Les projets autour de FuturHebdo bougent...

Mise à jour 27/06/2013 : Ce site (pour la troisième ou la quatrième fois) re-passe en sommeil. Désormais, c'est www.futurhebdo.fr qui devient le fer de lance de FuturHebdo sur le Net !

Bonne navigation,

Le 26 mars 2057 : Dubaïland and Resorts…

En quelques décennies les Emirats Arabes Unis ont vécu une transformation au-delà de tout entendement. Les UAE (United Arab Emirates) fêteront dans quinze ans leur premier centenaire. Cet état est né d'une volonté commune autour d'un projet commun, unifié par une richesse commune. Cette richesse se nommait "pétrole", le projet était l’identité arabe et la volonté était portée par des émirats puissants tels que ceux d'Abu Dhabi et de Dubaï. Que reste-t-il de ce projet ?

Au début du XXIe siècle, les UAE et plus particulièrement Dubaï devinrent un miracle économique et la ville se mit à ressembler à un gigantesque chantier. Imaginez le Grand Paris en travaux, seuls quelques quartiers restants préservés de ce chaos. Imaginez Manhattan sortant... non pas de terre, mais du sable, du désert, le long d'une côte longue de plusieurs dizaines de kilomètres. Imaginez dans cette forêt de béton de verre et d’acier, un immeuble si haut qu'il ressemble à un doigt pointé vers le ciel. Imaginez l'orgueil des architectes qui osèrent ne pas en révéler le nombre d'étages tout en annonçant 60 étages d’amplitude. Imaginez des constructions couvrant la mer dans une débauche de moyens et de luxe sans équivalents.

Imaginez cette frénésie se poursuivant sur des années, couvrant le désert. Imaginez cet état, reposant sur une religion, qui se laisse départir de cette dernière identité au nom de la richesse. Ce qu'il reste de cette emprise sur l’ordre publique, c'est une sécurité absolue. Les UAE sont devenus LA destination familiale par excellence. “Rien ne vient heurter les jeunes âmes” ventent les brochures publicitaires.Aujourd'hui, Les UAE et Disney se trouvent sur le même marché. Beaucoup se demandent qui de Disney ou des UAE déclenchera le premier l'OPA tant attendue contre celui qui est devenu, par la force des choses, un adversaire !
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Le 19 mars 2057 : L’Internet s’ouvre aux horizons infinis.

La neuvième version de l’Internet Protocole (IP9) est fin prête. Parmi les promoteurs de cette nouvelle version de l’IP, on trouve la plupart des pays n’ayant pas libre accès à l’Espace. Les opposants sont les nations dites spatiales.

En effet, l’IP9 est né d’un mouvement planétaire. Issu des nations « collées au plancher des vaches », ce mouvement revendique que « l’Espace et toute planète, hormis la Terre, soient considérés comme des espaces civils, sans autres restrictions que celles des règles commerciales couramment admises ». Ce mouvement qui ravit d’avance les investisseurs, s’attaque ainsi au monopole des militaires, des scientifiques et des quelques multinationales qui contrôlent tout ce qui se déroule au delà de l’atmosphère terrestre.

La nouvelle version de l’IP est l’application pratique de cette volonté. Le Conseil de Normalisation du Réseau Planétaire (ENSC, Earth Network Standardization Council) a débuté le déploiement de l’IP9 dans ses serveurs, tout autour de la planète. Pour que cette révolution aille jusqu’à l’Espace, il faut encore que les serveurs hors Terre soient mis à jour. Il faut également que les satellites de communication réservent des canaux au transfert de ces nouvelles données.

