Les projets autour de FuturHebdo bougent...

Mise à jour 27/06/2013 : Ce site (pour la troisième ou la quatrième fois) re-passe en sommeil. Désormais, c'est www.futurhebdo.fr qui devient le fer de lance de FuturHebdo sur le Net !

Bonne navigation,

Le 29 janvier 2057 : Sarcophage à la dérive.

Pour la génération de nos parents, Michael Jackson représente La Pop Star. Comme en leur temps, les Beatles révolutionnèrent le Rock’n Roll, Michael Jackson donna une dimension jamais atteinte à la pop music. Mais si l’on parle aujourd’hui de lui, ce n’est pas que sa discographie présente une actualité particulière mais la dépouille du célèbre chanteur se trouve dans une situation des plus inattendues.

A son décès Michael Jackson a été plongé en hibernation nanotech. A l’arrêt de son cœur, aucune réanimation n’a été tentée, par contre l’hibernation nanotech a été engagée en moins de trois minutes afin de préserver les cellules cérébrales de toutes détériorations. Depuis ce moment, le corps de la popstar baigne dans un bain nanotech, au plus près du zéro degré celcius. Des nanorobots assurent « l’entretien » des cellules du corps, le maintenant dans une stase contrôlée, en attendant que le corps médical juge opportun de réveiller ce corps pour le soigner avec succès et lui assurer une nouvelle jeunesse.

Les milliardaires que l’on garde durant des temps indéfinis (à la mesure de leurs revenus posthumes…), on les compte par centaines. Le problème du sarcophage de Michael Jackson est de se trouver dans son ancienne demeure qui vient d’être vendue après un procès de 15 ans entre ses divers héritiers. La close d’indivision a été jugée abusive et contraignante pour la descendance directe. Le juge a décidé de donner raison aux enfants contre la fondation Michael Jackson, qui a la gestion des intérêts du défunt célèbre. Mais qu’en est-il du sarcophage qui nécessite toute une infrastructure technologique, dont personne ne veut prendre en charge le déplacement dans des murs de la fondation ? Sarcophage en détresse… à la dérive…
Read more

Le 22 janvier 2057 : Le clone de l’homme est-il « humain » ?

A New York, au siège da la division législative de l’ONU, débutent, aujourd’hui, des travaux préparatoires portant sur une énième tentative de législation au sujet de la question de l’humanité du clone de l’homme.

Le moratoire international interdisant le clonage intégral d’un individu date de 2027. Ce moratoire fut signé dans l’urgence, en réaction aux scandales des sectes d’inspirations raëlienne. Ce qualificatif fait référence à Raël, Luc Varillon de son vrai nom, qui fût l’inspirateur d’une secte au XXe siècle. Cette secte attendait dans la ferveur le retour des Elohims, extraterrestres créateurs de l’homme par clonage. Cette secte revendiqua, en l’an 2000, le premier clonage humain en la personne d’Eve, la première femme clonée. Jamais aucun test ADN ne fut autorisé afin de confirmer cette affirmation.

Dans les années 15-20, des sectes créèrent, dans le plus grand secret, des clones sur la base de tel ou tel gourou. Les clones étaient élevés comme des bêtes de somme tout à la merci du conditionnement de leurs créateurs. C’est l’évasion de l’un d’eux qui avait révélé l’ampleur de la pratique.

A peine voté, le moratoire international avait été rapidement renforcé par des lois nationales très répressives. Certains présageaient que le débat sur l’humanité du clone de l’homme serait très controversé. Le moratoire repoussait ce débat sine die. Les actuels travaux préparatoires, demandés par l’Europe ou des pays comme, Israël, La Libye, l’Egypte, le Canada, Cuba, le Mexique… tentent de poser objectivement la question de fond sur l’appartenance ou non du clone de l’homme à l’humanité. De nombreux juristes appellent à une législation rapide et claire : le vide juridique est flagrant. « il faut finir le travail laissé en suspend depuis 23 ans ! » déclarent le porte-parole du barreau de Paris.

Read more

Le 15 janvier 2057 : Catastrophe humanitaire en Chine.

Les mouvements indépendantistes, en Chine, n’existent pas. C’est tout au moins la version officielle. Ce déni total de prise en compte a-t-il participé au choix de la dernière cible du terrorisme indépendantiste ? Avant hier, à 4h30, heure local, sept violentes explosions se sont faites entendre le long du barrage des Trois Gorges, sur le Yangzi Jiang. Dans les 15 heures qui suivirent, tout le personnel présent n’a pu qu’être témoin impuissant des effondrements successifs de plusieurs tranches d’un des plus grands barrages du monde. Un raz de marée a déferlé du bassin d’expansion, emportant tout sur son passage : la population vivant proche du barrage (moins de 100 km.) était évaluée à 10 540 000 habitants. Les victimes se dénombrent en dizaines de milliers, certains parlent d’un bilan encore plus lourd que celui du tsunami de 2004, dans l’océan indien.

