
Les modifications génétiques qu'a subit le G&N-pigeon ont principalement élargit l'étendue de ses goûts « culinaires » : tous ces nouveaux hôtes de nos contrées lui sont des friandises. De plus, lui ont été « ajoutées » trois nouvelles qualités, en plus d'un bec renforcé. La première qualité est une immunité à l'épreuve de tous les venins qui sont à la disposition de ces envahisseurs. La deuxième est une capacité insecticide du système digestif qui s'assure que tout insecte, tout œuf d'insecte ingéré sera efficacement éradiqué. La dernière de ces qualités est une persévérance que le pigeon naturel n'avait pas. Cette ténacité est indispensable pour déloger certains malins dans des trous d'arbres.
Le binôme robot-jardinier-G&N-pigeon insectivore a la difficile mission de protéger et de maintenir, autant que possible (pour combien de temps encore, s'interrogent certains) la biodiversité d'une campagne de plus en plus laissée à elle-même. Le choix du pigeon interroge, mais la réussite de l'adaptation du G&N-pigeon parisien donnait ce même oiseau comme le meilleur des candidats à cette nouvelle adaptation.13 février 2010
21/07/2058 : La petite reine réactualisée
2058 marque une nouvelle étape dans l'histoire du Tour de France. Après le premier microphone qui suivit le tour, en 1926, et la première retransmission en directe du passage du peloton, au sommet de l'Aubisque, en 1958, il fallu attendre plusieurs décennies avant que de nouvelles technologies viennent modifier l'expérience médiatique que le grand publique pouvait avoir de cette épreuve sportive, reine entre toutes.
En 2029, les chaînes de télévision proposèrent les premières retransmission en images tridimentionelles, rendant encore plus saisissante la restitution de l'effort accompli par les cyclistes qui par ailleurs, s'éloignent, à chaque épreuve, un peu plus du commun des mortels par l'utilisation qu'ils font des possibilités d'amélioration du corps humain offertes par le génie bio-génétique. Désormais, si vous êtes un accro de la petite reine mais que vous ne vous sentiez pas d'arpenter les bas côtés des routes de France et d'Europe pour voir au plus près vos stars favorites (activité éminemment nationale qui n'a jamais pâti des efforts développés par les divers média visuels pour tenter de nous faire vivre le tour principalement à travers nos écrans), vous avez la possibilité de vivre le Tour de France d'une manière unique et en temps réel, par immersion virtuelle en situation.
C'est l'équipe L'Européenne des Jeux qui la première proposa à un partenaire l'exploitation des données que l'équipe collecte en temps réel pour chacun de ses coureurs : données biologiques, biométrique, localisation... Il n'aura fallu que quelques mois à Virtual Arts Inc. pour développer un logiciel et une série d'appareillages d'immersion, selon le niveau d'immersion souhaitée. De la simple vue subjective du coureur qui permet de passer à volonté de tel coureur à tel autre... jusqu'à une immersion totale, tout est possible, et tout est simulable tout autant que stimulable : que ce soit l'effort en réduisant le taux d'oxygène disponible, que se soit le stress par la vaporisation d'hormones artificielles ou les conditions climatiques en modifiant les paramètres environementaux du caisson, l'expérience devient totale, selon ses promoteurs.
Des médecins s'inquiètent de ces stress artificiels, s'interrogeant à la fois sur la préparation physique des gamers que sur la violence virtuelle des prochaines expériences proposées en immersion totale. "Le cyclisme n'est surement qu'un début et le pire pourrait ne pas tarder à être proposé : combat, violences physiques et sexuelles... Il suffit de voir l'évolution des jeux vidéos" s'inquiète un médecin comportementaliste, sous couvert d'anonymat.
© Olivier Parent
14/07/2058 : Encombrements robotiques
La compagnie des TOE (Trains Omnibus Européens) rompt la première le silence autour de la présence des robots dans les transports en commun. Désormais, le propriétaire d'un robot devra s'acquitter d'un titre de transport pour le robot qui l'accompagne au titre de « bagage encombrant ». La TOE, entreprise qui s'est spécialisée dans le transport en commun de proximité transrégional à l'échelle européenne, a dû répondre aux nombreuses plaintes qui émanaient de ses clients. « La plupart se plaignent de ne pas pouvoir trouver de places, aux heures de pointe, du fait de la présence des robots accompagnant leurs propriétaires » explique le responsable de la communication de la TOE.
La dimension encombrante du robot avait déjà été évoquée par les restaurateurs qui avaient fait savoir que la présence d'un nombre sans cesse grandissant de robots, dans les salles de restauration, causait une gêne réelle pour l'exercice de leur métier. Ce grognement avait été interprété comme une des nombreuses manifestations d'hostilité à l'égard des robots humanoïdes dans la rue. Il ne faut pas s'y tromper : c'est surtout la mise en évidence de la banalisation de l'utilisation du robot domestique.
La création d'un ticket spécial demandé aux propriétaires pour la présence et le transport de leur compagnon mécanique est une nouvelle preuve de cette généralisation. Les promoteurs du robot humanoïde pourraient s'en réjouir, et pourtant, il n'en est rien : le vocabulaire utilisé pour définir la présence du robot ouvrant à l'acquittement d'une taxe est toujours révélateur du refus dans lequel se drape la société civile : « bagage encombrant ».
Mais, qu'on le veuille ou non, le robot fait et fera partie de notre quotidien. Le robot a, d'ores et déjà, trouvé sa place dans le monde professionnel. Il lui reste à la trouver dans la vie de tous les jours.
© Olivier Parent