L’ONU s’est chargée de ces négociations pour l’ENSC. Le volet « économique » vite négocié (tout le monde a trouvé son intérêt dans l’élargissement de l’Internet), restait le volet « sécurité » : les satellites de communication, demeurent sous l’étroite surveillance des militaires qui ne voient pas d’un bon œil l’accès à l’Espace ouvert, entre autres, aux hackers. « Dans ce projet un peu fou, c’est l’infini de l’Espace qui s’ouvre ainsi à l’ensemble de l’Humanité ! » répondent les défenseurs de l’IP9.
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Le 12 mars 2057 : Insularité à durée limitée.

Après soixante années de bons et loyaux services auprès de Sa Gracieuse Majesté aussi bien que de la République, le tunnel sous la Manche ferme ses portes pour deux ou trois ans. Ce sont des problèmes d’étanchéité qui motivent cette fermeture programmée mais inattendue par sa durée.

Se déroulant sous, en moyenne, 65 mètres d’eau et creusé dans la craie bleue, à une profondeur de 25 à 50 mètres, le tunnel a vieilli tout comme les structures d’exploitation. Malgré sa stabilité, la craie a souffert de chocs imprévisibles au moment de la conception de l’ouvrage : le passage de plus en plus fréquent d’icebergs qui descendent de Groenland.

Ces Icebergs, de tailles fort respectables (leur poids peut excéder 100 000 tonnes et développer, au dessus du niveau de la mer, des falaises de glaces hautes de 6 à 10 mètres) finissent par s’enliser dans la vase au fond de la Manche. Avec la houle, les icebergs, immobilisés frappent sur le plateau de craie bleue comme un bélier colossal, endommageant l’intégrité du tunnel franco-anglais. Il faut donc s’attaquer à un problème plus complexe qu’une simple reprise d’étanchéité. Il faut trouver le moyen de faire que le tunnel résiste aux assauts des icebergs qui, hélas, ne cesseront pas de si tôt…

« L’Angleterre est à nouveau une île » titrent en gros caractères les journaux populaires anglais. Cette boutade est à double tranchant. Profitant de cette fermeture, d’autres travaux vont être lancés : il s’agit de remplacer l’antique Eurostar par les nouveaux trains qui circulent sur des rails magnétiques. Les travaux finis, l’Angleterre redeviendra partie du continent et sera même encore plus proche de celui-ci : en train, Londres ne sera plus qu’à une heure de Paris et deux de Berlin.
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Le 5 mars 2057 : Extraits des débats traitants de la question de l’humanité du clone de l’homme.

Propos tenus, le 6 novembre 2056, par le représentant du Conseil Planétaire des Confessions Théistes CPCT) :
« Le clonage thérapeutique et les travaux sur les cellules souches furent un fabuleux espoir pour l’Humanité. Mais il n’en reste pas moins que sous des devants acceptables, ces découvertes et protocoles mis au point furent, également, autant de marches prêtes à être parcourues par celui qui déciderait de procéder au clonage d’un individu.

Dans la procréation hétérozygote, l’apport des patrimoines génétiques des deux parents intervient comme garde-fou à une appropriation excessive de l’enfant par l’un des deux parents. Et malgré cela, les exemples des parents développant des sentiments de possession très fort à l’égard de leur enfant ne manquent pas. Ces travers prenant la forme de comportements que l’on attendrait dirigés à l’égard des seuls objets(…) Ce ne sont pas certains assureurs qui pourront contredire cet affirmation, puisqu’ils le sous entendent clairement par leurs actes : Il n’y a pas de liberté du clone. Le clone appartient à l’original, pire, par contrat, au répliqueur !

Alors, en préambule de tout travail législatif qui pourrait être proposé à telle ou telle assemblée, ne faut-il pas tout simplement, avant même d’interdire le clonage reproductif, reconnaître la pleine humanité d’un individu conçu par voie de clonage, donc par conception « unizygote ».

Mieux encore, pourquoi ne pas inclure en préliminaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qu’est concerné par cette dite Déclaration, tout individu humain déterminé par son patrimoine génétique identifié (nous partageons tous des bases génétiques), sans regard sur les moyens et techniques ayant présidés à sa conception ».

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