Les terroristes s’attendaient-ils à de telles conséquences ? Avec grande précision, les explosions ont eu lieu simultanément à des endroits névralgiques du pont. Pourtant, selon les spécialistes étonnés de l’ampleur des dégâts, les explosions n’auraient pas dû mettre en danger l’intégrité de la structure. D’autres rappels, discrètement, les conditions de la construction : rapide et à l’économie. N’a-t-on pas sacrifié, à l’époque d’une Chine communiste, certaines sécurités sur l’autel des œuvres du PC chinois ?

La place Tianenmen oscille entre frissons d’horreur et coup de sang. « Plus que jamais, le gouvernement chinois se refuse à tout dialogue avec les bourreaux du peuple chinois ! » déclare le porte-parole du premier ministre. L’ensemble de la communauté internationale a proposé ses moyens humanitaires. Le gouvernement chinois se donne quelques heures de réflexion.
Read more

Le 8 janvier 2057 : Elles firent les belles heures du Paris de la Belle Epoque.

Elles étaient ce qui se faisait de mieux en matière d’urbanisme. Elles étaient des lieux de mode et de luxe. Elles furent surtout les premiers centres commerciaux. Après leurs heures de gloire, les galeries couvertes de Paris ont sombré dans un certain oubli…

Nouvelle ère, nouvel esprit et une planète bien bouleversée. Le demi-siècle qui vient de s’écouler a vu s’enchaîner des saisons de plus en plus radicales dans leurs manifestations. Dans le même temps, avec une urbanisation des populations qui ne fait que s’accélérer, s’est généralisé le refus de subir les désagréments de ces saisons. Comportement paradoxal au possible dans la mesure où un fort sentiment écologique, une prise de conscience planétaire, a vu également le jour durant cette même période. Quoi qu’il en soit, on voit fleurir dans tout Paris des projets qui essayent d’apporter du confort aux urbains.

Plusieurs architectes proposent des réinterprétations des anciennes galeries couvertes. Le principe est simple : doter les rues d’un toit de verre. Des quartiers traditionnellement piétonniers aux rues étroites, comme le quartier Montorgueil ou la rue de Lévis, ont montré leur vif intérêt pour ce projet. La municipalité ne s’est pas encore prononcée sur les divers impacts, mais, déjà ces projets soulèvent de nombreuses interrogations : Si le propos n’est pas de transformer les rues en « intérieur », comment justifier de telles dépenses énergétiques ?

D’autres posent des questions plus dérangeantes : Dans la mesure où on installera des portes (sas) aux extrémités de ces quartiers couverts, comment empêcher que ces mêmes quartiers ne deviennent pas, à terme, des quartiers privés ? Ne prend-on pas le risque de faire de Paris une ville cloisonnée ?
Read more

Le 1er janvier 2057 : Havre de paix orbital.

Après 76 jours de voyage, le vaisseau HOPE FIRST, de retour de la planète Mars, fait à nouveau face à la planète rouge. L’équipage, à 3h40 UTC, a accompli la manœuvre de demi-tour du vaisseau, afin de se préparer à décélérer. Les réacteurs ioniques seront allumés sous 48 heures, après diverses vérifications.

Les regards attentifs des télescopes des stations Lagrange et IIS3 ont suivi la manœuvre. Les images, retransmises en direct sur le Web, ont permis aux officiels et scientifiques, comme à tout le reste de la planète, d’être les témoins de ce moment clef du premier voyage interplanétaire d’un équipage humain.

Dans deux mois, il restera au vaisseau à accomplir la phase « d’accrochage », quand le vaisseau se fera attraper par la gravité terrestre pour un « dernier coup de frein »... « C’est la même manœuvre que celle qui les a mis en orbite autour de Mars. Mais la banlieue de la Terre est un peu plus encombrée que celle de Mars… » déclare le chef de mission du Jet Propulsion Laboratory. Le HOPE finira son voyage en direction de Troie Alpha et accostera au ponton nord.

Ce bras d’arrimage se situe à une des deux extrémités de la station, au plus loin du cylindre gravitationnel d’habitation. L’équipage du HOPE se ré-acclimatera à la gravité normale dans les différents étages du cylindre. Ils ont passé 7 mois sous 1/7e de la gravité terrestre. C’est la gravité du niveau le plus proche de l’axe de rotation du cylindre de Troie Alpha.

Après plusieurs semaines et de nombreux tests médicaux, ils « descendront » progressivement vers les niveaux extérieurs du tambour, ce qui les amènera à 90% de la gravité terrestre. Il sera alors temps de les accueillir, cette dernière étape scellant leur retour sur la Terre.
Read more

YouVox Avenir